Julia Roberts
- Casting
Détails
| Autre nom | Julia Fiona Roberts |
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Nationalité |
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| Filmographie | 23 films |
| Récompenses | 7 nominations et 2 victoires |
Biographie
Julia Fiona Roberts est née le 28 octobre 1967 à Smyrna, en Géorgie (États-Unis). Américaine jusqu’au bout du sourire (littéralement célèbre pour ça), elle incarne depuis les années 90 un idéal de star hollywoodienne : glamour sans prétention, accessible mais inimitable, à la fois comédienne populaire et actrice saluée par la critique.
Issue d’une famille d’artistes amateurs, elle grandit dans un climat modeste mais ouvert à la culture. Après des débuts hésitants dans le mannequinat et quelques apparitions dans des séries télé, Julia Roberts perce à la toute fin des années 80, avec une présence déjà très affirmée. Ce n’est pas un succès progressif. C’est une explosion.
Pretty Woman et l’ascension fulgurante d’une icône
C’est avec Pretty Woman (1990), réalisé par Garry Marshall, que Julia Roberts entre dans la légende. Elle y incarne Vivian Ward, une prostituée au cœur tendre propulsée dans le monde du luxe par un homme d'affaires (interprété par Richard Gere). Le film aurait pu sombrer dans le cliché ou la mièvrerie, mais grâce à l’énergie pétillante et à la sincérité de Julia Roberts, il devient culte.
Le public l’adore. La critique aussi. Elle est nommée aux Oscars, propulsée au rang de star planétaire, et devient immédiatement une valeur sûre du box-office. Ce rôle colle longtemps à son image publique : une femme vive, drôle, spontanée, un peu rebelle mais toujours pleine de cœur.
De la comédie romantique au drame engagé
Si Julia Roberts est souvent associée aux comédies romantiques — et il faut dire qu’elle les porte avec une facilité désarmante —, elle ne s’y limite pas. Dès le milieu des années 90, elle prend des virages plus audacieux, tout en consolidant son statut avec des succès populaires comme My Best Friend’s Wedding (Le Mariage de mon meilleur ami), Notting Hill, Runaway Bride, ou encore America’s Sweethearts.
Mais en 2000, elle décroche enfin la reconnaissance suprême avec Erin Brockovich, réalisé par Steven Soderbergh, dans lequel elle campe une mère célibataire tenace qui affronte un géant industriel. Le rôle lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice, et marque un tournant : Julia Roberts n’est plus seulement une star de comédies romantiques, elle devient une actrice dramatique de premier plan.
Une carrière placée sous le signe du choix
Contrairement à d’autres actrices de sa génération, Julia Roberts n’a jamais cherché à être omniprésente. Elle choisit ses rôles avec soin, parfois avec parcimonie, préférant disparaître du paysage médiatique pendant plusieurs mois plutôt que de multiplier les apparitions superficielles.
Elle retrouve régulièrement Soderbergh, dans des films comme Ocean’s Eleven, Ocean’s Twelve, ou encore Full Frontal. Elle se montre également convaincante dans Closer, Charlie Wilson’s War, Duplicity ou encore August: Osage County, où elle donne la réplique à Meryl Streep dans un affrontement familial tendu et acide.
Dans Eat Pray Love, elle incarne une femme en quête de sens, une forme de miroir de ses propres aspirations personnelles à cette époque. Ce rôle, bien que moins salué par la critique, renforce son lien avec un public féminin fidèle.
Une figure respectée, entre discrétion et impact durable
Julia Roberts reste aujourd’hui l’une des rares actrices à pouvoir revendiquer une carrière longue, cohérente et sans véritable scandale. Elle n’est pas omniprésente sur les réseaux sociaux, cultive une vie de famille relativement discrète, et revient régulièrement à l’écran avec des projets choisis, comme Homecoming (série produite par Amazon), où elle montre qu’elle peut briller dans un registre plus sobre, plus tendu, voire plus inquiétant.
Elle continue également de s’investir dans des causes sociales et humanitaires, souvent en dehors des caméras. Le grand public l’associe encore à son rire cristallin et à son aura solaire, mais derrière cette image se cache une actrice stratège, capable d’alterner entre séduction commerciale et prises de risques artistiques.