Judd Nelson
- Casting
- Né le 28 novembre 1959
- 66 ans
- États-Unis
- 5 films
Biographie
Judd Nelson, né le 28 novembre 1959 à Portland, dans le Maine (États-Unis), est un acteur américain surtout connu pour son rôle mythique de John Bender dans The Breakfast Club.
Membre du célèbre « Brat Pack », ce groupe d’acteurs qui a marqué toute une génération de films pour adolescents dans les années 1980, Judd Nelson a laissé une empreinte forte dans l’imaginaire collectif. Son allure rebelle, sa voix rauque et son regard de travers sont devenus des icônes du cinéma adolescent de l’époque. Mais derrière cette image de bad boy, Judd Nelson cache un comédien plus complexe que ne le laisse supposer son rôle le plus célèbre. Sa carrière, marquée par des hauts très exposés et des passages plus en retrait, illustre bien les montagnes russes d’Hollywood, surtout quand on devient célèbre très jeune.
Un début de carrière marqué par la colère et la rébellion
Judd Nelson fait ses études à l’Université d’Haverford avant de se tourner vers le théâtre et d’étudier à la Stella Adler Conservatory à New York. Il y développe un jeu très expressif, souvent basé sur l’émotion brute, ce qui ne tarde pas à lui ouvrir des portes dans le monde du cinéma.
Il obtient ses premiers rôles au début des années 1980, mais c’est en 1985 que tout bascule avec deux films devenus cultes : The Breakfast Club et St. Elmo’s Fire. Dans le premier, il incarne John Bender, le lycéen marginal, sarcastique et agressif, à la fois agaçant et touchant. Une figure désormais incontournable du teen movie américain.
La même année, dans St. Elmo’s Fire, il incarne un jeune politicien ambitieux, toujours sur la corde raide entre idéal et opportunisme. Deux films, deux performances très différentes, mais une seule conclusion : Judd Nelson s’impose comme l’un des visages forts d’une génération.
Le poids du Brat Pack et l’étiquette difficile à décoller
Avec ses comparses Molly Ringwald, Emilio Estevez, Ally Sheedy ou Rob Lowe, Judd Nelson fait partie du fameux Brat Pack, ce surnom donné à une poignée d’acteurs devenus les figures de proue d’un cinéma jeunesse made in 80s. Ce groupe fascine autant qu’il agace : certains les voient comme l’avenir du cinéma américain, d’autres comme des jeunes trop vite propulsés au sommet.
Si cette notoriété soudaine ouvre des portes, elle devient aussi un fardeau. Judd Nelson se retrouve rapidement catalogué dans un type de rôle, celui du rebelle au grand cœur, souvent en colère, parfois destructeur, toujours à la limite. Et Hollywood, on le sait, a la mémoire courte mais l’étiquette tenace.
Il tente de casser cette image en prenant des rôles plus sombres ou plus inattendus, comme dans From the Hip ou New Jack City, mais le public (et parfois l’industrie elle-même) semble vouloir le maintenir dans le costume du lycéen rebelle, même quand il a dépassé l’âge.
Une carrière entre cinéma, télévision et voix-off
À partir des années 1990, Judd Nelson opère un virage discret vers la télévision et les films indépendants. Il apparaît dans de nombreuses productions télévisées, dont Suddenly Susan avec Brooke Shields, où il montre une facette plus calme, presque assagie, de son jeu.
On le retrouve également dans des séries cultes, parfois le temps d’un épisode, comme CSI, Las Vegas ou Two and a Half Men. Il prête aussi sa voix au personnage de Rodimus Prime dans le film animé Transformers: The Movie en 1986, un rôle qui lui vaut une autre forme de reconnaissance chez les amateurs de culture geek.
Si ses apparitions se font plus rares sur grand écran, Judd Nelson reste actif, notamment dans des thrillers ou des films à petit budget, où il continue à jouer des personnages tourmentés, parfois cyniques, souvent fatigués du monde. Une forme de continuité avec ses débuts, mais avec les rides en plus.