Josh Hartnett

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Filmographie 15 films

Biographie

Josh Hartnett, de son nom complet Joshua Daniel Hartnett, est né le 21 juillet 1978 à Saint Paul, dans le Minnesota (États-Unis).

Révélé à la fin des années 1990 comme l’un des jeunes espoirs les plus prometteurs de sa génération, il devient rapidement un visage incontournable du cinéma américain des années 2000, grâce à son charisme naturel, son regard mélancolique et une combinaison rare de sensibilité et de physique de leading man. Mais alors que tout Hollywood semblait prêt à faire de lui une super-star, Josh Hartnett choisit une autre voie : celle de la discrétion, des projets à contre-courant, et d’une carrière menée selon ses propres règles, loin des projecteurs mais riche d’une cohérence artistique assez rare.

Des débuts tonitruants et l’étiquette de "nouveau Johnny Depp"

Josh Hartnett fait ses débuts à la télévision dans la série Cracker, avant d’exploser au cinéma avec le film d’horreur adolescent Halloween H20 (1998). Il enchaîne rapidement avec des rôles dans The Faculty (1998) de Robert Rodriguez, The Virgin Suicides (1999) de Sofia Coppola, et Here on Earth. Il incarne souvent des adolescents à la fois sensibles, rebelles, et porteurs d’un mal-être diffus, dans une veine très 90s.

C’est à ce moment-là que la presse commence à le présenter comme le successeur naturel de Johnny Depp ou Leonardo DiCaprio, avec l’esthétique en prime, mais une réserve intérieure qui intrigue. Il devient l’un des "It Boys" d’Hollywood, objet de couvertures de magazines, campagnes de mode, et fantasmes de casting.

L’apogée : Pearl Harbor, Black Hawk Down et le vertige de la surexposition

En 2001, tout bascule avec Pearl Harbor de Michael Bay, où il partage l’affiche avec Ben Affleck. Blockbuster patriotique à grand spectacle, le film est un immense succès commercial, mais sa réception critique est plus mitigée. Josh Hartnett y incarne le pilote Danny Walker, un personnage héroïque et tourmenté, dans une esthétique très hollywoodienne, voire un peu trop.

Il enchaîne avec Black Hawk Down (2001) de Ridley Scott, qui confirme sa capacité à tenir tête à des castings très masculins, dans un registre plus sobre et réaliste. Mais cette période de forte exposition provoque chez lui un rejet du star system, qu’il vit comme une perte de liberté.

Il refuse alors plusieurs rôles majeurs, dont Superman, Batman et Spider-Man, des décisions qui alimentent les fantasmes sur sa "fuite" volontaire d’Hollywood.

Une carrière en retrait, mais des choix affirmés

À partir du milieu des années 2000, Josh Hartnett ralentit sa carrière. Il joue dans des films plus confidentiels, comme Lucky Number Slevin (2006), The Black Dahlia (2006) de Brian De Palma, ou 30 Days of Night (2007), un film d’horreur stylisé où il campe un shérif isolé dans une ville plongée dans l’obscurité. Ce dernier rôle, plus physique, prouve qu’il peut endosser des figures plus rugueuses, sans renier sa profondeur dramatique.

Mais il refuse de devenir une figure de blockbuster ou une star médiatique. Il s’installe loin de Los Angeles, prend le temps de fonder une famille, et continue de tourner dans des projets indépendants ou européens, souvent dans des rôles plus sombres, plus complexes, moins commerciaux.

Parmi les titres notables de cette période : Bunraku, The Lovers, Oh Lucy! et Target Number One.

Le retour discret mais remarqué à la télévision et dans le cinéma d’auteur

Dans les années 2010, Josh Hartnett effectue un retour en grâce discret mais solide grâce à la série Penny Dreadful (2014–2016), où il incarne Ethan Chandler, un pistolero tourmenté mêlé à des forces surnaturelles dans un Londres victorien gothique. Il y déploie un jeu plus mature, plus dense, et conquiert une nouvelle génération de fans.

Il apparaît ensuite dans des films comme Wrath of Man (2021) de Guy Ritchie, et Oppenheimer (2023) de Christopher Nolan, où il incarne Ernest Lawrence, physicien et ami du personnage-titre. Ce rôle dans Oppenheimer, bien que secondaire, est interprété avec une sobriété élégante, marquant son retour au cinéma grand public d’auteur.

Le choix de Nolan, qui aime les acteurs solides et discrets, semble fait sur mesure pour Josh Hartnett, qui reprend ainsi pied dans des projets d’envergure sans sacrifier sa cohérence artistique.

Josh Hartnett : un refus du système devenu style de carrière

Ce qui rend Josh Hartnett si singulier, ce n’est pas son refus des grands rôles, c’est sa fidélité à une certaine idée du métier. Il n’a jamais cédé à la tentation du prestige ou de la popularité à tout prix. Il a préféré ralentir, se recentrer, et choisir en conscience, quitte à sortir des radars pendant plusieurs années.

Son style d’acteur reste profond, sobre, jamais démonstratif, avec une mélancolie tranquille qui continue de traverser tous ses rôles. Il incarne souvent des hommes blessés, solitaires, habités par le doute, mais avec une forme de dignité inaltérable.

En résumé : Josh Hartnett, l’étoile qui a choisi l’ombre

Josh Hartnett, c’est un peu le contre-exemple hollywoodien. Là où d’autres courent après la gloire, il a choisi la distance. Là où on attendait une carrière flamboyante, il a préféré une trajectoire feutrée. Mais à y regarder de plus près, c’est cette discrétion qui fait sa singularité, et qui donne à ses rôles une résonance particulière.

Aujourd’hui, il ne revient pas : il continue, à sa manière, sans tapage, mais avec une profondeur intacte. Un acteur rare, précieux, qui prouve qu’on peut durer sans se dénaturer.

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