Joseph Mazzello
- Casting
Détails
| Autre nom | Joseph Francis Mazzello III |
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Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Joseph Mazzello est né le 21 septembre 1983 à Rhinebeck, dans l’État de New York (États-Unis). De son nom complet Joseph Francis Mazzello III, il grandit à Hyde Park, dans une famille où la fibre artistique semble presque génétique : ses parents dirigent un studio de danse et il a deux frères et sœurs qui ont, eux aussi, fait quelques incursions dans le monde du spectacle. Pas étonnant, donc, qu’il se retrouve très tôt sous les projecteurs, ou plutôt, à courir dans la jungle face à un T. rex. Même s’il est surtout connu pour ses débuts très jeunes dans le cinéma, Joseph Mazzello a su éviter le piège de l’enfant-star dévoré par son propre rôle. Il a pris le temps de mûrir, d’étudier, et surtout de varier ses projets. Résultat : une carrière qui, sans chercher la lumière à tout prix, s’est installée dans la durée, avec une belle cohérence et une vraie curiosité artistique.
Jurassic Park : la révélation d’un jeune talent
C’est en 1993 que le grand public découvre Joseph Mazzello, dans l’un des films les plus emblématiques du cinéma moderne : Jurassic Park, réalisé par Steven Spielberg. Il y incarne Tim Murphy, le jeune petit-fils du milliardaire à l’origine du parc. Entre électrocutions, cris paniqués et courses poursuites avec des vélociraptors, Joseph Mazzello livre une performance étonnamment naturelle pour un enfant d’à peine dix ans.
Le film est un succès mondial, et le visage de Joseph Mazzello entre immédiatement dans la culture populaire. Il reprend le rôle dans The Lost World (de manière très brève), et enchaîne avec d’autres projets dans les années 90 : The River Wild, The Cure, Shadowlands, ou encore Simon Birch. L’enfant timide de Jurassic Park devient un jeune acteur à suivre, sans jamais se précipiter vers les rôles de tête d’affiche.
Une transition réussie vers l’âge adulte
Contrairement à beaucoup de jeunes acteurs, Joseph Mazzello choisit de poursuivre ses études après l’adolescence. Il intègre l’USC School of Cinematic Arts, où il approfondit sa compréhension du métier, de l’écriture à la mise en scène. Une décision qui va clairement influencer la suite de son parcours : moins de films peut-être, mais des choix plus assumés, plus réfléchis.
À l’âge adulte, on le retrouve dans des projets plus sérieux, souvent historiques ou engagés. Il joue Eugene Sledge dans The Pacific (produite par Spielberg et Tom Hanks), une mini-série sur la guerre du Pacifique. Un rôle intense, physique, psychologique, qui marque un tournant dans sa carrière. On est loin des dinosaures, mais pas moins sous pression.
Il enchaîne ensuite avec The Social Network, dans lequel il incarne Dustin Moskovitz, l’un des cofondateurs de Facebook. Encore une fois, un rôle à la marge, mais essentiel, qui montre une autre facette de son jeu : celle d’un acteur capable de subtilité, de précision, et d’équilibre dans des récits très dialogués.
Bohemian Rhapsody, musique et métamorphose
En 2018, Joseph Mazzello entre dans un univers totalement différent en interprétant John Deacon, le bassiste discret mais incontournable du groupe Queen, dans Bohemian Rhapsody. Face à Rami Malek en Freddie Mercury, il trouve sa place dans un quatuor d’acteurs qui recrée avec fidélité l’alchimie du groupe.
Ce rôle lui permet d’atteindre un nouveau public, sans pour autant renier son parcours. Il montre aussi sa capacité à se transformer physiquement, à travailler sur la gestuelle et l’attitude d’un musicien célèbre, sans en faire une caricature. Fidèle à son style, Joseph Mazzello reste dans la justesse, là où tant d’acteurs auraient cherché à briller.
Un artiste complet, entre jeu et mise en scène
Ce que beaucoup ignorent, c’est que Joseph Mazzello ne se contente pas de jouer. Il a aussi réalisé et écrit son propre film, Undrafted (2016), inspiré par l’histoire vraie de son frère. Un petit film indépendant sur le baseball, produit avec passion, qui montre sa volonté de maîtriser toute la chaîne créative. Ce n’est pas un blockbuster, mais c’est un projet personnel, sincère, porté avec l’énergie de quelqu’un qui connaît les coulisses du métier.
Il avait déjà testé la réalisation avec un court-métrage, Matters of Life and Death, où il s’exerce à diriger tout en continuant à jouer. Ce goût pour le travail de l’ombre, pour la fabrication du récit, le distingue de nombreux anciens enfants-stars restés dans la course à la célébrité.