Jordan Ladd
- Casting
Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Jordan Ladd, née le 14 janvier 1975 à Hollywood, en Californie, est une actrice américaine dont le nom évoque aussi bien les projecteurs d’Hollywood que les recoins sombres du cinéma d’horreur indépendant.
Fille de l’actrice Cheryl Ladd, star de la série Drôles de dames, et du producteur David Ladd, elle grandit dans un univers où les scripts traînent sur la table basse et où le glamour croise le cinéma de genre. Mais plutôt que de suivre une trajectoire toute tracée vers les grandes productions classiques, Jordan Ladd s’oriente vers des rôles souvent décalés, provocants ou simplement étranges, ce qui forge peu à peu son identité artistique.
Elle apparaît à l’écran très jeune, aux côtés de sa mère, mais ce n’est qu’à l’âge adulte que Jordan Ladd se fait remarquer, notamment dans des films à petit budget, souvent classés "indépendants", qui lui offrent une liberté de ton bien différente de celle des gros studios. Pas de blockbuster, mais des choix qui interpellent, et un visage que les fans du cinéma de genre reconnaissent immédiatement.
L’horreur, un terrain d’expression privilégié pour Jordan Ladd
Si Jordan Ladd est aujourd’hui surtout connue dans les cercles cinéphiles, c’est en grande partie grâce à ses rôles dans des films d’horreur qui flirtent souvent avec le gore, le décalé ou le dérangeant. Elle devient une figure incontournable du new horror des années 2000, notamment avec Cabin Fever (2002), réalisé par Eli Roth, un film aussi culte que déconcertant, dans lequel elle campe l’un des personnages principaux confrontés à une mystérieuse infection de la peau.
Ce film marque un tournant. Il installe Jordan Ladd dans la catégorie peu académique mais très populaire des scream queens, ces actrices emblématiques du cinéma d’horreur. Un statut qu’elle ne cherche ni à fuir ni à capitaliser de manière caricaturale, mais qu’elle assume avec une certaine lucidité. Elle enchaîne ensuite avec des participations dans Club Dread (2004), une comédie horrifique parodique, et Death Proof (2007), dans lequel elle est dirigée par Quentin Tarantino. Rien que ça. Même si son rôle dans ce dernier est bref, il suffit à rappeler qu’elle fait partie de ces actrices qu’on remarque, même en peu de scènes.
Mais c’est probablement dans Grace (2009), film indépendant glaçant, qu’elle livre l’une de ses prestations les plus marquantes. Elle y incarne une femme qui décide de mener sa grossesse à terme malgré la mort du fœtus… avec des conséquences qu’on vous laisse imaginer. Disons que ce n’est pas le genre de film qu’on recommande comme visionnage familial du dimanche soir.
Une carrière loin des projecteurs traditionnels
Jordan Ladd n’a jamais cherché à devenir une vedette du box-office ou à décrocher le rôle principal d’un blockbuster estival. Elle semble préférer les chemins de traverse, ceux où le budget est plus réduit, mais où la marge de création est plus grande. C’est dans ces interstices du cinéma américain qu’elle trouve sa place, avec une filmographie qui alterne courts-métrages, thrillers, films de genre et productions indépendantes.
Elle fait quelques apparitions à la télévision, mais sans s’y installer durablement. En parallèle, elle accorde peu d’interviews, maintient une présence publique mesurée, et construit une carrière plus souterraine que tapageuse. Pour les cinéphiles, c’est une actrice à suivre. Pour le grand public, elle reste souvent une figure familière sans que son nom ne soit toujours cité. Une forme de reconnaissance discrète, mais bien réelle.