Jonny Lee Miller
- Casting
Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Jonny Lee Miller, né le 15 novembre 1972 à Kingston upon Thames, en Angleterre, est un acteur britannique dont la carrière traverse les genres, les continents et les formats, avec une étonnante capacité à se réinventer. S’il est surtout connu pour ses rôles dans Trainspotting et la série Elementary, Jonny Lee Miller a su alterner avec aisance entre cinéma indépendant, séries américaines et productions théâtrales exigeantes, le tout avec un style souvent intense, parfois nerveux, mais toujours précis.
Un héritage artistique et une formation classique
Le parcours de Jonny Lee Miller semble presque inscrit dans les gènes. Petit-fils de Bernard Lee, célèbre pour avoir incarné "M" dans les premiers films James Bond, il grandit dans un environnement où la comédie fait partie du quotidien. Il étudie à la Tiffin School, puis débute très jeune sa formation d’acteur, notamment via la National Youth Music Theatre, tout comme un certain Jude Law, avec qui il partagera plus tard la scène.
Ses débuts à la télévision britannique se font dès l’adolescence, dans des séries comme Doctor Who ou EastEnders. Mais c’est dans le milieu des années 1990 que Jonny Lee Miller passe de jeune espoir à figure montante du cinéma britannique.
La percée explosive avec Trainspotting
Le véritable tournant se produit en 1996 avec Trainspotting, réalisé par Danny Boyle. Dans ce film devenu culte, il incarne Sick Boy, jeune junkie charmeur et cynique, passionné par Sean Connery et les répliques assassines. Même aux côtés d’un Ewan McGregor en pleine ascension, Jonny Lee Miller tire son épingle du jeu avec un personnage à la fois drôle, inquiétant et profondément humain.
Le film connaît un succès international, propulsant toute une génération d’acteurs britanniques sur la scène mondiale. Pour Jonny Lee Miller, ce rôle devient une référence incontournable, qu’il retrouvera d’ailleurs plus de vingt ans plus tard dans T2 Trainspotting (2017), suite mélancolique où les anciens copains de galère affrontent leur vieillissement et leurs regrets.
Une carrière transatlantique : entre cinéma indépendant et télévision américaine
Après Trainspotting, Jonny Lee Miller alterne les choix. Il joue dans Hackers (1995), aux côtés d’une certaine Angelina Jolie, qu’il épouse brièvement dans la vraie vie (un détail people certes, mais qui a fait couler un peu d’encre à l’époque). Il enchaîne ensuite avec des films plus confidentiels, des thrillers, des drames historiques, et des rôles parfois étonnants, comme celui de Lord Byron dans Byron (2003).
Mais c’est surtout à la télévision que Jonny Lee Miller va se réinventer au fil des années 2000. Il décroche des rôles dans des séries comme Eli Stone, où il campe un avocat halluciné, puis, plus durablement, dans Elementary (2012–2019), où il incarne un Sherlock Holmes moderne, excentrique et sobre (au sens propre), dans un New York contemporain.
Ce Sherlock made in CBS est plus fragile, plus blessé, plus humain que d’autres interprétations du célèbre détective, et Jonny Lee Miller y apporte une profondeur saluée, loin de toute imitation du Sherlock de Benedict Cumberbatch. Face à Lucy Liu, dans le rôle de Joan Watson, il développe une complicité rare, tout en maintenant une tension dramatique constante sur plusieurs saisons.
Un acteur de théâtre respecté
Parallèlement à sa carrière à l’écran, Jonny Lee Miller n’a jamais tourné le dos à ses racines théâtrales. En 2011, il joue aux côtés de Benedict Cumberbatch dans la production londonienne de Frankenstein, mise en scène par Danny Boyle. Particularité de cette pièce : les deux acteurs alternent les rôles, jouant tantôt Frankenstein, tantôt la créature. Cette performance lui vaut de nombreuses éloges, et confirme sa capacité à plonger dans des rôles extrêmes, physiquement et émotionnellement exigeants.
Ce retour régulier sur les planches souligne l’attachement de Jonny Lee Miller à un jeu plus viscéral, loin des contraintes de tournage télévisé. C’est aussi une façon de se recentrer sur l’essentiel : le texte, la présence, l’immédiateté du spectacle vivant.