Jon Lovitz
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 14 films |
Biographie
Jon Lovitz est né le 21 juillet 1957 à Los Angeles, en Californie (États-Unis). Acteur, humoriste, chanteur occasionnel et figure marquante du Saturday Night Live dans les années 1980, Jon Lovitz s’est imposé comme l’un des visages les plus singuliers de la comédie américaine. Reconnaissable entre mille grâce à sa voix traînante, son phrasé affecté et son air perpétuellement outré, il a bâti une carrière autour de personnages exagérés, prétentieux, menteurs, égocentriques — mais toujours hilarants. Et s’il n’a jamais cherché à être une star dramatique ou à se réinventer en profondeur, Jon Lovitz est resté fidèle à sa propre partition comique, avec une régularité et une ironie qui font tout son charme.
Saturday Night Live : la rampe de lancement
C’est en 1985 que Jon Lovitz rejoint Saturday Night Live, à une époque charnière pour l’émission, qui cherche à se renouveler après une période de turbulence. Très vite, il devient l’un des piliers comiques du show, grâce à des personnages aussi absurdes que mémorables. Parmi eux, le plus célèbre reste sans doute "Tommy Flanagan, the Pathological Liar", menteur compulsif qui ponctue chaque affabulation par son célèbre "Yeah! That’s the ticket!" — une réplique devenue culte.
Il campe aussi Master Thespian, un acteur surjouant tout avec une intensité comique irrésistible. Ces figures, à la fois grotesques et parfaitement maîtrisées, résument bien le style Lovitz : exagéré, théâtral, mais toujours en totale conscience de l’absurde.
Son passage à SNL lui vaut une nomination aux Emmy Awards, et fait de lui l’un des visages les plus reconnaissables du show pendant la deuxième moitié des années 80.
Cinéma : du second rôle à la scène volée
Après SNL, Jon Lovitz enchaîne les apparitions au cinéma, presque toujours en second rôle marquant. Il est souvent le pote louche, le collègue envahissant, le voisin relou, ou le type loufoque que tout le monde essaie d’éviter... mais qu’on adore voir à l’écran.
Il brille notamment dans A League of Their Own (Une équipe hors du commun, 1992), en tant que recruteur blasé, avec un débit de parole inimitable et un sens du timing parfait. Il apparaît aussi dans The Wedding Singer, Rat Race, Big, City Slickers II et d’autres comédies typiques des années 90, où sa seule présence suffit à créer le malaise… et le rire.
Jon Lovitz est de ces acteurs qui n’ont pas besoin d’un long monologue pour voler une scène : une seule grimace, une ligne de dialogue exagérément posée, et le tour est joué.
Télévision, voix off et dessins animés
Jon Lovitz est aussi un acteur de voix très prolifique, en particulier dans l’univers de l’animation. Il est la voix principale de Jay Sherman, le critique de cinéma snob et dépressif dans The Critic, une série animée culte des années 90 créée par des anciens des Simpsons. La série n’a duré que deux saisons, mais reste un objet de culte pour de nombreux fans de comédie satirique.
Il a aussi prêté sa voix à de nombreux personnages secondaires dans The Simpsons, notamment Artie Ziff, l’ex de Marge, qu’il incarne avec un mélange parfait d’arrogance, de frustration et de pathétique.
On le retrouve régulièrement dans des rôles récurrents ou caméos dans d’autres séries télévisées comme Friends, Seinfeld, Two and a Half Men, Hot in Cleveland ou encore New Girl, souvent dans des personnages qui semblent être des variations de lui-même — grande gueule, sûr de son génie, un peu envahissant, mais étrangement attachant.
Un humoriste qui s’assume… et qui assume tout
Jon Lovitz ne cherche pas à se fondre dans les modes ou à réinventer son image. Il assume totalement d’être "ce type-là", avec son ton traînant, sa diction théâtrale, ses personnages un peu grotesques. Il se moque autant de lui-même que des autres, et c’est ce qui lui vaut une forme de longévité dans un métier où beaucoup finissent oubliés.
Dans les années 2000 et 2010, il revient aussi sur scène avec du stand-up, un registre dans lequel il met à profit sa voix unique et son expérience du sketch. Il anime même brièvement son propre podcast et intervient dans divers projets de comédie indépendants ou nostalgiques.
Et si on entend un jour quelqu’un dire : « C’est moi, je suis un acteur très célèbre, j’ai été dans plus de 50 films ! »... il y a de bonnes chances pour que ce soit encore Jon Lovitz, dans une nouvelle variation d’un personnage qui ne doute jamais de sa grandeur — même si personne d’autre n’y croit vraiment.
Un outsider devenu essentiel
Jon Lovitz n’a jamais été le "leading man", il n’a jamais cherché à jouer dans un drame poignant ni à décrocher un Oscar. Ce qu’il maîtrise, c’est le second degré, le ridicule assumé, la théâtralité jubilatoire, et il l’a fait avec une constance rare et une identité comique inaltérable.
Il fait partie de ces acteurs qui rendent un film ou une série immédiatement plus drôle dès qu’ils entrent dans le champ, sans avoir besoin d’effets ou de grand discours. Et franchement, dans une industrie qui adore tout compliquer, voir quelqu’un rester fidèle à son style sans jamais s’excuser d’être lui-même, ça fait du bien.