Jon Kilik
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 16 films |
Biographie
Jon Kilik, né le 26 décembre 1956 à Millburn, dans le New Jersey, est un producteur de cinéma américain au parcours aussi riche que discret.
Depuis les années 1980, Jon Kilik navigue avec une aisance remarquable entre le cinéma indépendant et les grandes productions hollywoodiennes, avec une constante : il privilégie les projets portés par une vision forte, qu’ils soient intimes, politiques ou spectaculaires. S’il n’est pas le plus médiatisé des producteurs, son nom est pourtant associé à certains des plus grands réalisateurs de ces dernières décennies, de Spike Lee à Alejandro González Iñárritu, en passant par Julian Schnabel et Gary Ross.
Une carrière forgée dans l’indépendance et les convictions
Le parcours de Jon Kilik commence dans l’effervescence du cinéma new-yorkais des années 1980. Après des débuts comme assistant de production, il se lance rapidement dans la production de films d’auteur, à une époque où le cinéma indépendant américain connaît un vrai renouveau.
C’est surtout sa collaboration avec Spike Lee qui attire l’attention. Ensemble, ils travaillent sur des films devenus emblématiques : Do the Right Thing (1989), Malcolm X, Clockers, He Got Game, ou encore 25th Hour. Cette série de films pose les bases d’un cinéma engagé, urbain, intelligent, auquel Jon Kilik apporte son soutien indéfectible. Il produit, mais il accompagne aussi. Il ne se contente pas de financer, il participe à la vision, dans l’ombre, avec fidélité.
Cette capacité à accompagner un auteur dans la durée est l’une des marques de fabrique de Jon Kilik. Il cherche les collaborations durables plutôt que les coups isolés.
Des alliances prestigieuses et des films multiprimés
Au fil des années, Jon Kilik étend sa palette. Il produit The Diving Bell and the Butterfly (Le Scaphandre et le Papillon, 2007), réalisé par Julian Schnabel, qui reçoit une pluie de récompenses internationales et vaut à Kilik une nomination à l’Oscar du meilleur film en tant que coproducteur.
Il travaille également avec Alejandro González Iñárritu sur Babel, fresque multilingue et multiculturelle, saluée à Cannes et aux Oscars. Encore une fois, il choisit un projet ambitieux, exigeant, à la fois personnel et universel.
Le style Jon Kilik, s’il en existe un, se reconnaît dans le choix de films qui ne caressent pas toujours le public dans le sens du poil, mais qui proposent un regard, une émotion sincère, une complexité narrative. Ce n’est pas du cinéma pour impressionner, mais pour raconter quelque chose de vrai, même dans les formes les plus stylisées.
Hunger Games : l’incursion maîtrisée dans le blockbuster
En 2012, Jon Kilik surprend en produisant The Hunger Games, adaptation du best-seller de Suzanne Collins. Le succès est mondial, et la franchise devient l’une des plus lucratives du début des années 2010. Pour un producteur habitué aux marges du système hollywoodien, le choix étonne… mais à y regarder de plus près, pas tant que ça.
Car Hunger Games n’est pas un blockbuster comme les autres. Il s’agit aussi d’un récit politique, dystopique, porté par une héroïne complexe (Katniss Everdeen), qui remet en cause les logiques de pouvoir et les dérives médiatiques. Le film s’adresse à un public jeune, mais ne le prend jamais de haut. Et c’est justement ce mélange entre divertissement et contenu critique qui attire Jon Kilik.
Cette incursion dans le blockbuster ne change pas fondamentalement son ADN de producteur : il reste fidèle à des projets forts, qu’ils soient intimistes ou massifs.