Johnny Knoxville

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Détails

Autre nom Philip John Clapp
Âge
Nationalité
Filmographie 17 films

Biographie

Johnny Knoxville, de son vrai nom Philip John Clapp, est né le 11 mars 1971 à Knoxville, dans le Tennessee (États-Unis). Oui, son pseudonyme vient bien de sa ville natale, comme quoi, il n’a jamais vraiment cherché à fuir ses racines. Américain, acteur, scénariste, producteur et surtout maître incontesté de la cascade débile assumée, Johnny Knoxville est surtout connu pour avoir créé et porté la série culte Jackass, une révolution télévisuelle et culturelle aussi hilarante que douloureuse (surtout pour lui et ses amis).

Mais sous l’image de l’ado attardé qui se fait taser, encorner, électrocuter, ou propulser dans les airs, Johnny Knoxville cache une vraie lucidité sur son époque, un goût pour l’absurde, et une certaine cohérence artistique dans le chaos. Parce que oui, faire rire en se mettant des feux d’artifice dans le short, ce n’est pas du grand cinéma... mais ça a marqué toute une génération.

Jackass : la bande de potes devenue phénomène planétaire

Tout commence à la fin des années 1990, quand Johnny Knoxville, alors acteur au chômage, décide de tester des équipements d’autodéfense sur lui-même — bombes lacrymo, pistolets à balles en caoutchouc, électrochocs... Il filme tout ça avec ses potes, dont Jeff Tremaine et Spike Jonze, et envoie les bandes à MTV. La chaîne flaire le potentiel (et le scandale), et Jackass est lancé en 2000.

Le concept est simple : des jeunes adultes, un peu fêlés, s'infligent les pires défis possibles, entre cascades absurdes, blagues de mauvais goût, et humiliation assumée. Dans ce chaos maîtrisé, Johnny Knoxville est à la fois le leader, le cobaye volontaire et le garant d’un humour totalement décomplexé.

Le succès est immédiat, mondial, et évidemment controversé. Parents, associations, éducateurs, tout le monde crie au scandale. Mais les adolescents (et les adultes pas très adultes) en redemandent. Le show devient culte, et Jackass entre dans l’histoire de la pop culture.

Le passage au cinéma : entre fidélité au délire et incursion dans la fiction

Avec le succès de la série, viennent les films. Et là, Johnny Knoxville passe à la vitesse supérieure. Jackass: The Movie (2002), Jackass Number Two (2006), Jackass 3D (2010), Jackass Forever (2022)... chaque film repousse les limites de l’endurance physique, du goût et de la bienséance. Mais tout cela se fait dans une ambiance de camaraderie sincère, presque touchante par moments — si, si, même au milieu d’un rodéo de WC chimique.

Entre ces films, Johnny Knoxville tente quelques incursions dans le cinéma de fiction. Il apparaît dans Men in Black II, Walking Tall, The Dukes of Hazzard, The Ringer ou encore Skiptrace avec Jackie Chan. Mais son jeu reste inévitablement associé à une certaine version de lui-même : le type un peu frappé mais attachant, à mi-chemin entre le clown et le casse-cou.

Il coécrit aussi Bad Grandpa (2013), spin-off de Jackass, où il incarne un grand-père déjanté dans un faux documentaire à la Borat. Résultat : un mélange de sketchs, de caméra cachée et de fiction qui montre une nouvelle fois que Johnny Knoxville n’est jamais aussi bon que lorsqu’il brouille les lignes entre vrai et faux.

Un corps meurtri, mais une image intacte

Avec plus de deux décennies de chutes, fractures, commotions et opérations chirurgicales, le corps de Johnny Knoxville est littéralement une archive médicale ambulante. Il a tout eu : dents cassées, os brisés, hernies, traumatismes crâniens... et pourtant, il continue. Moins souvent, plus prudemment peut-être (encore que), mais avec la même folie douce.

Et c’est là tout le paradoxe : Johnny Knoxville a vieilli, mais son image est restée la même. Il ne s’est jamais excusé d’avoir fait ce qu’il a fait. Au contraire, il en est fier. Pour lui, Jackass n’était pas juste de l’humour potache : c’était une manière de faire tomber les masques, de rire de tout, surtout de soi, et de créer une forme de spectacle brut, sincère, sans effets spéciaux ni filtres Instagram.

Johnny Knoxville, clown moderne ou kamikaze volontaire ?

Dans un paysage médiatique souvent très calibré, Johnny Knoxville reste une figure à part. Il a toujours préféré la loyauté à la notoriété, la franchise à la stratégie, et le rire à la gloire. Il n’a jamais cherché à devenir un grand acteur dramatique, ni à se réinventer en artiste sérieux. Il a juste continué à faire ce qu’il sait faire : divertir, choquer, et tomber. Beaucoup.

Mais il serait réducteur de le voir uniquement comme un provocateur. Il a aussi produit des projets, aidé ses camarades de toujours, et réussi à imposer une forme d’humour physique unique à la télévision américaine. En ce sens, Johnny Knoxville est un héritier moderne du burlesque, version skate, piñata humaine et esprit de bande.

Et même si ses cascades ont un goût de danger permanent, il reste une chose sûre : Johnny Knoxville ne fait jamais semblant. Quand il tombe, il tombe pour de vrai. Et c’est peut-être pour ça qu’on le regarde encore.

Filmographie

17 sur 17 films

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