John Williams
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 53 films |
| Récompenses | 69 nominations et 11 victoires |
Biographie
John Williams, né John Towner Williams le 8 février 1932 à Floral Park, dans l’État de New York (États-Unis), est un compositeur, chef d’orchestre et pianiste américain. Il est internationalement reconnu pour avoir signé certaines des musiques les plus célèbres du cinéma moderne, notamment celles des sagas Star Wars, Indiana Jones, Harry Potter, ou encore Jurassic Park. Véritable monument vivant de la musique orchestrale, John Williams a traversé plus de sept décennies de création, imposant un style aussi reconnaissable qu’intemporel.
Une jeunesse bercée par la musique classique et le jazz
Né dans une famille de musiciens (son père était percussionniste dans un orchestre de jazz), John Williams grandit à Los Angeles, où il étudie la musique dès son plus jeune âge. Il fréquente la UCLA, puis poursuit ses études à la Juilliard School à New York, où il se forme comme pianiste classique. Il gagne d’ailleurs sa vie à ses débuts comme pianiste de studio, jouant notamment pour des compositeurs déjà renommés, comme Henry Mancini (Peter Gunn).
Dans les années 1950 et 1960, il compose des musiques pour la télévision (notamment pour des séries comme Lost in Space ou Gilligan’s Island) et signe déjà quelques partitions pour le cinéma. À cette époque, il est souvent crédité sous le nom de Johnny Williams, notamment lorsqu’il compose pour des comédies ou des westerns.
La rencontre décisive avec Steven Spielberg
C’est au début des années 1970 que John Williams entame une collaboration qui va marquer sa carrière à jamais : celle avec Steven Spielberg. Leur premier film commun, The Sugarland Express (1974), amorce une relation artistique durable, qui se poursuit avec Les Dents de la mer (Jaws, 1975). La célèbre musique angoissante, basée sur deux notes répétées, devient un classique instantané. Elle vaut à Williams son premier Oscar de la meilleure musique de film.
Depuis, Williams a composé la musique de presque tous les films de Spielberg, de Rencontres du troisième type à E.T., en passant par La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan ou Lincoln. Une collaboration aussi longue qu’exceptionnelle, qui illustre une complicité artistique rare dans le cinéma.
Star Wars : quand John Williams redéfinit le space opera
En 1977, c’est une autre collaboration qui le propulse au rang de compositeur mythique : celle avec George Lucas pour Star Wars: Episode IV – A New Hope. Le thème principal, majestueux et martial, entre instantanément dans la culture populaire. John Williams redonne au cinéma grand public une écriture symphonique inspirée de la tradition romantique, à une époque où beaucoup de films misent sur des bandes-son contemporaines ou électroniques.
Il développe pour Star Wars un véritable leitmotiv system, à la manière de Wagner, attribuant des thèmes distincts à chaque personnage ou idée majeure : la Force, Dark Vador, Leia, Yoda, etc. Ces musiques deviennent aussi emblématiques que les personnages eux-mêmes, renforçant l’impact émotionnel et dramatique de la saga. Williams signe la musique de neuf épisodes de la série, jusqu’à L’Ascension de Skywalker en 2019.
Un palmarès inégalé et des œuvres au-delà du cinéma
Avec plus de 50 nominations aux Oscars, dont 5 victoires, John Williams est le compositeur le plus nommé de l’histoire du cinéma (et la deuxième personne la plus nommée tout court, derrière Walt Disney). Il a aussi reçu des Grammy Awards, Golden Globes, BAFTA, sans oublier le Kennedy Center Honor et la National Medal of Arts.
Au-delà du cinéma, John Williams a aussi composé des œuvres de concert, dont des concertos, des fanfares officielles (comme pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984), et dirigé pendant 13 ans le prestigieux Boston Pops Orchestra. Il a également dirigé ses propres musiques dans de nombreuses grandes salles de concert, de Vienne à Los Angeles.
Un style immédiatement reconnaissable
Ce qui caractérise le style de John Williams, c’est une orchestration luxuriante, un sens du motif mélodique et une écriture émotionnelle forte. Il puise dans les traditions de Tchaïkovski, Stravinsky, Korngold ou Holst, tout en apportant une clarté narrative unique. Il sait aussi s’adapter aux genres : du fantastique avec Harry Potter, au drame historique avec La Liste de Schindler, en passant par le suspense avec Minority Report.
Contrairement à certains compositeurs modernes, il écrit encore lui-même toutes ses partitions à la main, avec une rigueur presque artisanale. Une manière de garder un contrôle total sur sa musique, et de respecter une discipline forgée dès ses débuts.
Une longévité exceptionnelle et un héritage colossal
En 2023, il annonce finalement revenir sur sa décision de prendre sa retraite, acceptant de collaborer à de nouveaux projets – notamment pour Spielberg. Il reste une figure incontournable non seulement pour les amateurs de musique de film, mais aussi pour les jeunes musiciens, qui voient en lui un modèle d'excellence et de passion.
Son influence dépasse les frontières du cinéma : des générations entières ont grandi avec ses mélodies dans les oreilles, souvent sans même connaître son nom. Et pourtant, peu de compositeurs ont autant marqué l’imaginaire collectif.
Avec John Williams, une simple introduction orchestrale peut évoquer un monde entier. Sa musique ne fait pas que souligner une scène : elle crée une émotion immédiate, donne corps à des personnages, et transforme l’ordinaire en mythe.
Filmographie
53 sur 53 films