John Slattery
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 16 films |
Biographie
John Slattery, né le 13 août 1962 à Boston, dans le Massachusetts (États-Unis), est un acteur, réalisateur et producteur américain, connu pour sa prestance classique, son regard perçant et cette voix légèrement sarcastique qui donne à ses personnages un charme très particulier.
Il incarne souvent des hommes puissants, confiants, parfois ambigus, toujours impeccablement coiffés, souvent en costume… mais attention, sous la surface policée, il y a du relief.
Longtemps habitué aux seconds rôles, John Slattery s’est imposé, sans bruit, comme une figure incontournable des écrans américains. Ce n’est pas un acteur flamboyant ou exubérant, mais plutôt un artiste de la nuance, capable d’ajouter une touche d’ironie ou de profondeur là où on ne l’attend pas forcément.
De Boston à Broadway : des débuts solides
Issu d'une famille d'origine irlandaise et catholique, John Slattery est diplômé de l’Université catholique d'Amérique, où il étudie le théâtre. Il débute sur les planches, un passage presque obligé pour de nombreux acteurs américains formés sérieusement, et enchaîne rapidement avec des rôles à la télévision dès la fin des années 1980.
Au fil des années 90, il devient ce qu'on appelle à Hollywood un acteur de caractère. Il apparaît dans des dizaines de séries télévisées, souvent dans des rôles d’avocat, de politicien, de médecin ou de mari en difficulté. Son jeu, très contrôlé, fait merveille dans ces personnages qui oscillent entre autorité et vulnérabilité.
Mais la notoriété large, celle qui traverse les océans, n’arrive vraiment qu’au début des années 2000.
Mad Men : la consécration au whisky sec
C’est évidemment le rôle de Roger Sterling, dans la série Mad Men, qui fait entrer John Slattery dans une autre dimension. Publicité, machisme élégant, whisky à 10h du matin, et réparties cinglantes : Roger Sterling est tout ce que la série sait faire de mieux, et John Slattery en incarne chaque nuance avec brio. Sous ses airs de playboy vieillissant, le personnage est souvent mélancolique, parfois dépassé, toujours touchant.
Le rôle lui vaut plusieurs nominations aux Emmy Awards, et surtout, une reconnaissance internationale. Il devient immédiatement associé à ce look très "Slattery" : cheveux argentés, costume trois pièces, œil pétillant et sourcil qui fronce juste assez pour marquer le cynisme.
Mais attention, Mad Men n’est pas l’arbre qui cache la forêt. La carrière de John Slattery ne se résume pas à cette série, aussi culte soit-elle.
Un acteur multi-facettes au cinéma et à la télé
Avant, pendant, et après Mad Men, John Slattery a poursuivi une filmographie aussi discrète qu'efficace. Il apparaît notamment dans Traffic, Charlie Wilson’s War, Spotlight, The Adjustment Bureau, ou encore dans Captain America: Civil War, où il reprend le rôle de Howard Stark dans l’univers cinématographique Marvel. Oui, il est aussi le père de Tony Stark, quand Dominic Cooper n’est pas disponible ou quand le script exige un Stark un peu plus... mûr.
Côté réalisation, il signe en 2014 le film God’s Pocket, avec Philip Seymour Hoffman, une incursion sombre et soignée dans un coin oublié de l’Amérique urbaine. Ce passage derrière la caméra confirme que John Slattery n’est pas simplement un acteur d’appoint, mais bien un conteur attentif, intéressé par les marges, les silences, les dérapages discrets.
À la télévision, il continue d’apparaître dans des productions saluées, comme Veep, Mrs. America, ou encore The Good Fight, où il prête son intelligence acide à des rôles politiques ou juridiques, toujours sur le fil entre arrogance et humanité.
Le style Slattery : minimalisme et efficacité
Ce qui rend John Slattery si reconnaissable, ce n’est pas seulement son physique (même si sa chevelure argentée est presque devenue une marque déposée). C’est sa capacité à jouer juste en dessous de la surface, à suggérer plutôt qu’à démontrer. Là où d’autres grimacent ou surjouent, lui hausse un sourcil, esquisse un demi-sourire… et ça suffit.
C’est peut-être cette retenue qui fait de lui un acteur souvent sous-estimé. Mais ceux qui prennent le temps de suivre sa trajectoire y verront une constance remarquable, une capacité à choisir les bons projets, à toujours être là où il faut, sans jamais surjouer son image.