John Robinson
- Casting
Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
John Robinson, né le 25 octobre 1985 à Portland, dans l’Oregon (États-Unis), est un acteur américain surtout connu pour ses débuts précoces dans un film à la fois marquant et controversé du cinéma indépendant : Elephant de Gus Van Sant. Avec son visage angélique et son jeu tout en retenue, John Robinson s’est rapidement imposé comme un acteur discret mais singulier, davantage attiré par les récits introspectifs et les univers stylisés que par les projecteurs d’Hollywood.
Des débuts marquants dans Elephant
Le nom de John Robinson est irrémédiablement associé à Elephant (2003), film librement inspiré de la tragédie de Columbine, réalisé par Gus Van Sant. Encore adolescent au moment du tournage, John Robinson y joue l’un des lycéens évoluant dans un quotidien apparemment banal, qui va peu à peu basculer dans l’horreur. La force du film tient justement à son approche naturaliste, et la performance non théâtrale de John Robinson contribue à cette impression de réalisme glaçant.
Choisi en grande partie pour son authenticité et sa non-professionnalisation, il incarne alors une certaine idée du jeu à la Van Sant : silencieux, flottant, presque documentaire. Le film reçoit la Palme d’or à Cannes en 2003, ce qui propulse John Robinson sous les projecteurs du cinéma d’auteur, même si lui reste résolument en retrait de toute agitation médiatique.
De la planche à roulettes à la caméra : Lords of Dogtown
Après Elephant, John Robinson décroche un autre rôle marquant dans Lords of Dogtown (2005), réalisé par Catherine Hardwicke. Il y incarne Stacy Peralta, l’un des pionniers du skateboard moderne, dans ce film inspiré de faits réels. Le projet marque un changement de registre : plus rythmé, plus stylisé, mais toujours ancré dans une jeunesse américaine marginale et en quête d’identité.
Sa performance est saluée pour sa sincérité et sa dimension physique, John Robinson étant lui-même un skateur aguerri. Il incarne avec justesse ce mélange de nonchalance, d’ambition floue et d’insouciance typique de la jeunesse des années 70. Une fois encore, il ne surjoue rien, mais laisse affleurer une forme de mélancolie latente, qui deviendra une constante de ses rôles.
Un parcours volontairement en marge
Plutôt que de capitaliser sur ces premiers succès pour courir après les gros studios, John Robinson choisit une voie moins balisée. Il privilégie les films indépendants, les personnages ambivalents, et les projets atypiques. Il apparaît dans Transformers (2007) dans un rôle mineur, preuve qu’il n’est pas totalement absent des grosses productions, mais on sent bien que ce n’est pas ce qu’il recherche en priorité.
Au fil des années, il participe à une série de films indépendants comme Big Sur (adapté de Jack Kerouac), Sugar Mountain, ou encore The Amityville Murders. Dans chacun de ces rôles, John Robinson conserve cette aura de mystère et de fragilité, comme s’il portait encore, quelque part, le poids du regard perdu de son premier rôle.
Il n’a jamais cherché la lumière facile ni les rôles calibrés. Ce qui l’intéresse, ce sont les marges, les fêlures, les atmosphères un peu troubles. Une démarche qui, si elle l’éloigne des têtes d’affiche, lui garantit une certaine liberté artistique.