John Lee Hancock
- Réalisation
- Écriture
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
John Lee Hancock est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 15 décembre 1956 à Longview, au Texas. Issu d’une famille où le sport tenait une place importante (son père était joueur de football américain professionnel), John Lee Hancock s’oriente d’abord vers des études de droit avant de bifurquer vers l’écriture et la mise en scène.
Ce virage, bien inspiré, le conduit à devenir l’un des cinéastes les plus constants du cinéma narratif américain, avec une prédilection pour les histoires vraies et les récits de rédemption. Sans chercher à révolutionner la grammaire du cinéma, John Lee Hancock s’inscrit dans la tradition d’un cinéma classique, accessible, souvent porté par de fortes performances d’acteurs et un goût prononcé pour les valeurs humaines universelles. Autrement dit, il ne casse pas les codes, mais il les maîtrise.
Un conteur d’histoires inspirées du réel
Ce qui caractérise la filmographie de John Lee Hancock, c’est son attrait pour les personnages réels, les figures américaines qui se sont imposées par la ténacité, la foi ou l’humanité. C’est le cas avec The Rookie (2002), inspiré de l’histoire vraie d’un professeur devenu lanceur professionnel de baseball à plus de 30 ans, et surtout avec The Blind Side (2009), son plus gros succès commercial. Le film raconte l’histoire de Michael Oher, un jeune sans-abri devenu joueur de football grâce à une famille d’accueil bienveillante, et vaut à Sandra Bullock l’Oscar de la meilleure actrice.
Dans la même veine, John Lee Hancock signe Saving Mr. Banks (2013), qui revient sur la difficile négociation entre Walt Disney (interprété par Tom Hanks) et l’autrice P.L. Travers autour de l’adaptation de Mary Poppins. Là encore, il explore les zones d’ombre de personnages publics en leur donnant une dimension plus intime.
Cette capacité à raconter des biographies romancées mais touchantes devient l’un des traits les plus reconnaissables du style de John Lee Hancock, qui privilégie le drame humain au sensationnalisme.
Un style classique, au service du récit
On ne va pas voir un film de John Lee Hancock pour ses effets visuels ou sa mise en scène expérimentale. Son approche reste sobre, cadrée, presque invisible, dans la tradition d’un cinéma hollywoodien dit « de studio ». Il mise avant tout sur le jeu des acteurs, la structure narrative et une direction artistique soignée, souvent tournée vers l’Amérique profonde ou les environnements familiers du grand public.
Même dans des films au ton plus sombre, comme The Little Things (2021), un thriller policier avec Denzel Washington et Jared Leto, John Lee Hancock conserve cette patte mesurée, où l’ambiance prime sur les rebondissements gratuits. Il s’aventure ici sur un terrain plus psychologique, mais sans renier son attachement aux personnages.
Également scénariste et producteur, souvent de l’ombre
Avant de devenir réalisateur, John Lee Hancock est d’abord passé par l’écriture. Il est le scénariste du film A Perfect World (1993), réalisé par Clint Eastwood, ce qui lance sa carrière. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est parfois comparé à Eastwood dans sa manière de filmer l’Amérique : même goût pour la narration linéaire, mêmes personnages complexes mais attachants, même sobriété dans le ton.
Il assume également des rôles de producteur exécutif, comme sur My Dog Skip ou Hardball, où il continue de mettre en avant des récits humains, souvent en lien avec l’enfance, la famille ou la résilience.
Filmographie
5 sur 5 films