John Lasseter
- Casting
- Réalisation
- Production
- Écriture
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 41 films |
| Récompenses | 9 nominations et 3 victoires |
Biographie
John Lasseter, né le 12 janvier 1957 à Hollywood, Californie (États-Unis), est un réalisateur, producteur et animateur américain. Connu pour être l’un des fondateurs de l’animation en images de synthèse, il a profondément marqué l’industrie du film d’animation moderne. Et comme souvent à Hollywood, cette success story a commencé avec un crayon et beaucoup d’audace.
Des débuts prometteurs à Disney, puis un détour technologique
Passionné de dessin depuis l’enfance, John Lasseter étudie à la California Institute of the Arts, où il croise d’autres futurs grands noms de l’animation. Très tôt, il entre chez Disney, studio mythique mais à l’époque en pleine crise créative. C’est là qu’il découvre le potentiel de l’informatique appliquée à l’animation, ce qui, dans les années 1980, relevait encore de la science-fiction pour une bonne partie du secteur.
Mais à force de trop parler d’ordinateurs et de polygones, John Lasseter finit par être licencié par Disney. Une décision qui semble aujourd’hui difficile à justifier, mais qui lui ouvre ironiquement la porte d’un nouveau monde. Il rejoint alors une petite division de Lucasfilm, baptisée The Graphics Group, qui deviendra plus tard Pixar.
L’ère Pixar : une révolution dans l’histoire du cinéma d’animation
En 1995, John Lasseter réalise Toy Story, le premier long-métrage entièrement en images de synthèse. Le film est un succès retentissant et marque le début d’une nouvelle ère. Grâce à son approche centrée sur l’histoire, les personnages et l’émotion, John Lasseter impose un style Pixar unique qui séduit autant les enfants que les adultes. Suivront de nombreux succès critiques et commerciaux : Monstres & Cie, Cars, Ratatouille, Wall-E, et bien d'autres.
John Lasseter devient rapidement une figure incontournable, cumulant les casquettes de réalisateur, scénariste, producteur et directeur artistique. Il est nommé directeur de la création chez Pixar, mais aussi chez Disney Animation Studios après le rachat de Pixar par Disney en 2006. Sous son impulsion, Disney renoue avec la qualité narrative, avec des films comme Raiponce ou La Reine des Neiges.
Un style narratif bien à lui, entre innovation et émotion
Ce qui distingue John Lasseter, c’est sa capacité à marier la technique de pointe avec une narration profondément humaine. Les mondes qu’il crée sont toujours ancrés dans des émotions universelles, même lorsqu’ils mettent en scène des voitures qui parlent ou des jouets en crise existentielle. L’animation numérique n’est jamais une fin en soi, mais un moyen de raconter des histoires plus riches, plus subtiles, plus immersives.
On lui reconnaît aussi une obsession du détail et un sens aigu de la mise en scène, souvent inspiré du cinéma classique. Chaque plan, chaque mouvement, chaque silence a un sens. C’est cette rigueur qui a contribué à faire de Pixar une référence mondiale.
Une carrière freinée par des controverses, mais toujours influente
En 2017, John Lasseter quitte temporairement ses fonctions chez Disney, après des accusations de comportement inapproprié. L’affaire a conduit à son départ définitif l’année suivante, mettant fin à une collaboration de plus de 30 ans avec le studio. Un épisode marquant, qui a évidemment eu un impact sur sa réputation, bien que son influence sur l’animation contemporaine demeure intacte.
En 2019, il revient dans l’industrie en prenant la direction créative du studio Skydance Animation, une structure plus modeste mais ambitieuse. Ce retour a été accueilli avec une certaine prudence, mais aussi avec curiosité quant à ce que John Lasseter pourrait encore apporter à l’univers de l’animation.
L’héritage de John Lasseter dans l’animation moderne
Qu’on l’admire ou qu’on le critique, il est difficile d’ignorer le rôle central de John Lasseter dans la transformation du cinéma d’animation. Sans lui, il est probable que les films en images de synthèse auraient mis bien plus de temps à émerger, ou n’auraient pas trouvé ce subtil équilibre entre innovation technologique et storytelling émotionnel.
Les personnages qu’il a contribué à créer font désormais partie de la culture populaire mondiale, et son influence se retrouve encore aujourd’hui dans les productions de nombreux studios. Les jeunes animateurs formés sous sa direction perpétuent un certain idéal : celui d’un cinéma d’animation ambitieux, exigeant et profondément humain, même lorsqu’il est né dans une machine.
Filmographie
41 sur 41 films