John Hodgman
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Détails
| Autre nom | John Kellogg Hodgman |
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Nationalité |
| Filmographie | 2 films |
Biographie
John Hodgman, né le 3 juin 1971 à Brookline, dans le Massachusetts (États-Unis), est écrivain, acteur, humoriste, podcasteur et essayiste. Difficile de le faire entrer dans une seule case, tant John Hodgman a construit une œuvre à la fois littéraire, comique et profondément originale. Doté d’un esprit aussi analytique qu’absurde, il cultive avec brio l’image de l’homme érudit légèrement à côté de la plaque, un personnage qu’il incarne et démonte simultanément, toujours avec un humour singulier.
Un parcours universitaire sérieux pour un comique pas si sérieux
Diplômé de l’Université de Yale, où il étudie la littérature, John Hodgman aurait pu se tourner vers l’enseignement, l’édition ou un poste bien rangé dans un think tank. Il choisit pourtant une voie détournée, entre écriture satirique et performance comique. Avant d’embrasser la scène et les plateaux de tournage, il travaille comme agent littéraire. Cette proximité avec les auteurs et l’écriture nourrit son goût du mot juste et du détail faussement anecdotique.
Son premier grand coup médiatique se fait à travers ses faux almanachs : The Areas of My Expertise (2005), More Information Than You Require (2008) et That Is All (2011). Ces livres, volontairement absurdes, jouent avec la forme documentaire pour proposer des informations complètement inventées mais présentées avec un sérieux inébranlable. Ce ton mi-savant, mi-satirique devient rapidement la marque de fabrique de John Hodgman.
La télévision et le rôle culte du “PC” dans les pubs Apple
C’est à la télévision que John Hodgman se fait connaître du grand public, d’abord en tant que “contributeur expert” dans The Daily Show with Jon Stewart, où il campe des personnages de fausse autorité avec un aplomb réjouissant. Il y incarne notamment le “deranged millionaire”, un milliardaire fictif excentrique, oscillant entre arrogance et non-sens.
Mais c’est son rôle dans la célèbre campagne publicitaire “Get a Mac” d’Apple (2006–2009) qui lui donne une notoriété plus large. Il y incarne le PC, face à Justin Long dans le rôle du Mac. Là encore, John Hodgman assume un ton pince-sans-rire, costumé, rigide, tout en laissant transparaître une forme d’auto-parodie. Ce rôle devient rapidement culte — preuve qu’on peut briller en incarnant un logiciel.
Podcasts, performances et humour à voix basse
Depuis 2010, John Hodgman est également la voix du podcast Judge John Hodgman, dans lequel il se met en scène en juge fictif chargé de régler des “différends du quotidien” envoyés par les auditeurs. Faut-il ranger les verres à l’endroit ou à l’envers dans un placard ? Est-ce que le hot-dog est un sandwich ? L’humour y est toujours bienveillant, souvent absurde, mais étonnamment intelligent. Le podcast gagne un public fidèle et s’impose comme un espace de comédie douce, un genre que John Hodgman maîtrise à la perfection.
Sur scène, il propose également des spectacles de stand-up un peu particuliers, qui tiennent autant de la conférence que du monologue théâtral. Dans John Hodgman: Ragnarok (2012), diffusé sur Netflix, il imagine la fin du monde avec un flegme tout britannique — sauf qu’il est américain. Une apocalypse racontée comme un TED Talk maladroit, c’est à peu près l’idée. Et ça fonctionne.
Acteur discret, auteur constant
En parallèle de son activité d’écrivain et d’humoriste, John Hodgman mène aussi une carrière d’acteur, souvent dans des rôles secondaires mais marquants. Il apparaît dans des séries comme Community, Parks and Recreation, Flight of the Conchords ou encore Mozart in the Jungle. Il prête sa voix dans plusieurs projets animés, dont Coraline et Dicktown, qu’il co-crée avec David Rees.
En 2017, il publie Vacationland, un recueil d’essais autobiographiques plus sérieux, quoique jamais dénué d’humour. Il y aborde la vieillesse, le deuil, la paternité ou encore les complexes d’identité, avec une sincérité nouvelle et une forme d’apaisement. John Hodgman, sans perdre son style, passe progressivement de l’humour absurde à une forme d’introspection comique.