John Gulager
- Casting
- Réalisation
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 6 films |
Biographie
John Gulager, né le 19 décembre 1957 à New York, est un acteur, réalisateur et directeur de la photographie américain, surtout connu pour ses incursions dans le cinéma d’horreur et les productions de série B. Fils du comédien Clu Gulager, figure familière du cinéma et de la télévision américaine, John Gulager évolue dès son plus jeune âge dans un environnement artistique. Mais plutôt que de suivre une voie classique, il se spécialise dans les marges du cinéma hollywoodien, là où l’excentricité, l’humour noir et le gore cohabitent joyeusement.
De la caméra au fauteuil de réalisateur : un début atypique
Avant de se faire remarquer comme réalisateur, John Gulager touche un peu à tout dans le monde du cinéma indépendant. Il travaille notamment comme caméraman, compositeur et monteur, souvent sur de petits projets ou des films obscurs, avec une touche très artisanale. Il participe aussi à quelques courts-métrages en tant qu’acteur, généralement dans des rôles secondaires, parfois très éloignés des standards hollywoodiens. Il développe un goût prononcé pour l’univers décalé, le grotesque assumé et le cinéma de genre dans sa forme la plus brute.
C’est grâce à l’émission Project Greenlight, une émission de télé-réalité produite par Ben Affleck et Matt Damon, qu’il accède à la réalisation de son premier long-métrage. Le projet sélectionné, Feast (2005), devient immédiatement une référence culte pour les amateurs de films de monstres aussi sanglants que satiriques.
Feast : la série B dans toute sa splendeur
Avec Feast, John Gulager signe une entrée fracassante dans le petit cercle des réalisateurs de films d’horreur underground. Ce huis clos frénétique, situé dans un bar de campagne attaqué par des créatures voraces, mêle horreur extrême, humour noir, personnages caricaturaux et retournements de situation absurdes. Un cocktail explosif, volontairement outrancier, qui assume son ADN de série B jusqu’au bout des crocs.
Le film devient rapidement culte dans les cercles spécialisés et donne lieu à deux suites, Feast II: Sloppy Seconds (2008) et Feast III: The Happy Finish (2009), toutes deux encore plus déjantées, mais produites avec des moyens très limités. L’univers déglingué de la trilogie, marqué par des effets pratiques à l’ancienne et une absence totale de politiquement correct, devient la marque de fabrique de John Gulager. Ce dernier impose un style où l’absurde côtoie le viscéral, où les dialogues sont aussi tranchants que les mâchoires des monstres.
Piranha 3DD et le goût du n’importe quoi assumé
En 2012, John Gulager est appelé pour réaliser Piranha 3DD, suite du délire aquatique en relief Piranha 3D de Alexandre Aja. Le film est une farce assumée, où des piranhas préhistoriques envahissent un parc aquatique plein de maillots de bain minimalistes, de jets de sang et de gags gras. C’est vulgaire, sanglant, parodique, et surtout totalement en roue libre.
Certains y voient un naufrage, d’autres une extension logique de l’esprit série Z assumé que John Gulager revendique depuis ses débuts. Le film ne cherche pas à faire peur mais à choquer (gentiment) et à faire rire un public déjà conquis par l’absurde. Encore une fois, le réalisateur s’empare d’un matériau kitsch pour en faire un objet aussi grotesque que jubilatoire, selon les goûts.
Filmographie
6 sur 6 films