John C. McGinley
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 16 films |
Biographie
John C. McGinley, né le 3 août 1959 à New York (États-Unis), est un acteur, scénariste et producteur américain. Son nom n’est peut-être pas immédiatement connu de tous, mais son visage, lui, ne s’oublie pas. Avec sa diction précise, son regard perçant et son énergie à fleur de peau, John C. McGinley s’est imposé au fil des décennies comme l’un de ces acteurs de caractère que Hollywood adore… mais qu’elle ne met pas toujours en haut de l’affiche.
Il est surtout connu pour son rôle du Dr Perry Cox dans la série Scrubs, mais sa filmographie va bien au-delà du sarcasme et des monologues assassins. De la guerre du Vietnam à la comédie absurde, John C. McGinley a traversé des genres variés avec une constance : celle d’un acteur solide, intense et toujours très investi.
Des débuts théâtraux et une formation classique
Formé à la Syracuse University puis diplômé de la prestigieuse Tisch School of the Arts à New York, John C. McGinley commence par arpenter les planches avant de s’orienter vers le cinéma et la télévision. Ce bagage académique lui confère une rigueur qu’on retrouve dans chacun de ses rôles, qu’ils soient dramatiques ou comiques.
Ses premiers pas à l’écran sont marqués par un certain réalisme brutal. Il intègre dès 1986 le casting du film Platoon d’Oliver Stone, dans lequel il joue un soldat nerveux et imprévisible. Ce rôle inaugure une longue collaboration avec le réalisateur, puisqu’il apparaîtra ensuite dans Wall Street, Talk Radio et Né un 4 juillet. John C. McGinley devient alors l’un de ces visages familiers du cinéma engagé des années 80 et 90.
Un acteur caméléon entre drames et comédies
La suite de la carrière de John C. McGinley est jalonnée de rôles secondaires marquants. On le retrouve dans des films très différents, comme The Rock de Michael Bay, Point Break de Kathryn Bigelow, ou encore Office Space, où il incarne avec un certain cynisme l’un de ces cadres interchangeables et désincarnés qui hantent les open spaces. Il excelle dans les rôles autoritaires, sarcastiques, parfois inquiétants, toujours un peu à la limite.
Ce qui fait la particularité de John C. McGinley, c’est sa capacité à rendre crédible n’importe quel personnage, même le plus caricatural sur le papier. Il sait injecter une dose d’humanité dans des rôles qui pourraient n’être que des archétypes : le militaire rigide, le patron antipathique, le collègue odieux... ou le médecin acerbe.
Scrubs : le rôle qui le propulse dans la culture pop
C’est évidemment grâce à la série Scrubs que John C. McGinley accède à une reconnaissance plus large du grand public. À partir de 2001, il y campe le Dr Perry Cox, mentor aussi redouté qu’incontournable de l’interne J.D. Le personnage est un concentré de colère rentrée, de sarcasme acéré et de compassion bien dissimulée. Un rôle en or pour John C. McGinley, qui s’y livre à des performances vocales mémorables et des tirades monologues aussi drôles qu’infernaux.
La série durera neuf saisons (même si la dernière est souvent ignorée par les fans), et John C. McGinley y sera de tous les épisodes ou presque. Son interprétation du Dr Cox devient l’un des piliers de l’identité de Scrubs, aux côtés de Zach Braff et Donald Faison. Certains fans diraient même qu’il est l’âme grinçante mais touchante de la série.
Engagement personnel et activités parallèles
En dehors des plateaux, John C. McGinley est également connu pour son engagement en faveur des personnes atteintes de trisomie 21, un combat personnel qu’il mène notamment en tant que porte-parole de la Global Down Syndrome Foundation. Son propre fils est porteur de la trisomie 21, ce qui donne à son implication une profondeur sincère, loin des engagements de façade.
Il a aussi travaillé comme scénariste, producteur, et prêté sa voix à plusieurs projets d’animation et de jeux vidéo. Sa carrière est marquée par une diversité d’expériences, preuve que John C. McGinley n’est pas du genre à rester dans sa zone de confort.
John C. McGinley : le sel des séries et du cinéma
Il y a des acteurs qui crèvent l’écran par leur charisme tranquille, d’autres par leur intensité nerveuse. John C. McGinley appartient sans doute à la seconde catégorie. Il ne cherche pas à séduire ou à plaire, il joue, à fond, avec une énergie presque physique. Que ce soit en blouse blanche, en treillis militaire ou en costume de bureau, il impose sa présence et son rythme.
Peu importe qu’il soit en haut de l’affiche ou juste à côté, John C. McGinley reste un acteur qu’on n’oublie pas. Parce que dans un monde de clones hollywoodiens bien coiffés, lui a gardé ses angles, ses aspérités... et ce regard un peu fou qui dit : ne me sous-estime pas.