Joey Slotnick
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Joey Slotnick, né le 2 octobre 1968 à Chicago, dans l’État de l’Illinois, aux États-Unis, est un acteur américain dont la carrière oscille avec une souplesse étonnante entre télévision, cinéma indépendant, films grand public et théâtre new-yorkais. Sans être une tête d’affiche omniprésente, Joey Slotnick est pourtant l’un de ces visages immédiatement reconnaissables, capable de glisser sans effort du nerd attachant au personnage plus complexe, parfois même inquiétant, toujours crédible. C’est un acteur à la fois subtil, drôle et profondément humain, qui mérite un peu plus que l’étiquette de « second rôle sympa ».
The Single Guy, Nip/Tuck et autres visages télévisés
C’est probablement à la télévision que Joey Slotnick s’est fait connaître du plus grand nombre. Il incarne Sam Sloan, le colocataire excentrique de Jonathan dans la sitcom The Single Guy, diffusée à la fin des années 90. Dans cette série typique de l’époque post-Friends, Joey Slotnick impose un style comique légèrement décalé, jamais caricatural, avec un vrai sens du timing et de la réplique absurde.
Mais il serait injuste de le cantonner à la comédie. Dans Nip/Tuck, la série provocatrice de Ryan Murphy, il interprète Dr. Merril Bobolit, un chirurgien esthétique prétentieux et rival peu scrupuleux des deux protagonistes. Un rôle bien plus sombre et complexe, où Joey Slotnick parvient à injecter une dose d’humour noir, tout en révélant les failles de ce personnage à l’égo surdimensionné. Une vraie performance de nuance, dans un univers où la surface cache souvent le pire.
Il apparaît aussi dans une multitude d'autres séries populaires, comme The Office, Boston Public, Psych, Alias, CSI ou encore Law & Order, toujours avec ce mélange de présence discrète et de justesse, qui le rend indispensable dans des univers très variés.
Le cinéma, entre grosses productions et films indépendants
Côté grand écran, Joey Slotnick a tenu des rôles secondaires dans plusieurs films marquants des années 90 et 2000. Il est notamment au casting de Twister (1996), dans lequel il incarne Joey, un technicien météo geek à souhait, qui colle parfaitement à son profil de personnage un peu en marge mais essentiel à la dynamique du groupe. On le retrouve aussi dans Hollow Man (2000), Blast from the Past, A League of Their Own (non crédité) ou encore dans le téléfilm Pirates of Silicon Valley, dans lequel il joue Steve Wozniak, cofondateur d’Apple.
Ce rôle de Wozniak est d’ailleurs l’un de ses plus salués : il y livre une performance touchante, à la fois humble et profondément humaine, contrastant avec le caractère plus tranchant de Steve Jobs, incarné par Noah Wyle. Là encore, Joey Slotnick démontre sa capacité à injecter une densité émotionnelle discrète mais solide dans ses personnages.
Il se plaît aussi dans le cinéma indépendant et expérimental, participant régulièrement à des projets de moindre envergure mais souvent plus audacieux, aussi bien en tant qu’acteur qu’en soutien de la scène artistique new-yorkaise.
Une passion jamais éloignée du théâtre
En parallèle de sa carrière à l’écran, Joey Slotnick est très actif sur scène, notamment à New York. Il s’est illustré à Broadway dans des pièces comme The Big Knife, The Front Page ou encore Laughter on the 23rd Floor. Son jeu y est toujours salué pour sa précision et sa capacité à équilibrer comédie et émotion sans jamais tomber dans la démonstration.
C’est sans doute au théâtre que l’on comprend le mieux la richesse de son jeu : une économie de gestes, une sincérité constante, et une capacité rare à faire vivre des personnages ordinaires avec une intensité très particulière.
Un acteur qu’on sous-estime… jusqu’à ce qu’il parle
Il faut tendre un peu l’oreille pour apprécier pleinement Joey Slotnick. Ce n’est pas un acteur qui s’impose par la force ou l’exubérance. Il joue tout en finesse, parfois même à contre-emploi, et c’est ce qui fait toute sa valeur. Il peut passer d’un personnage comique à un rôle tragique sans avoir besoin de modifier sa voix, son allure ou ses mimiques : c’est l’intention derrière chaque réplique qui change tout.
Pas étonnant que les réalisateurs et créateurs de séries fassent souvent appel à lui pour ces rôles secondaires qui structurent un récit, qui apportent un contrepoint, une touche d’humanité, un décalage ou un regard ironique. Joey Slotnick, c’est un peu le chaînon manquant entre le cœur du récit et sa respiration.