Joey Ansah
- Casting
Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Joey Ansah, né le 24 novembre 1982 à Hammersmith, un quartier de Londres au Royaume-Uni, est un acteur, réalisateur, scénariste et chorégraphe britannique.
Fils du célèbre styliste Kofi Ansah, figure importante de la mode ghanéenne, Joey Ansah grandit dans un environnement multiculturel, à cheval entre les influences africaines de son père et le paysage britannique qui l’a vu naître. Avant de se tourner vers les plateaux de tournage, Joey Ansah s’intéresse très tôt aux arts martiaux. Il commence par le capoeira, avant de se spécialiser dans plusieurs disciplines, notamment le taekwondo, le ninjutsu, le jujitsu et le wushu. Cette maîtrise l’amènera à intégrer des productions cinématographiques où l’exigence physique est élevée, et où la crédibilité d’un mouvement vaut parfois autant que l’émotion d’un regard.
Les débuts de Joey Ansah dans le cinéma d’action
La carrière d’acteur de Joey Ansah démarre dans les années 2000 avec quelques rôles discrets, mais c’est en 2007 qu’il se fait remarquer à l’international grâce à The Bourne Ultimatum. Dans ce troisième volet de la saga de Jason Bourne, il incarne Desh Bouksani, un assassin redoutable. La séquence de combat rapproché entre Joey Ansah et Matt Damon reste l’un des moments les plus mémorables du film, en grande partie grâce à l’implication directe de Joey Ansah dans la chorégraphie du combat. Il allie alors sa formation martiale à une interprétation intense et silencieuse, démontrant une parfaite maîtrise de l’espace et du rythme, deux éléments clés dans le cinéma d’action.
Cette performance marque un tournant. Non seulement Joey Ansah est capable d'incarner un tueur crédible, mais il est également reconnu pour sa capacité à concevoir des séquences de combat cohérentes, dynamiques et visuellement percutantes, sans avoir besoin d’effets spéciaux démesurés ni de doublures.
Street Fighter : quand la passion devient un projet personnel
Grand amateur de jeux vidéo, Joey Ansah nourrit depuis longtemps une passion pour la franchise Street Fighter. Frustré par les adaptations cinématographiques peu fidèles à l’univers du jeu, il décide de prendre les choses en main. En 2010, il coécrit et coréalise Street Fighter: Legacy, un court-métrage non officiel, mais acclamé par les fans pour sa fidélité visuelle et son respect des personnages d’origine. Il y interprète lui-même Akuma, un rôle physique et emblématique qu’il reprend ensuite dans les projets suivants.
Face à l’enthousiasme généré, Joey Ansah développe ensuite Street Fighter: Assassin’s Fist, une mini-série lancée en 2014, qu’il coécrit et réalise. Le projet, cette fois officiellement soutenu par Capcom, séduit par son approche sérieuse et immersive de l’univers du jeu. En assumant plusieurs rôles à la fois (réalisateur, chorégraphe, acteur), Joey Ansah s’affirme comme un artiste complet, capable de tenir les rênes d’une production ambitieuse tout en restant fidèle à l’esprit de l’œuvre originale. Une prouesse dans un domaine souvent dominé par des logiques commerciales plus que narratives.
Un acteur et réalisateur en quête d’authenticité
Ce qui distingue Joey Ansah, au-delà de ses compétences techniques, c’est sa volonté constante d’allier authenticité et spectacle. Il ne s’agit pas pour lui de faire des scènes de combat pour impressionner, mais bien de raconter une histoire à travers le mouvement. Cette approche, presque artisanale, contraste avec les standards hollywoodiens souvent plus centrés sur le montage rapide et les effets visuels. Dans ses projets, Joey Ansah prend le temps de montrer le geste, le poids du corps, la tension dans l’espace. On est plus proche de la chorégraphie de danse que de la bagarre de série B.
Son style est reconnaissable, notamment par le soin apporté à la gestuelle, la lisibilité des enchaînements et la cohérence avec le ton de l’œuvre. Il reste à ce jour l’un des rares réalisateurs occidentaux à avoir su retranscrire l’esprit des arts martiaux asiatiques sans les caricaturer ni les appauvrir.