Joe Alwyn
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Joe Alwyn, né le 21 février 1991 à Tunbridge Wells, dans le Kent, au Royaume-Uni, incarne une nouvelle génération d’acteurs britanniques aussi à l’aise dans le cinéma d’auteur que dans les grandes fresques internationales. Son nom circule souvent dans la presse, parfois davantage pour sa vie privée que pour ses rôles, mais ce serait une erreur de le résumer à une notoriété par ricochet. Joe Alwyn est avant tout un acteur de formation classique, formé à la Royal Central School of Speech and Drama à Londres, dont le parcours, à défaut d’être tapageur, se distingue par une régularité et un vrai goût pour la subtilité. Derrière ses allures de gentleman à la blondeur calme, Joe Alwyn construit pas à pas une filmographie faite de projets exigeants, de collaborations prestigieuses et de personnages souvent traversés par une tension intérieure. Un style feutré, très britannique dans l’approche, mais qui n’exclut ni le risque ni l’ambition.
Un premier rôle remarqué sous la direction d’Ang Lee
Il aurait pu démarrer plus discrètement, mais Joe Alwyn entre directement par la grande porte en 2016 avec Billy Lynn’s Long Halftime Walk, réalisé par Ang Lee. Il y incarne Billy Lynn, un jeune soldat américain célébré comme héros de guerre au retour d’Irak, mais profondément marqué par le traumatisme du front. Le film, ambitieux sur le plan technologique et narratif, ne rencontre pas le succès espéré, mais la performance de Joe Alwyn est largement saluée pour sa maturité et sa retenue.
Ce rôle principal, décroché alors qu’il était encore étudiant, aurait pu lancer une carrière hollywoodienne flamboyante. Au lieu de cela, Joe Alwyn opte pour des choix plus nuancés, souvent collectifs, dans des films où il n’est pas forcément en tête d’affiche, mais où il peut affiner son jeu.
Un acteur de composition dans des films d'époque et des drames contemporains
On le retrouve rapidement dans des films en costumes comme The Favourite (2018), où il incarne un jeune homme opportuniste dans une cour royale en pleine guerre d’influences. Le film, signé Yorgos Lanthimos, lui permet de côtoyer Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone, dans un univers aussi acide qu'esthétiquement radical. Joe Alwyn, dans ce rôle secondaire, réussit à exister sans forcer, à contre-courant d’un certain cabotinage souvent associé aux drames historiques.
Il enchaîne ensuite avec Harriet, Mary Queen of Scots, A Christmas Carol, ou encore Catherine Called Birdy, des projets aux registres variés où il explore des figures masculines souvent tiraillées entre position sociale, attentes morales et désirs contradictoires.
Mais Joe Alwyn ne se limite pas aux reconstitutions d’époque. Dans Conversations with Friends (adaptation du roman de Sally Rooney), diffusé en série, il incarne Nick, un homme marié et mélancolique, pris dans une relation complexe avec une jeune étudiante. Ici encore, son jeu repose sur des micro-gestes, des silences, des regards, loin des archétypes masculins dominants, et qui plaisent tout particulièrement à un public sensible aux récits intimistes.
Une célébrité sous contrôle, une image discrètement maîtrisée
Malgré une présence croissante dans le paysage cinématographique international, Joe Alwyn reste extrêmement discret dans les médias. Pendant plusieurs années, il a été sous les projecteurs pour sa relation avec Taylor Swift, une exposition médiatique qu’il a toujours refusé d’exploiter. Aucun déballage, aucune interview racoleuse, aucune déclaration publique excessive : Joe Alwyn a toujours cherché à séparer vie privée et vie professionnelle, avec une rigueur quasi-britannique.
Cette discrétion n’a fait que renforcer son image d’acteur sérieux, concentré sur son art, et probablement peu intéressé par le star system. Il semble privilégier les collaborations créatives et les projets d’envergure modeste mais artistiquement forts, plutôt que les grosses machines où le jeu passe au second plan.