Jodie Foster

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 12 films
Récompenses 12 nominations et 8 victoires

Biographie

Née le 19 novembre 1962 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), Alicia Christian Foster, dite Jodie Foster, est une actrice, réalisatrice, productrice et scénariste américaine. Véritable enfant du cinéma, elle commence à tourner très jeune, avant de s’imposer dès l’adolescence comme l’une des actrices les plus douées de sa génération. Refusant le star-system, adepte des rôles complexes et des choix de carrière audacieux, elle mène depuis plus de quarante ans une trajectoire à la fois brillante, cohérente et farouchement indépendante.

Avec deux Oscars, une carrière d'actrice internationale, des films réalisés avec exigence, et un esprit lucide sur l’industrie hollywoodienne, Jodie Foster s’impose comme l’une des figures majeures du cinéma contemporain, mêlant exigence intellectuelle et intensité émotionnelle.

Une enfance sous les projecteurs, mais un esprit déjà affûté

Jodie Foster débute dans le show-business à l’âge de 3 ans, d’abord dans des publicités, puis à la télévision. Très vite, elle impressionne par sa maturité, sa diction parfaite et son regard déterminé, qui font d’elle l’antithèse des enfants stars formatés. À seulement 12 ans, elle crève l’écran dans Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese, où elle incarne Iris, une jeune prostituée protégée par Travis Bickle (Robert De Niro).

Le film, controversé et salué, lui vaut une nomination à l’Oscar, et fait d’elle une enfant prodige aux portes du traumatisme cinématographique. Mais Foster étonne : elle traverse cette période sans s’effondrer, continue à jouer, et surtout… elle part étudier à Yale, où elle obtient un diplôme en littérature. Un choix rare à Hollywood, où les projecteurs ne la détournent jamais de sa quête d’indépendance intellectuelle.

Une actrice rare, guidée par l’intuition et la cohérence

À son retour, Jodie Foster évite soigneusement les pièges de la starification. Elle sélectionne ses projets avec rigueur et refuse de se laisser enfermer dans un type de rôle. En 1988, elle bouleverse le public dans Les Accusés, où elle interprète Sarah Tobias, une femme violée publiquement dans un bar, qui lutte pour faire reconnaître le crime. Une performance intense, viscérale, qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Elle devient alors la voix d’une nouvelle génération de rôles féminins forts, ancrés dans le réel, et porteurs d’une charge politique.

Trois ans plus tard, elle incarne Clarice Starling dans Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs, 1991), face à Anthony Hopkins et son terrifiant Hannibal Lecter. Son interprétation, toute en retenue, intelligence et tension contenue, marque l’histoire du cinéma. Elle remporte un deuxième Oscar, et impose une héroïne intelligente, vulnérable mais résolue, dans un genre alors dominé par les figures masculines.

Une carrière de réalisatrice à part entière

Refusant de se contenter d’un rôle d’actrice, Jodie Foster passe très tôt derrière la caméra. Elle réalise son premier film, Le Petit Homme (Little Man Tate, 1991), l’histoire d’un enfant surdoué en quête d’équilibre. Le film, sensible et fin, révèle une cinéaste attentive à la psychologie et aux non-dits.

Elle enchaîne avec Week-end en famille (Home for the Holidays, 1995), puis Le Complexe du castor (The Beaver, 2011), avec Mel Gibson, film étrange sur la dépression et le pouvoir de l’imaginaire. Elle réalise également des épisodes de séries comme Orange is the New Black, House of Cards ou Black Mirror, et dirige Money Monster (2016), un thriller financier avec George Clooney et Julia Roberts. Son style de mise en scène est sobre, centré sur les personnages, souvent politique sans être démonstratif.

Une présence rare, choisie, et toujours juste

À l’écran, Jodie Foster se fait plus rare à partir des années 2000, mais chacune de ses apparitions est remarquée. Elle tourne avec David Fincher dans Panic Room (2002), Spike Lee dans Inside Man (2006), ou Roman Polanski dans Carnage (2011). Elle explore également la science-fiction (Contact, Elysium) et les thrillers psychologiques (Flightplan), toujours en incarnant des femmes intelligentes, en tension, souvent seules contre le monde.

Elle refuse la facilité, les franchises lucratives, les apparitions médiatiques superflues. Jodie Foster ne court pas après la caméra, elle la choisit.

Une actrice engagée, mais discrète

Connue pour son extrême pudeur, Jodie Foster reste longtemps silencieuse sur sa vie privée. Lors des Golden Globes 2013, elle prononce un discours très personnel et touchant dans lequel elle évoque son homosexualité et sa volonté de vivre à l’écart du regard public, tout en rendant hommage à sa compagne de longue date et à ses enfants. Ce moment devient un repère important dans la manière dont les figures publiques peuvent parler de leur intimité avec dignité et subtilité, loin des effets d’annonce.

Foster s’engage également pour la représentation des femmes dans le cinéma, pour les droits des minorités, et plus généralement pour un cinéma réfléchi, éthique, humain, sans jamais devenir moralisatrice ou militante de façade.

Jodie Foster : lucidité, élégance et force tranquille

Jodie Foster est ce mélange rare de brillance intellectuelle, puissance d’interprétation et sens artistique raffiné. Elle a su traverser toutes les époques du cinéma moderne sans jamais se compromettre, forgeant une carrière sans équivalent, construite sur la durée, la fidélité à ses choix, et une exigence constante.

Elle n’a jamais été "pop", jamais docile, jamais décorative. Et c’est précisément ce qui fait d’elle l’une des figures les plus respectées du cinéma mondial, autant par ses pairs que par le public.

Filmographie

12 sur 12 films

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