JoBeth Williams
- Casting
Détails
| Autre nom | Margaret JoBeth Williams |
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Nationalité |
| Filmographie | 8 films |
Biographie
JoBeth Williams est née le 6 décembre 1948 à Houston, au Texas (États-Unis). Actrice à la carrière riche et variée, elle est surtout connue pour ses rôles marquants dans les années 1980, notamment dans le registre du drame familial et du fantastique, mais elle s’est également illustrée à la télévision et derrière la caméra. Dotée d’un charme discret et d’un jeu toujours sincère, JoBeth Williams est l’une de ces comédiennes que le public n’oublie pas, même si elle n’a jamais cherché la première place.
Avant d’embrasser le métier d’actrice, elle se destine d’abord au journalisme, qu’elle étudie à la Brown University. Ce n’est qu’après ses études qu’elle se tourne vers le théâtre, avec une formation sérieuse à la London Academy of Music and Dramatic Art. De là naît une carrière sans tapage, mais traversée de rôles forts, touchants et souvent très humains.
Poltergeist : un rôle culte dans un film devenu référence
Le rôle le plus célèbre de JoBeth Williams reste sans doute celui de Diane Freeling dans Poltergeist (1982), réalisé par Tobe Hooper et produit par Steven Spielberg. Elle y incarne une mère de famille confrontée à des phénomènes paranormaux, dans ce qui reste aujourd’hui un classique du cinéma fantastique américain.
Ce qui frappe dans sa performance, c’est son authenticité. Elle donne de la profondeur au personnage, au-delà de l’horreur : une mère aimante, dépassée mais combative, crédible du début à la fin. Ce rôle, qui aurait pu être purement fonctionnel dans un film de genre, devient grâce à elle émotionnellement chargé, ancré dans une réalité familiale.
Elle reprendra son rôle dans Poltergeist II: The Other Side (1986), mais c’est bien dans le premier opus que sa performance atteint une intensité encore saluée aujourd’hui.
Une actrice à l’aise dans tous les registres
Si l’étiquette Poltergeist lui colle parfois à la peau, JoBeth Williams a prouvé au fil des décennies qu’elle était loin de se limiter au fantastique. Elle enchaîne les rôles dans des drames sociaux, des comédies et même des romances, toujours avec ce ton juste et cette capacité à rendre ses personnages profondément humains.
Elle est notamment remarquable dans The Big Chill (Les Copains d’abord, 1983) de Lawrence Kasdan, où elle incarne l’une des figures centrales d’un groupe d’amis réunis après un deuil. Là encore, elle parvient à allier douceur, force et vulnérabilité dans une œuvre profondément générationnelle.
On la retrouve également dans Kramer vs. Kramer (1979), Teachers (1984), Switch (1991) ou Wyatt Earp (1994). À chaque fois, JoBeth Williams offre une interprétation sobre, loin des effets de manche, mais d’autant plus convaincante.
Une présence solide sur le petit écran
En parallèle de sa carrière au cinéma, JoBeth Williams a été très active à la télévision. Dès les années 1970, elle apparaît dans des feuilletons et téléfilms, avec une grande régularité. On l’a vue dans des séries comme Frasier, Dexter, Private Practice ou NCIS, dans des rôles toujours marquants malgré un temps d’écran parfois limité.
Elle a également été nommée à plusieurs reprises aux Emmy Awards, notamment pour ses performances dans des téléfilms dramatiques comme Adam (1983) ou Baby M (1988), des fictions inspirées de faits réels, où elle incarne souvent des femmes confrontées à des dilemmes moraux et personnels complexes.
Son travail à la télévision lui a permis d’explorer des personnages plus variés, dans des contextes souvent intimes, loin des grandes productions hollywoodiennes.
Derrière la caméra : une autre forme d’expression
Depuis les années 2000, JoBeth Williams s’est également essayée à la réalisation, avec plusieurs courts métrages à son actif. Elle a notamment réalisé On Hope (1994), un court métrage nommé à l’Oscar, preuve qu’elle ne se contente pas d’être dirigée, mais qu’elle sait aussi construire ses propres récits.
Parallèlement, elle s’est engagée activement dans des organisations liées à l’industrie cinématographique. Elle a notamment été présidente du syndicat des acteurs (SAG Foundation), ce qui confirme son rôle de figure respectée au sein de la profession, à la fois pour sa carrière et pour son engagement institutionnel.