Jimmy Kimmel
- Casting
Détails
| Autre nom | James Christian Kimmel |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 10 films |
Biographie
Jimmy Kimmel est né le 13 novembre 1967 à Brooklyn, New York, aux États-Unis, dans une famille d’origine germano-italienne. Animateur de télévision, humoriste, producteur, scénariste et parfois acteur à ses heures perdues, Jimmy Kimmel est surtout connu pour être le visage de Jimmy Kimmel Live!, talk-show de fin de soirée diffusé sur ABC depuis 2003.
Avec son humour parfois grinçant mais rarement gratuit, il s’est imposé comme l’un des piliers du paysage télévisuel américain, aux côtés de figures comme Stephen Colbert ou Jimmy Fallon (oui, les late shows ont un faible pour les prénoms répétitifs). Mais avant de distribuer les vannes face caméra, Jimmy Kimmel a suivi un parcours un brin plus laborieux. Après avoir brièvement étudié à l’université (il n’a jamais obtenu de diplôme), il fait ses débuts à la radio locale, où il affine son style provocateur. Il se fait remarquer sur KROQ-FM, station culte de Los Angeles, avant de migrer vers la télévision, où il va construire un humour plus grand public, sans perdre sa petite touche de sarcasme.
De The Man Show à Jimmy Kimmel Live! : une ascension télévisuelle progressive
Avant de devenir un animateur de late-night, Jimmy Kimmel s’est d’abord fait connaître dans The Man Show, émission satirique et volontairement provocatrice diffusée sur Comedy Central à la fin des années 90. Co-animée avec Adam Carolla, l’émission jouait sur les clichés masculins les plus absurdes, parfois avec brio, parfois avec lourdeur, mais a su imposer son style irrévérencieux. C’est dans ce contexte que Jimmy Kimmel affine son sens du rythme comique et son goût pour l’humour à la frontière du politiquement incorrect.
En 2003, ABC lui confie sa propre émission de fin de soirée : Jimmy Kimmel Live!. Ironiquement, l’émission n’est pas vraiment en direct (ou rarement), mais le ton est, lui, très spontané. Le programme trouve rapidement son public, grâce au mélange d’interviews décontractées, de sketches absurdes, de parodies et de monologues sarcastiques sur l’actualité. Le tout porté par le style de Jimmy Kimmel : un peu blasé, souvent moqueur, mais avec un fond d’empathie jamais très loin.
Un humour acide mais souvent engagé
Au fil des années, Jimmy Kimmel est passé du rôle de clown du soir à celui de commentateur plus sérieux de l’actualité américaine. Il n’hésite pas à prendre position sur des sujets sensibles : la réforme de la santé, les armes à feu, l’immigration… Il utilise souvent son propre vécu pour parler de questions sociales, comme lorsqu’il évoque en larmes les problèmes cardiaques de son fils, pour défendre l’accès aux soins pour tous. Des moments inattendus dans un talk-show de fin de soirée, mais qui ont marqué durablement son image.
Cela ne l’empêche pas de continuer à piquer là où ça fait mal : ses monologues politiques sont devenus viraux, notamment lors des mandats de Donald Trump, qu’il critique sans relâche. Mais Jimmy Kimmel reste aussi capable d’auto-dérision, n’hésitant pas à tourner en dérision sa propre carrière, son physique, ou encore ses ratés en direct. Il manie le sarcasme comme une langue maternelle, mais sans basculer dans le cynisme total.
Oscarisé… mais pas vraiment
Depuis quelques années, Jimmy Kimmel est aussi devenu un maître de cérémonie régulier des Oscars. Il a animé les Academy Awards à plusieurs reprises, apportant un ton plus détendu (et parfois un peu piquant) à une cérémonie souvent critiquée pour son formalisme. Son passage aux commandes des Oscars 2017 reste légendaire, ou embarrassant, selon les points de vue, à cause de l’incroyable confusion autour de l’annonce du meilleur film (La La Land / Moonlight). Un moment de télévision improbable, dont Jimmy Kimmel est sorti avec un sens de l’humour intact, et une réputation d’animateur capable de gérer même l’absurde en direct.
Il continue à jouer régulièrement ce rôle de présentateur des grandes cérémonies, avec une certaine aisance moqueuse. Il n’essaie pas d’être le plus drôle, ni le plus consensuel, mais il réussit à garder l’équilibre entre le sarcasme de fin de soirée et la solennité (toute relative) d’Hollywood.