Jim Starlin
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Jim Starlin, né le 9 octobre 1949 à Détroit, dans le Michigan, est un scénariste, dessinateur et encreur américain incontournable dans l’histoire des comics, en particulier chez Marvel. S’il n’a pas toujours été sous le feu des projecteurs, son influence sur l’univers des super-héros, notamment dans la sphère cosmique, est absolument majeure. Il n’a pas seulement inventé des personnages, il a façonné des mythes.
Avant de plonger dans l’univers des comics, Jim Starlin fait ses armes dans la Navy, où il travaille comme photographe. Une période durant laquelle il griffonne déjà des concepts de personnages… dont certains verront le jour quelques années plus tard dans les pages de Marvel. Après un passage à l’école des Beaux-Arts de Détroit, il intègre l’industrie des comics au début des années 1970, une période charnière où les super-héros commencent à explorer des thématiques plus complexes, parfois même philosophiques ou métaphysiques. Parfait terrain de jeu pour un auteur aussi inspiré que lui.
L’univers cosmique Marvel : l’empreinte profonde de Jim Starlin
C’est véritablement avec Captain Marvel et Warlock que Jim Starlin pose les bases de ce qui deviendra sa marque de fabrique : un espace intersidéral peuplé de divinités, de dilemmes moraux, de guerres stellaires et de questions existentielles. Il transforme Adam Warlock en figure christique tourmentée, lui oppose le Magus, son double maléfique, et pose les fondations d’un récit cosmique aux allures de tragédie grecque… dans l’espace.
Mais c’est bien sûr avec Thanos, introduit pour la première fois en 1973 dans Iron Man #55, que Jim Starlin marque à jamais l’univers Marvel. Inspiré à la fois par Darkseid de DC et par des figures philosophiques comme Nietzsche, Thanos dépasse vite le simple rôle de super-vilain pour devenir un personnage complexe, obsédé par l’équilibre cosmique, la mort… et les Gants qui vont avec. Des décennies plus tard, le personnage connaîtra une nouvelle vie sur grand écran dans le Marvel Cinematic Universe, avec une fidélité remarquable à la vision initiale de Jim Starlin.
Difficile de ne pas noter ici un petit clin d’œil du destin : ce personnage né dans les marges d’un numéro d’Iron Man finit par incarner la menace ultime de tout un univers cinématographique, preuve que l’imaginaire de Jim Starlin a toujours eu une longueur d’avance.
Entre indépendance et engagements créatifs
Si Jim Starlin est souvent associé à Marvel, il a toujours cultivé une certaine indépendance créative. Dans les années 80, il travaille également chez DC Comics, où il écrit notamment Batman: A Death in the Family, l’arc narratif célèbre pour la mort de Jason Todd, le deuxième Robin. Là encore, il n’hésite pas à injecter une dimension tragique et inattendue dans un univers souvent perçu comme plus figé.
Plus tard, il explore des œuvres plus personnelles, notamment avec Dreadstar, sa propre série publiée initialement par Epic Comics, une filiale de Marvel dédiée aux récits d’auteurs. Là, Jim Starlin déploie toute la liberté graphique et narrative qu’il ne peut pas toujours se permettre dans les grandes maisons. On y retrouve ses thématiques de prédilection : guerre, pouvoir, foi, libre arbitre… mais aussi un goût certain pour les personnages cabossés et les antihéros.
Au fil des années, Jim Starlin est aussi devenu une figure militante de la défense des droits des auteurs de comics, notamment sur les questions de reconnaissance et de rémunération autour des personnages qu’ils ont créés. Il s’est publiquement exprimé sur l’utilisation de Thanos dans le MCU, dénonçant à plusieurs reprises les écarts entre le succès commercial des films et la compensation des créateurs originaux. Des revendications qui ont trouvé un certain écho dans l’industrie, et qui ont mené à des ajustements tardifs mais symboliques.
Une influence durable sur la pop culture contemporaine
Aujourd’hui, même ceux qui ne lisent pas de comics connaissent les créations de Jim Starlin, souvent sans le savoir. Les grandes lignes de l’intrigue du Infinity Gauntlet (1991), qu’il a écrit, forment l’épine dorsale de Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame. Ce récit, dans lequel Thanos rassemble les six pierres de l’Infini pour anéantir la moitié de l’univers, est l’un des arcs les plus emblématiques de toute l’histoire de Marvel, aussi bien sur papier que sur écran.
Au-delà de son œuvre scénaristique, Jim Starlin est aussi un dessinateur accompli. Son style, énergique et chargé, correspond parfaitement à l’exubérance des récits cosmiques. Il dessine ses propres histoires pendant longtemps, donnant à ses récits une cohérence visuelle rare. Même lorsqu’il délègue le dessin, ses scripts restent fortement visuels, pensés pour l’impact graphique autant que narratif.
Filmographie
8 sur 8 films