Jim Abrahams
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 10 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Jim Abrahams est un réalisateur, scénariste et producteur américain, né le 10 mai 1944 à Shorewood, dans le Wisconsin (États-Unis) et est décédé le 26 novembre 2024.
Si son nom n’est pas toujours associé immédiatement aux grands classiques de la comédie américaine, ses films, eux, ont façonné tout un pan du cinéma burlesque des années 1980 et 1990. En tant que membre du trio ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker), Jim Abrahams est l’un des architectes les plus influents de la comédie parodique américaine, avec un style reconnaissable entre mille : absurde, rapide, décalé et farci de jeux de mots à double sens. Ses œuvres ont marqué plusieurs générations de spectateurs, et certaines répliques sorties de ses films font encore partie du lexique populaire. Sans cape ni superpouvoir, Jim Abrahams a tout simplement changé la façon de faire rire au cinéma.
ZAZ : une alliance comique explosive
Tout commence dans les années 1970, lorsque Jim Abrahams s’associe à David Zucker et Jerry Zucker, deux autres jeunes auteurs originaires de Milwaukee. Ensemble, ils forment le trio ZAZ, qui se fait d’abord connaître sur scène avec des spectacles comiques, avant de passer au cinéma.
Leur premier succès retentissant, c’est Airplane! (1980), une parodie des films catastrophes (en particulier Zero Hour!). Réalisé à trois mains, le film est un concentré de gags visuels, de jeux de langage absurdes et de comique de situation poussé à l’extrême. Airplane! devient instantanément un film culte, souvent cité parmi les meilleures comédies de tous les temps, et redéfinit le genre de la parodie cinématographique.
Le ton est donné : Jim Abrahams, avec ses complices, propose un humour qui ne cherche pas la finesse à tout prix, mais qui vise l’efficacité maximale, quitte à balancer une blague toutes les dix secondes. Et ça fonctionne.
De Top Secret! à Hot Shots!, la parodie comme art de vivre
Après Airplane!, le trio remet le couvert avec Top Secret! (1984), qui mêle pastiche de films d’espionnage et parodie des films de guerre à la sauce Elvis. Le film est moins connu que Airplane!, mais reste un bijou pour les amateurs de comédie absurde, avec un Val Kilmer en pleine forme et des séquences visuelles d’une inventivité remarquable.
Dans les années 1990, Jim Abrahams poursuit en solo (ou presque) avec Hot Shots! (1991) et sa suite Hot Shots! Part Deux (1993), deux parodies ouvertement inspirées de Top Gun, Rambo et consorts. Charlie Sheen, alors en pleine ascension, y incarne Topper Harley, soldat aussi improbable qu'hilarant. Ces films sont typiques du style Abrahams : parodies frontales, gags absurdes à la chaîne, et une affection évidente pour le cinéma qu’il moque.
Avec ces productions, Jim Abrahams s’impose comme un spécialiste du pastiche cinéphile, capable de tordre les codes hollywoodiens tout en leur rendant hommage.
Une incursion plus sérieuse : First Do No Harm
En 1997, Jim Abrahams surprend tout le monde avec First Do No Harm, un téléfilm dramatique avec Meryl Streep, inspiré de sa propre expérience personnelle. Son fils atteint d’épilepsie pharmaco-résistante, il découvre alors le régime cétogène comme solution thérapeutique, peu connue et peu soutenue par le corps médical à l’époque.
Ce projet, loin de l’humour débridé de ses débuts, montre un autre visage de Jim Abrahams, engagé, concerné, et prêt à utiliser son talent pour sensibiliser à une cause médicale. Il crée même la Charlie Foundation, dédiée à la promotion du traitement diététique de l’épilepsie. Une facette méconnue, mais essentielle, de son parcours.
Une influence durable sur la comédie américaine
L’héritage de Jim Abrahams dans le monde de la comédie est incontestable. Son style a influencé une multitude de films, de The Naked Gun à Scary Movie, en passant par Austin Powers ou même certaines séries animées comme Family Guy ou American Dad!.
Lui-même ne cherche pas à se mettre en avant : peu médiatisé, rarement sur les tapis rouges, Jim Abrahams préfère que ses blagues parlent pour lui. Son humour, souvent potache mais toujours maîtrisé, repose sur une compréhension fine des codes cinématographiques, qu’il s’amuse à détourner avec une précision presque chirurgicale.
Même si la mode de la parodie pure s’est un peu essoufflée au fil des années 2000, Jim Abrahams reste une référence pour tous ceux qui tentent d’écrire une comédie qui fonctionne à la fois sur le rythme, le timing, et l’accumulation jubilatoire d’absurde.
Filmographie
10 sur 10 films