Jesús Carroza
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 4 films |
| Récompenses | 2 nominations et 1 victoire |
Biographie
Jesús Carroza, né le 7 novembre 1987 à Séville, en Andalousie (Espagne), est un acteur espagnol dont la carrière, débutée très jeune, s’est rapidement imposée dans le paysage cinématographique national. Révélé dans un rôle percutant dès ses débuts, Jesús Carroza a depuis tracé un chemin fidèle à son tempérament d’acteur : intense, instinctif, toujours au service de personnages profondément ancrés dans le réel.
Un début fulgurant avec 7 vírgenes
Ce n’est pas exagéré de dire que Jesús Carroza est entré dans le cinéma espagnol par la grande porte. Il n’a que 17 ans lorsqu’il est choisi par le réalisateur Alberto Rodríguez pour jouer dans 7 vírgenes (7 vierges, 2005), un drame social qui se penche sur la jeunesse défavorisée de Séville. Il y incarne Richi, le jeune frère du personnage principal, un rôle qui lui vaut, dès sa première apparition à l’écran, le Goya du meilleur espoir masculin.
Autant dire que le ton est donné : Jesús Carroza impressionne par sa justesse, son naturel et une forme de brutalité émotionnelle qui colle parfaitement au sujet du film. Ce coup d’éclat précoce n’est pas sans pression, mais l’acteur choisit de ne pas brûler les étapes. Plutôt que de capitaliser sur la célébrité rapide, il poursuit sa route dans des projets où la sincérité prime sur la lumière.
Fidèle au cinéma andalou… mais pas uniquement
Après 7 vírgenes, Jesús Carroza collabore à plusieurs reprises avec Alberto Rodríguez, un réalisateur qui semble avoir trouvé en lui un interprète idéal de cette Andalousie urbaine, rugueuse et profondément humaine. On le retrouve notamment dans Grupo 7 (2012), La isla mínima (2014) ou encore Modelo 77 (2022), des films policiers et sociaux ancrés dans une réalité espagnole tendue, mais jamais caricaturale.
Dans ces œuvres, Jesús Carroza ne joue jamais des rôles "propres" : il incarne des marginaux, des types au bord du système, souvent cabossés par la vie mais jamais vidés de toute dignité. Il apporte à chacun d’eux une vérité brute, sans fioritures, parfois même à contre-emploi. Il est de ces acteurs qu’on croit sur parole, même lorsqu’il n’a que deux répliques.
Son attachement à Séville ne l’empêche pas de participer à des productions plus larges, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Il apparaît ainsi dans des séries comme Mar de plástico, La peste ou plus récemment Apagón, dans lesquelles il continue de prouver qu’il peut s’adapter à des registres très variés tout en gardant une singularité marquée.
Une carrière sans esbroufe, mais pleine de justesse
Ce qui frappe chez Jesús Carroza, c’est l’absence totale de posture. Il ne cherche pas à se construire un personnage public, encore moins à devenir une figure glamour du cinéma espagnol. À l’écran comme en dehors, il garde une forme de simplicité désarmante, une honnêteté qui semble guider ses choix de rôles.
Il n’a pas peur d’être laid, sale, ou maladroit à l’écran, tant que le rôle est vrai. Il n’a pas non plus besoin d’être au centre de l’intrigue pour imposer sa présence. Beaucoup de ses meilleurs rôles sont secondaires, parfois même furtifs, mais il y laisse toujours une trace. C’est probablement ce qui fait de Jesús Carroza un acteur respecté par ses pairs : il ne cherche pas à briller, seulement à être juste.