Jerry Goldsmith

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Détails

Autre nom Jerrald King Goldsmith
Âge
Nationalité
Filmographie 32 films
Récompenses 21 nominations et 1 victoire

Biographie

Jerry Goldsmith, né le 10 février 1929 à Los Angeles (États-Unis), et décédé le 21 juillet 2004 à Beverly Hills, est l’un des compositeurs les plus influents et les plus prolifiques du cinéma américain. En plus de 50 ans de carrière, Jerry Goldsmith a signé plus de 200 bandes originales pour le cinéma et la télévision, dans une palette de styles à faire pâlir n’importe quel orchestre symphonique. Il est celui qui a mis des sons sur les peurs, les espoirs, les planètes inconnues et les drames familiaux, avec une audace musicale sans cesse renouvelée, et souvent en avance sur son temps.

Une formation académique doublée d’une curiosité sans limite

Dès l’âge de six ans, Jerry Goldsmith étudie le piano. Très vite, il se passionne pour la composition et intègre les cours de Mario Castelnuovo-Tedesco, avant de se former à l’Université de Californie du Sud. Au sein de CBS Radio, où il débute dans les années 1950, il apprend à écrire vite, bien, et à s’adapter à tous les genres. Cette école de rigueur et de polyvalence le prépare à tout ce que Hollywood va lui proposer par la suite.

Ce n’est pas un hasard si Jerry Goldsmith passe si aisément de la série TV aux grands studios de cinéma : il a l’oreille pour l’émotion, l’instinct pour la narration, et surtout une vision du son comme vecteur de sens, bien avant que cela ne devienne la norme dans la production audiovisuelle.

Des partitions cultes pour des films aussi variés qu’incontournables

Si la liste des films marqués par Jerry Goldsmith est longue, certains jalons suffisent à comprendre son impact. Avec Planet of the Apes (1968), il introduit des percussions tribales expérimentales, des motifs dissonants et une orchestration totalement inédite pour l’époque. Puis vient Patton (1970), où il crée un thème militaire à triple écho pour illustrer la complexité psychologique du général.

En 1976, c’est la consécration : The Omen lui vaut son unique Oscar, grâce à une partition liturgique et démoniaque mêlant chœurs en latin et tension diabolique. Ironie du sort, Jerry Goldsmith a été nommé 18 fois aux Oscars, mais ne sera récompensé qu’une seule fois. Il n’a visiblement pas composé pour les trophées, mais pour les histoires.

On lui doit aussi les musiques de Chinatown, Alien, Gremlins, Total Recall, The Mummy, et bien sûr plusieurs volets de Star Trek, dont il façonne en partie l’identité musicale. On vous l’a dit : éclectique.

Un style inventif, entre classicisme et expérimentation

Ce qui distingue Jerry Goldsmith, c’est sans doute sa capacité à mêler les langages. Il est aussi à l’aise avec l’orchestre symphonique traditionnel qu’avec les synthétiseurs, les percussions asiatiques, les voix distordues ou les traitements électroniques de son cru. Là où certains cherchent une signature reconnaissable, Jerry Goldsmith préfère adapter la musique à l’univers du film, quitte à se réinventer à chaque projet.

Il est l’un des premiers à faire de l’étrangeté sonore une valeur expressive, à une époque où la musique de film se devait encore d’être “belle”. Pour lui, l’important, c’est que le spectateur ressente quelque chose, pas qu’il reconnaisse un thème au bout de deux notes.

Cette liberté, parfois difficile à classifier, fait aussi qu’il est longtemps resté plus respecté que célébré. Mais avec le recul, son approche a influencé des générations entières de compositeurs, de Hans Zimmer à Marco Beltrami, en passant par Bear McCreary.

Une œuvre qui traverse les genres, les décennies et les galaxies

Il y a un paradoxe Jerry Goldsmith : immensément présent, mais discrètement diffusé dans nos mémoires. On a tous entendu sa musique, souvent sans savoir que c’était lui. Mais c’est justement là sa force : créer des ambiances émotionnelles si bien intégrées à l’image qu’elles semblent en faire partie.

Il a signé des musiques d’horreur glaçantes, des partitions de science-fiction avant-gardistes, des thèmes familiaux bouleversants, des musiques d’action énergiques. Et toujours avec le même objectif : renforcer la narration, sans jamais la parasiter.

Il a aussi été un des premiers à défendre l’idée que la musique de film devait être enregistrée avec sérieux, dans des conditions optimales, avec des musiciens de haut niveau. Son exigence dans l’exécution a permis de hisser la bande originale au rang d’œuvre à part entière, et non de simple fond sonore.

Jerry Goldsmith : une empreinte sonore qui ne s’efface pas

Même après sa mort en 2004, Jerry Goldsmith continue d’être une référence pour tous les passionnés de musique de film. Ses œuvres sont régulièrement rejouées en concert, ses bandes originales rééditées, ses expérimentations encore étudiées dans les écoles de composition. Il fait partie de ces artistes qui ont redéfini leur discipline, en silence, note après note, partition après partition.

Il n’avait pas besoin de signature tapageuse. Juste d’un orchestre, d’une idée, et de l’envie de raconter autrement. À travers ses musiques, Jerry Goldsmith a donné une voix à des images qu’on croyait muettes. Et pour ça, on ne l’oubliera pas.

Filmographie

32 sur 32 films

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