Jeff Nathanson
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 10 films |
Biographie
Jeff Nathanson est né le 12 octobre 1965 à Los Angeles, en Californie, aux États-Unis. Américain pur produit de la côte Ouest, Jeff Nathanson est avant tout un homme de l’ombre, mais un homme dont les mots ont fait le tour du monde.
En tant que scénariste, il s’est imposé dans les coulisses de Hollywood, souvent associé à des films à gros budget et à des franchises mondialement connues. Le grand public ne le connaît pas forcément de nom, mais il connaît très bien son travail.
Formé à la prestigieuse USC School of Cinematic Arts, il a commencé sa carrière dans les années 1990. Et comme souvent à Hollywood, il a d’abord fait ses classes sur des projets plus modestes, avant de trouver la bonne formule : celle du divertissement calibré, mais jamais dénué d’efficacité. Jeff Nathanson est devenu ce qu’on appelle un "script doctor" très sollicité, capable de réécrire, polir ou structurer un scénario pour lui donner le rythme et la tension nécessaires à un film grand public.
L’art du scénario rythmé : de Spielberg à Disney
La carrière de Jeff Nathanson est profondément marquée par sa collaboration avec Steven Spielberg. Il signe notamment le scénario de Arrête-moi si tu peux (Catch Me If You Can, 2002), basé sur la vie de Frank Abagnale Jr.. Le film, porté par Leonardo DiCaprio et Tom Hanks, est un modèle de construction narrative : léger en apparence, mais redoutablement précis dans ses ressorts. Ce succès assoit Jeff Nathanson comme un nom sur lequel les studios peuvent compter.
Il enchaîne ensuite avec Le Terminal (2004), toujours avec Spielberg, dans un registre plus doux-amer, entre comédie et drame. Là encore, le scénario s’appuie sur des dialogues vifs, une structure en crescendo, et une certaine sensibilité qui évite les écueils du pathos. Jeff Nathanson prouve qu’il sait raconter des histoires humaines, même au sein de productions très balisées.
Parallèlement, il participe à des franchises d’action comme Rush Hour 2 et Rush Hour 3, où il démontre une autre facette de son talent : l’efficacité comique et le sens du rythme. Dans ces films, les échanges entre Chris Tucker et Jackie Chan reposent beaucoup sur les dialogues, et c’est justement dans ce registre que l’écriture de Jeff Nathanson se distingue.
Un scénariste de confiance pour les studios
Ce n’est pas un hasard si Disney lui confie la tâche de coécrire Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar (2017). Rejoindre une franchise aussi emblématique et chargée d’attentes implique une certaine solidité, une capacité à respecter un univers tout en renouvelant ses enjeux. Le résultat est à la hauteur des standards commerciaux, même si les critiques sont partagées sur la pertinence du scénario. Ce qui est clair, c’est que Jeff Nathanson reste un nom synonyme de maîtrise dans l’exercice délicat du blockbuster scénarisé.
Toujours chez Disney, il travaille sur le remake photoréaliste du Roi Lion (2019), réalisé par Jon Favreau. Adapter un classique aussi sacré, sans le trahir mais en y injectant un peu de fraîcheur, relève presque du casse-tête. Le défi est d’autant plus grand que le film repose beaucoup sur ses dialogues et sur une fidélité assumée au matériau original. Là encore, Jeff Nathanson assume le rôle de garant du ton, oscillant entre fidélité nostalgique et mise à jour contemporaine.
Un artisan de l’ombre, au service du grand public
Le style de Jeff Nathanson n’est pas flamboyant, ni révolutionnaire. Ce n’est pas un scénariste qui cherche à bouleverser les codes, mais plutôt à les maîtriser. Il connaît les mécaniques du récit hollywoodien sur le bout des doigts : les trois actes, les rebondissements bien placés, les personnages efficaces, le bon équilibre entre tension dramatique et moments d’humour. Ce qui pourrait sembler académique devient, entre ses mains, une forme d’artisanat bien huilé.
Ce n’est pas non plus un auteur qui cherche à imposer sa signature. Au contraire, Jeff Nathanson s’adapte. À Spielberg, à Disney, à l’action comique, au film familial. Il travaille dans l’ombre, avec rigueur, et c’est justement cette capacité d’adaptation qui fait de lui un atout précieux pour les studios.