Jean Reno
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 15 films |
Biographie
Jean Reno, de son vrai nom Juan Moreno y Herrera-Jiménez, est né le 30 juillet 1948 à Casablanca, au Maroc, alors sous protectorat français.
D'origine espagnole par ses parents ayant fui le franquisme, Jean Reno adopte la nationalité française dès sa majorité. Sa stature imposante, sa voix grave et son regard à la fois dur et mélancolique en ont rapidement fait une figure incontournable du cinéma français, mais aussi un visage familier à Hollywood.
Jean Reno : une carrière façonnée par le cinéma français... et un peu par Luc Besson
Jean Reno débute au théâtre avant de faire ses premiers pas au cinéma dans les années 1970. C’est toutefois sa collaboration avec Luc Besson qui change tout. Le réalisateur lui confie des rôles marquants dans Le Dernier Combat, Subway, puis surtout dans Le Grand Bleu (1988), où Jean Reno incarne Enzo Molinari, un apnéiste exubérant et profondément humain. Le film devient culte, et Jean Reno, star.
Il enchaîne avec des rôles plus sombres ou plus musclés : Nikita (1990), Léon (1994), où il joue un tueur à gages taciturne et tendre, reste sans doute l’un de ses rôles les plus iconiques. Le personnage de Léon, ténébreux mais protecteur envers une très jeune Natalie Portman, a marqué plusieurs générations de cinéphiles et installé Jean Reno comme une référence du cinéma français à l’international.
Jean Reno à Hollywood : un Français dans les blockbusters américains
Grâce à la notoriété acquise dans les années 1990, Jean Reno s’exporte aux États-Unis. Il joue dans Mission: Impossible (1996) aux côtés de Tom Cruise, dans Godzilla (1998) de Roland Emmerich, ou encore dans Ronin (1998) avec Robert De Niro. Il y incarne souvent le Français sérieux, efficace, voire un peu bourru — un cliché qu’il assume avec une certaine autodérision.
Sa filmographie américaine est riche mais parfois inégale. On le retrouve dans des films d’action, des thrillers ou même des comédies, toujours avec ce mélange de charisme calme et de présence physique imposante. Malgré cela, Jean Reno n’a jamais quitté le cinéma français, alternant les projets internationaux et les productions plus intimes ou populaires dans l’Hexagone.
Une longévité exceptionnelle, entre discrétion et fidélité à ses racines
Contrairement à certains de ses contemporains, Jean Reno n’a jamais eu besoin d’excentricités médiatiques pour exister. Il cultive une forme de discrétion solide, et continue de tourner régulièrement, aussi bien dans des drames que dans des comédies. Il est apparu dans des films aussi variés que Les Rivières pourpres, L'Immortel, ou encore La Rafle. Il prête également sa voix à des doublages, notamment dans Le Monde de Nemo où il interprète Bruce le requin en version française.
Jean Reno incarne un cinéma français à la fois populaire et exigeant, accessible sans être simpliste. Il reste attaché à ses origines méditerranéennes, et son parcours — de Casablanca aux plateaux hollywoodiens — témoigne d’une trajectoire unique, faite de travail, de fidélité à ses metteurs en scène, et d’un certain goût pour les rôles de solitaires.
Jean Reno, un acteur à part dans le paysage cinématographique
Avec son physique de colosse sensible, sa diction reconnaissable entre mille, et sa capacité à incarner des personnages à la fois durs et vulnérables, Jean Reno est devenu un repère pour plusieurs générations de spectateurs. Il traverse les décennies sans tapage, avec cette constance rare : toujours crédible, toujours présent, et souvent émouvant, même dans les seconds rôles.
Son nom est désormais associé à une certaine idée du cinéma français des années 1980-2000, à cheval entre film d’auteur et cinéma d’action. Et même si les rôles principaux se font parfois plus rares, le simple fait de voir "Jean Reno" au générique suffit encore à piquer la curiosité.