Jean-Claude Dreyfus
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Jean-Claude Dreyfus est un acteur français, né le 18 février 1946 à Paris.
Débuts de Jean-Claude Dreyfus dans le spectacle
Dès l’adolescence, Jean-Claude Dreyfus s’inscrit dans le monde du spectacle par la pratique de la magie. Il se produit à 15 ans comme illusionniste dans des hôtels et des cabarets parisiens, ce qui installe très tôt son activité sur scène dans un registre à la fois populaire et visuel. Il suit ensuite les cours de comédie de Tania Balachova, formation qui l’ancre dans un travail de jeu plus structuré tout en prolongeant ses expériences de scène.
Au cours des années 1970, il se fait remarquer comme transformiste dans divers cabarets parisiens, notamment au sein de la revue La Grande Eugène, où il tient la vedette. Cette participation régulière à un spectacle de travestis, donné dans un cabaret du 8ᵉ arrondissement, contribue à façonner une image d’interprète à la fois singulier et très identifié physiquement, que l’on retrouvera plus tard dans ses rôles au cinéma et à la télévision.
Premiers rôles au cinéma et affirmation d’un second rôle
Au cinéma, Jean-Claude Dreyfus apparaît d’abord dans le film expérimental What a Flash! au début des années 1970, avant d’être distribué dans la comédie Comment réussir quand on est con et pleurnichard réalisée par Michel Audiard, où il interprète un personnage de travesti de cabaret. Cette participation ouvre une série de seconds rôles qui l’installent progressivement dans le paysage du cinéma français, avec une présence marquée dans des films populaires comme dans des œuvres plus sombres.
Au fil des années 1980, il tourne notamment avec Yves Boisset, apparaissant dans des titres comme Allons z’enfants, Le Prix du danger ou Radio Corbeau, et croise à l’écran des interprètes comme Jean-Paul Belmondo dans Le Marginal ou Jean Rochefort dans Tandem. Cette filmographie nourrit l’image d’un grand second rôle capable de passer d’un registre dramatique à une veine plus satirique, tout en imposant une silhouette immédiatement reconnaissable.
Delicatessen, collaborations avec Jean-Pierre Jeunet et rôles marquants
La notoriété de Jean-Claude Dreyfus se renforce avec Delicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, dans lequel il incarne Clapet, un boucher charcutier au cœur d’un univers post-apocalyptique. Pour ce rôle, il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle lors de la cérémonie 1992, distinction qui constitue un jalon important de sa carrière. Le film, devenu œuvre de référence du cinéma français des années 1990, associe durablement son nom à un personnage de composition marquant.
La collaboration avec Jean-Pierre Jeunet se prolonge avec La Cité des enfants perdus puis Un long dimanche de fiançailles, où il tient de nouveaux seconds rôles au sein de distributions d’ensemble. Sa filmographie comprend également des participations notables à Tous les matins du monde d’Alain Corneau, qui s’intéresse à la figure du violiste Marin Marais, ainsi qu’à L'Anglaise et le Duc d’Éric Rohmer, fresque historique située à l’époque de la Révolution française. Ces titres contribuent à l’inscrire dans des projets d’auteurs reconnus, distincts des comédies et thrillers où il s’était d’abord illustré.
Théâtre, télévision et travail de la voix
Parallèlement au cinéma, Jean-Claude Dreyfus poursuit une activité régulière au théâtre, où il met à profit une expérience de scène entamée dès ses années de cabaret. Les biographies professionnelles qui lui sont consacrées soulignent la continuité de cette présence dans des productions variées, allant du théâtre privé aux scènes institutionnelles, et en font l’un des comédiens identifiés pour la solidité de leur jeu dans des registres très contrastés.
Sa carrière à la télévision s’étend sur plusieurs décennies, avec des participations à de nombreux téléfilms et séries. Il est notamment aperçu dans des fictions policières et des séries populaires, parmi lesquelles H et Alice Nevers, le juge est une femme, où sa présence s’intègre à des distributions d’ensemble très diffusées. Cette activité télévisuelle complète son image de visage familier du public français, au-delà de ses rôles de cinéma.
Publicité, voix off et prolongements de carrière
En parallèle de ses rôles de fiction, Jean-Claude Dreyfus se fait également connaître du grand public par une série de publicités pour la marque de produits alimentaires Marie, où il incarne le personnage tonitruant de « Monsieur Marie ». Ces films publicitaires, régulièrement rediffusés, contribuent à associer sa voix et son physique à une figure comique récurrente dans le paysage audiovisuel français.
Son activité de comédien inclut par ailleurs des travaux de voix, voix off et narration, recensés notamment par les bases professionnelles du cinéma français. Il participe à des documentaires, prête sa voix à des projets audiovisuels variés et apparaît dans des productions qui mettent en avant sa diction et son timbre graves. La sortie du documentaire L’Extravagante petite vie de J.C.D Dreyfus, consacré à son parcours d’illusionniste, de transformiste et d’acteur, inscrit enfin sa trajectoire dans un récit filmé qui souligne la diversité des formes et des supports auxquels il a contribué.