Jason Wingreen

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Filmographie 3 films

Biographie

Jason Wingreen est né le 9 octobre 1920 à Brooklyn, dans l’État de New York, aux États-Unis, et est décédé le 25 décembre 2015 à l’âge de 95 ans, en Californie. Acteur de caractère, à la carrière longue mais modeste en apparence, Jason Wingreen fait partie de ces visages familiers du cinéma et de la télévision américaine du XXe siècle.

Sans jamais être une star, il a pourtant laissé une empreinte bien réelle, notamment grâce à un rôle aussi mythique que méconnu : celui de la voix originale de Boba Fett dans Star Wars: The Empire Strikes Back. Avant d’entrer dans la légende galactique par la petite porte (et sans costume), Jason Wingreen était un acteur de théâtre formé à Brooklyn College, puis membre de l'Actors Studio. Il commence à se faire un nom dans les années 50, une époque où la télévision américaine explose et recherche justement des comédiens solides, capables de s’adapter à des formats variés.

Une carrière télévisée riche, mais souvent dans l’ombre

La force de Jason Wingreen, c’était sa capacité à apparaître dans des dizaines de séries télé sans jamais lasser, en incarnant chaque fois des personnages secondaires solides, crédibles et bien ancrés. Il multiplie les apparitions dans les années 60, 70 et 80, dans des séries aussi variées que The Twilight Zone, Gunsmoke, Bonanza, All in the Family, The Fugitive, The Rockford Files, Matlock ou encore Seinfeld (où il tient un rôle dans un épisode en 1994, à plus de 70 ans).

Mais c’est surtout dans la série All in the Family (et son spin-off Archie Bunker’s Place) qu’il connaît sa plus grande visibilité télévisuelle, en incarnant Harry Snowden, le barman du célèbre pub. Ce rôle récurrent, tenu entre 1976 et 1983, fait de lui un visage familier pour les téléspectateurs américains, à une époque où la sitcom règne en maître sur les écrans.

Avec sa voix grave, son regard franc et son allure simple, Jason Wingreen incarne à merveille l’Américain ordinaire, le type qu’on pourrait croiser dans n’importe quel bar, bureau ou commissariat de quartier. Une sorte de comédien caméléon, capable de se fondre dans n’importe quel décor sans perdre en présence.

Une réplique dans Star Wars… pour l’éternité

Et puis, au détour d’un enregistrement anodin en 1980, Jason Wingreen devient sans le savoir une légende de la culture geek. Il est en effet choisi pour prêter sa voix au chasseur de primes Boba Fett dans The Empire Strikes Back. Sa réplique, peu de mots mais une intonation glaciale ("He’s no good to me dead."), contribue largement à donner au personnage une aura de mystère et de danger, bien au-delà de son temps d’écran réduit.

Le public ne découvre que bien plus tard l’identité de cette voix menaçante, car Jason Wingreen n’est pas crédité à l’époque. Ce n’est qu’au début des années 2000 que son rôle est pleinement reconnu. Ironie du sort : sa voix sera remplacée dans les éditions ultérieures par celle de Temuera Morrison, pour coller à la continuité des prequels où Morrison incarne Jango Fett, le père-clone de Boba. Une correction "de cohérence" qui a fait grincer des dents certains fans… et relancé l’intérêt pour l’apport discret mais déterminant de Jason Wingreen à la mythologie Star Wars.

Une longévité discrète, mais une trace durable

Jason Wingreen incarne parfaitement une certaine idée d’Hollywood : celle des seconds rôles essentiels, de ces acteurs de l’ombre qui bâtissent patiemment une carrière solide sans jamais briguer les projecteurs. Il n’a jamais cherché la célébrité, mais son professionnalisme, sa régularité et sa versatilité lui ont permis de travailler pendant plus de cinq décennies, dans un univers où beaucoup disparaissent après quelques années.

S’il est aujourd’hui principalement cité pour sa participation à Star Wars, Jason Wingreen a avant tout été un pilier de la télévision américaine d’après-guerre. Un homme de théâtre, de studio, de plateaux, qui a su incarner une galerie de personnages ordinaires avec constance et sincérité. Un visage reconnaissable, une voix marquante, et une carrière qui, à défaut d’avoir été tapageuse, aura été profondément ancrée dans la mémoire collective.

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