Jason Schwartzman

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Filmographie 20 films

Biographie

Jason Francesco Schwartzman est né le 26 juin 1980 à Los Angeles, en Californie (États-Unis). Issu d’une lignée hollywoodienne bien fournie (il est le fils de Talia Shire et le neveu de Francis Ford Coppola), il aurait pu surfer tranquillement sur la vague familiale. Mais à sa façon, un peu décalée, souvent ironique, Jason Schwartzman s’est taillé un chemin singulier dans le paysage du cinéma indépendant américain. Acteur, scénariste, musicien, il est à l’aise dans les rôles excentriques, les univers mélancoliques, et les comédies où rien ne se passe comme prévu.

Des débuts placés sous le signe de Wes Anderson

Jason Schwartzman fait une entrée fracassante au cinéma avec Rushmore (1998), dans lequel il tient le rôle principal alors qu’il n’a que dix-sept ans. Le film, réalisé par Wes Anderson, devient culte dans les cercles cinéphiles et lance en même temps la carrière de son jeune acteur. Max Fischer, adolescent mégalomane et passionné par les clubs scolaires, devient un archétype du cinéma indie américain des années 2000.

Entre Jason Schwartzman et Wes Anderson, c’est le début d’une longue collaboration. On le retrouvera dans The Darjeeling Limited, Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel, Asteroid City, et autres douceurs visuelles savamment composées. Il est en quelque sorte l’un des visages emblématiques du « Andersonverse », avec ce mélange constant de maladresse charmante et de sophistication sous-jacente.

Le cinéma indépendant comme terrain de jeu favori

Au-delà de Wes Anderson, Jason Schwartzman développe un véritable goût pour les films à petit budget, les personnages névrosés, les anti-héros aux prises avec des obsessions improbables. Il enchaîne des rôles dans I Heart Huckabees, Funny People, Marie Antoinette (sous la direction de sa cousine Sofia Coppola), The Overnight, 7 Chinese Brothers, ou encore Listen Up Philip.

Son registre semble assez clair : l’intellectuel légèrement paumé, souvent en crise existentielle, rarement sûr de lui, mais toujours attachant. Il manie l’autodérision avec une finesse redoutable, et cultive un certain art de la contre-performance volontaire, où le malaise devient une forme de langage.

Jason Schwartzman, entre musique et cinéma

Ceux qui le connaissent uniquement pour ses rôles au cinéma seraient peut-être surpris d’apprendre que Jason Schwartzman est également musicien. Il a été le batteur du groupe Phantom Planet (oui, ceux de California, le générique de The O.C.), avant de fonder son propre projet solo, Coconut Records. Il écrit, compose et interprète ses morceaux, dans un style pop-folk lo-fi à souhait.

Son amour pour la musique transparaît aussi dans ses rôles, souvent liés à cet univers, ou dans ses choix de BO très personnels. Cette double casquette lui donne un certain charme artisanal qui colle parfaitement à l’image du cinéma indépendant américain. Le genre de type qu’on imagine écrire ses dialogues dans un café en écoutant du Velvet Underground.

Télévision, voix et apparitions à contre-pied

Si Jason Schwartzman reste une figure marquante du cinéma indépendant, il ne boude pas pour autant les formats plus larges. Il joue dans la série Bored to Death, comédie noire où il incarne un écrivain qui se prend pour un détective privé, aux côtés de Zach Galifianakis et Ted Danson. Une série sous-estimée, à l’humour absurde et au ton délicieusement désabusé.

Il prête également sa voix à de nombreux projets d’animation, dont Klaus, The Fantastic Mr. Fox, ou des épisodes de séries animées. Toujours avec ce ton un peu nonchalant, à la limite du sarcasme poli.

Et parfois, il s’amuse à surprendre là où on ne l’attend pas, comme dans Scott Pilgrim vs. The World, où il campe Gideon Graves, le patron démoniaque de la ligue des ex maléfiques. Toujours en costard, bien entendu.

Une trajectoire artistique entre héritage et autodérision

Il serait tentant de résumer Jason Schwartzman à son arbre généalogique étoilé, mais ce serait passer à côté de ce qui fait sa singularité. Loin des blockbusters bruyants, il a choisi un parcours plus discret, mais cohérent, fait de collaborations fidèles, de projets marginaux, et de personnages qui ne cherchent pas forcément à être aimés.

Il n’a jamais semblé vouloir plaire à tout le monde, et c’est probablement ce qui le rend si reconnaissable. Il navigue dans le cinéma comme dans ses chansons : à son rythme, avec humour, élégance un peu décalée, et cette douce impression de ne jamais trop se prendre au sérieux.

En somme, Jason Schwartzman, c’est un peu le cousin excentrique du cinéma américain. Celui qui a toujours une idée étrange mais brillante à proposer, et qui, sans bruit, continue de faire exactement ce qu’il aime.

Filmographie

20 sur 20 films

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