Jason Patric
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Jason Patric est né le 17 juin 1966 à Queens, dans l’État de New York. Américain, fils de l’acteur et scénariste Jason Miller (connu notamment pour son rôle du Père Karras dans L’Exorciste), il baigne dès l’enfance dans un univers où le théâtre, le cinéma et l’écriture dramatique tiennent une place importante. Côté maternel, la fibre artistique est également présente : Jackie Gleason, légende de la télévision américaine, était son grand-père par alliance.
Mais Jason Patric ne se contente pas d’un nom. Très tôt, il trace son propre chemin, souvent à contre-courant des modes hollywoodiennes, préférant les choix artistiques exigeants aux trajectoires faciles. Résultat : une carrière à la fois remarquable et étonnamment en marge du système.
Des débuts frappants et un rôle culte dans The Lost Boys
Jason Patric débute au cinéma à la fin des années 80 et marque rapidement les esprits grâce à son rôle dans The Lost Boys (1987), film de vampires devenu culte, réalisé par Joel Schumacher. Il y incarne Michael, adolescent plongé dans un monde surnaturel inquiétant. Le film mélange horreur, rock et teen movie avec une efficacité pop typique de son époque, et propulse Jason Patric sur le devant de la scène.
Mais plutôt que d’enchaîner les films commerciaux, il prend une direction plus dramatique avec des projets ambitieux et souvent plus sombres. Il joue dans After Dark, My Sweet (1990), adaptation d’un roman noir de Jim Thompson, où il donne une performance trouble et captivante. Ce rôle annonce son appétence pour les personnages ambigus, souvent torturés, à la limite de la rupture.
Une carrière entre films d’auteur et drames psychologiques
Durant les années 90, Jason Patric enchaîne des rôles exigeants dans des films parfois confidentiels, mais toujours portés par un fort potentiel dramatique. Dans Rush (1991), il joue un flic infiltré en plein cauchemar moral et physique, face à Jennifer Jason Leigh. Le film est dur, intense, et la prestation de Patric y est saluée pour sa profondeur émotionnelle et sa tension nerveuse constante.
Il continue dans cette veine avec Geronimo: An American Legend (1993) de Walter Hill, puis surtout avec Sleepers (1996) de Barry Levinson, où il partage l’affiche avec Brad Pitt, Robert De Niro et Dustin Hoffman. Dans ce drame sur les abus subis dans un centre de détention pour mineurs, il joue un homme marqué par un passé violent, prêt à tout pour obtenir justice. Encore une fois, son jeu sobre et intense apporte une dimension humaine à un récit éprouvant.
Une star en marge des codes hollywoodiens
À la fin des années 90, Jason Patric semble à un carrefour. Il a le talent, la gueule de l’emploi, l’aura mystérieuse. Il aurait pu devenir un acteur bankable à la manière d’un Keanu Reeves ou d’un Ethan Hawke, mais il continue à privilégier des projets atypiques, voire risqués. Il refuse notamment des rôles dans des superproductions ou des franchises à fort potentiel (comme The Firm, finalement attribué à Tom Cruise).
Il accepte tout de même quelques incursions dans le cinéma d’action grand public, comme Speed 2: Cruise Control (1997), mais le film est un échec critique, malgré sa popularité modérée. Cela renforce sa tendance à se détourner des blockbusters.
Dans les années 2000, Jason Patric devient plus rare à l’écran, mais ses performances restent marquantes. Il joue dans Narc (2002), polar rugueux et tendu, où il donne la réplique à Ray Liotta, et qui confirme, encore une fois, sa capacité à incarner des hommes tourmentés et habités.
Théâtre, discrétion et choix personnels
En parallèle de ses rôles au cinéma, Jason Patric se consacre au théâtre, où il trouve un espace plus libre et plus fidèle à ses exigences artistiques. Il monte notamment sur les planches à Broadway, dans That Championship Season, pièce écrite par son propre père, qu’il reprend avec force émotion.
Discret dans les médias, absent des réseaux sociaux, Jason Patric cultive une image à contre-courant. Il ne s'est jamais vraiment conformé aux normes de la célébrité hollywoodienne. Et s’il a fait les gros titres pour sa bataille judiciaire concernant la reconnaissance de son fils né par procréation médicalement assistée, il reste fondamentalement un acteur plus intéressé par les rôles que par la lumière.