Jason Lively
- Casting
Détails
| Autre nom | Jason Lawrence Lively |
|---|---|
| Âge |
|
Nationalité |
| Famille | |
| Filmographie | 1 film |
Biographie
Jason Lively est né le 12 mars 1968 à Carrollton, dans l’État de Géorgie. Acteur principalement connu pour son rôle dans National Lampoon’s European Vacation, il a marqué brièvement les années 1980 avant de s’éloigner du métier pour se consacrer à une vie plus tranquille et familiale. Malgré une filmographie limitée, Jason Lively reste associé à une certaine nostalgie cinématographique, à une époque où les teen movies et les comédies familiales dominaient les écrans.
Premiers pas à Hollywood, dans l’ombre de la fratrie
Jason Lively fait partie d’une famille hollywoodienne bien implantée. Il est le fils adoptif d’Ernie Lively, acteur et coach reconnu, et demi-frère de Robyn Lively, Eric Lively et Blake Lively. Tous ou presque ont eu une carrière dans le cinéma ou la télévision à des degrés divers. Très jeune, il baigne donc dans un univers où les castings, les plateaux et les agents sont un quotidien.
Il commence sa carrière à la télévision dans les années 1980, dans des séries comme The Dukes of Hazzard ou Airwolf, où il tient des rôles secondaires typiques des jeunes acteurs de l’époque, souvent dans des épisodes isolés.
European Vacation : le pic de notoriété
C’est en 1985 que Jason Lively accède à une notoriété instantanée, en incarnant Rusty Griswold dans National Lampoon’s European Vacation, deuxième volet de la saga comique réalisée par Amy Heckerling, avec Chevy Chase et Beverly D’Angelo.
Ce rôle, à la fois comique et naïf, place Jason Lively dans le paysage des teen actors de l’époque. La série National Lampoon's Vacation étant culte aux États-Unis, son interprétation du fils adolescent déphasé, traîné à travers l’Europe dans des situations absurdes, lui vaut une reconnaissance immédiate, même si, à l’image de la franchise, le rôle de Rusty est recasté à chaque film, limitant la possibilité d’un développement de personnage à long terme.
Night of the Creeps : film culte, carrière écourtée
En 1986, Jason Lively tient le rôle principal de Night of the Creeps, un film d’horreur à mi-chemin entre série B et comédie de campus, devenu culte avec le temps. Il y incarne Chris Romero, un étudiant confronté à une invasion extraterrestre transformant les gens en zombies. Le film, signé Fred Dekker, ne connaît qu’un succès modeste à sa sortie, mais gagne une solide réputation auprès des amateurs de cinéma de genre.
Ce rôle confirme le potentiel de Jason Lively dans le registre du teen horror, très en vogue à l’époque, et démontre un jeu naturel et accessible, bien adapté aux récits loufoques ou décalés.
Mais contrairement à d’autres jeunes acteurs révélés dans les années 80, Jason Lively ne prolonge pas sa carrière de manière intensive. Après quelques apparitions dans des films ou téléfilms de moindre envergure, il décide de se retirer de l’industrie du cinéma au début des années 1990.
Un retrait assumé, loin des projecteurs
À la différence de certains anciens enfants stars tentant coûte que coûte de revenir, Jason Lively choisit une autre voie. Il se retire du métier et s’installe avec sa famille, préférant une vie loin du tumulte hollywoodien. Il travaille notamment dans le secteur des technologies et du design multimédia, et devient propriétaire d’une entreprise dans l’événementiel et la production numérique, tout en élevant ses enfants.
Bien qu’il reste parfois présent à travers des événements de fans, des conventions ou des interviews rétrospectives (notamment autour de Night of the Creeps), il ne cherche pas à relancer activement sa carrière. Il accepte volontiers son statut de relique sympathique des années 80, sans ressentir le besoin de transformer cette notoriété passagère en mythe.
Une figure de la nostalgie ciné
Avec seulement quelques films notables à son actif, Jason Lively reste un acteur associé à deux œuvres emblématiques d’une époque : European Vacation pour la comédie familiale et Night of the Creeps pour le cinéma d’horreur décalé. Ce duo de rôles suffit à faire de lui un personnage culte pour les cinéphiles, notamment ceux attachés au charme vintage et à l’énergie joyeusement absurde du cinéma des années Reagan.
Sans avoir fait de bruit, sans scandale, sans come-back surjoué, Jason Lively incarne une trajectoire rare à Hollywood : celle d’un acteur venu, vu, et reparti, en laissant une trace modeste mais durable dans la culture populaire.