Jamie Kennedy
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 13 films |
Biographie
Né le 25 mai 1970 à Upper Darby, en Pennsylvanie (États-Unis), Jamie Kennedy est un acteur, humoriste, scénariste et producteur américain dont le visage est resté durablement associé à l’univers des années 90 grâce à un rôle aussi culte que bavard : Randy Meeks dans la saga Scream. À la fois geek du cinéma, encyclopédie du slasher et victime lucide, Randy incarne une figure originale du film d’horreur, et Jamie Kennedy en a fait un personnage culte dans la pop culture, grâce à son débit nerveux et son humour pince-sans-rire.
Mais au-delà de Scream, Kennedy a aussi tenté de s’imposer dans la comédie grand public, avec plus ou moins de succès, tout en développant une carrière plutôt atypique et marquée par l’autodérision.
Randy Meeks dans Scream : un fan au cœur du massacre
En 1996, Wes Craven et Kevin Williamson redéfinissent le film d’horreur avec Scream, et Jamie Kennedy y incarne Randy, l’ami cinéphile de Sidney Prescott, toujours prêt à énoncer les fameuses "règles du film d’horreur" : ne jamais dire “je reviens tout de suite”, ne jamais faire l’amour, ne jamais prendre de douche quand on est seul… Bref, la conscience méta du film, toujours lucide, mais pas plus protégé pour autant.
Randy devient rapidement un personnage culte auprès des fans, car il incarne un spectateur devenu acteur de l’histoire — un peu maladroit, passionné de VHS et toujours au bord de la crise de nerfs. Sa mort dans Scream 2 crée une onde de choc parmi les amateurs du genre, qui voyaient en lui le seul à pouvoir déjouer le script par la logique. Mais même mort, Randy reviendra… en vidéo posthume, dans Scream 3.
Ce rôle reste l’un des plus marquants de sa carrière, et l’un des plus emblématiques du renouveau du slasher dans les années 90.
De la comédie absurde au stand-up
Fidèle à son énergie frénétique, Jamie Kennedy a toujours eu le goût du décalage, qu’il explore dans le registre comique avec des projets plus personnels. En 2002, il lance The Jamie Kennedy Experiment, une émission de caméra cachée où il incarne différents personnages improbables, souvent absurdes. Le show rencontre un vrai succès et lui permet d’imposer un humour satirique, parfois borderline, à la télévision américaine.
Il poursuit avec quelques rôles au cinéma, notamment dans Malibu’s Most Wanted (2003), comédie où il incarne un jeune blanc riche persuadé d’être un rappeur de rue. Le film joue sur les stéréotypes et les faux-semblants, avec une approche volontairement caricaturale, qui divise mais qui trouve aussi un public fidèle.
Il continue ensuite dans le stand-up, avec des spectacles et des apparitions dans de nombreux shows, cultivant une image de comique un peu à part, à l’humour souvent auto-référentiel. Il n’a jamais cherché à se prendre au sérieux, ce qui lui vaut une certaine affection de la part de ceux qui aiment les comédiens à contre-courant, même quand le succès critique n’est pas toujours au rendez-vous.
Entre succès modestes et projets plus oubliés
La carrière de Jamie Kennedy n’a pas toujours été linéaire. Après ses débuts prometteurs dans les années 90, il enchaîne avec plusieurs films mineurs ou critiqués, comme Son of the Mask (2005), suite de The Mask qui ne convainc ni le public ni la critique. Un passage à vide s’ensuit, même si son capital sympathie reste intact, en partie grâce à sa franchise sur ses échecs et son goût du second degré.
Il apparaît aussi dans des séries télévisées (Ghost Whisperer, The Cleveland Show) et des petits rôles au cinéma, souvent dans des productions indépendantes ou à petit budget. Il continue par ailleurs à produire ses propres contenus, notamment sur YouTube, où il cultive un lien direct avec son public, sans filtre ni artifice.
Et surtout, il reste régulièrement sollicité pour des conventions, des interviews et des hommages liés à Scream, son nom restant à jamais associé à la renaissance du genre dans les années 90.
Jamie Kennedy, ou l’autodérision comme boussole
L’une des caractéristiques de Jamie Kennedy, c’est sa capacité à ne jamais se prendre trop au sérieux. Qu’il joue un nerd passionné de cinéma, un pseudo-gangster, ou qu’il monte sur scène pour un stand-up improvisé, il conserve une énergie nerveuse et sincère, à mi-chemin entre la moquerie et l’empathie.
Il n’a peut-être jamais eu une carrière aussi flamboyante que certains de ses contemporains, mais il a su rester fidèle à lui-même, à ses obsessions comiques, à son goût pour les marges et l’humour un peu bancal. Et c’est probablement ce qui le rend attachant.
En somme, Jamie Kennedy est un drôle d’outsider, ni star hollywoodienne, ni comique underground, mais un acteur qui, malgré les hauts et les bas, continue d’exister dans les mémoires pour avoir été ce personnage qui savait exactement ce qui allait se passer dans un film d’horreur… et qui y allait quand même.