James Nesbitt
- Casting
Détails
| Autre nom | William James Nesbitt |
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Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
James Nesbitt, de son nom complet William James Nesbitt, est né le 15 janvier 1965 à Broughshane, dans le comté d’Antrim, en Irlande du Nord. Acteur à la présence chaleureuse et dynamique, il s’est imposé au fil des années comme une figure essentielle de la télévision britannique, tout en multipliant les apparitions dans le cinéma international.
Avec son accent nord-irlandais inimitable, son regard pétillant et sa capacité à jouer aussi bien le charmeur que l’homme brisé, James Nesbitt incarne cette génération de comédiens à la croisée du charisme populaire et du jeu profond. Très actif dans les années 2000 et 2010, aussi bien dans les thrillers psychologiques que dans les drames sociaux, il est reconnu pour sa polyvalence. Il peut jouer un père de famille ordinaire, un enquêteur tourmenté ou un médecin débordé, tout en restant toujours crédible, proche du spectateur, et souvent plus subtil qu’il n’y paraît.
Un début remarqué avec Cold Feet : l’anti-héros attachant
C’est avec la série Cold Feet (à partir de 1997) que James Nesbitt accède à la notoriété au Royaume-Uni. Cette comédie dramatique, centrée sur un groupe d’amis trentenaires, lui offre le rôle d’Adam Williams, un personnage drôle, parfois paumé, souvent maladroit, mais toujours sincère. La série devient rapidement un succès et installe James Nesbitt comme un visage familier et apprécié de la télévision britannique.
Son jeu, tout en décontraction et en timing comique, lui vaut d’être comparé à des figures comme Hugh Grant ou Robson Green, mais avec une touche plus brute, plus terrienne. Il joue des hommes ordinaires, pris dans des situations extraordinaires, avec ce mélange de tendresse et de sarcasme qui deviendra sa marque de fabrique.
Bloody Sunday, Jekyll, The Missing : la bascule vers des rôles plus sombres
Mais James Nesbitt ne se contente pas de la comédie romantique. Il surprend le public en 2002 avec sa prestation dans Bloody Sunday, un téléfilm dramatique de Paul Greengrass, où il incarne Ivan Cooper, le député nord-irlandais témoin du massacre du 30 janvier 1972. Le film, tourné de manière quasi-documentaire, est salué pour son intensité, et la performance de Nesbitt y est particulièrement poignante, marquant un tournant dans sa carrière.
Il enchaîne ensuite les rôles plus sombres et complexes, notamment dans Jekyll (2007), adaptation contemporaine du célèbre mythe du double, où il incarne à la fois le Dr Jackman et son alter ego psychopathe. Son interprétation, à la fois excessive et précise, révèle une facette plus inquiétante de son talent, sans pour autant perdre cette étincelle d’humanité qui caractérise ses personnages.
En 2014, il tient le rôle principal dans The Missing, un thriller psychologique centré sur la disparition d’un enfant. Il y joue un père rongé par la culpabilité et l’obsession, dans un registre austère, tendu, parfois bouleversant, qui lui vaut une nomination aux Golden Globes. C’est une nouvelle preuve que James Nesbitt peut aller très loin dans l’émotion sans jamais sombrer dans le pathos.
Le cinéma international et la saga The Hobbit
À côté de ses nombreux rôles à la télévision, James Nesbitt se fait également remarquer au cinéma. Il participe à plusieurs productions britanniques comme Waking Ned, Millions ou Five Minutes of Heaven, mais c’est sa participation à la trilogie The Hobbit de Peter Jackson qui le fait connaître auprès d’un public mondial.
Dans ces films, il incarne Bofur, l’un des treize nains de la compagnie de Thorin. Avec son chapeau de trappeur et sa bonne humeur inépuisable, Bofur devient l’un des personnages les plus attachants de la saga. Nesbitt y apporte son sens de l’humour, sa spontanéité et une chaleur toute humaine, au milieu d’un univers dominé par les effets numériques et les combats épiques. Une incarnation à l’image de sa carrière : toujours profondément humaine, même au cœur de la fantasy.
Un acteur engagé, fidèle à ses origines
James Nesbitt n’a jamais oublié ses racines nord-irlandaises. Il parle régulièrement des tensions politiques qui ont marqué son enfance, et s’est souvent engagé dans des projets liés à la réconciliation, la mémoire ou l’identité culturelle. Il est d’ailleurs chancelier de l’Université d’Ulster depuis 2010, un rôle qu’il prend très au sérieux, notamment en soutenant l’éducation et la culture dans sa région d’origine.
En parallèle, il reste très actif dans l’industrie, enchaînant rôles principaux dans des mini-séries (comme Bloodlands ou Suspect), apparitions dans des thrillers britanniques, et lectures publiques. Il est aussi apprécié pour sa voix grave et expressive, qu’il prête régulièrement à des documentaires et à des campagnes de sensibilisation.