James Dashner
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
James Dashner est né le 26 novembre 1972 à Austell, en Géorgie (États-Unis). Romancier américain spécialisé dans la littérature jeunesse et les récits dystopiques, James Dashner est surtout connu pour sa série à succès The Maze Runner (L’Épreuve en français).
Avec une écriture accessible et rythmée, il s’est imposé comme l’un des auteurs phares de la fiction pour adolescents au tournant des années 2010, dans la lignée de Suzanne Collins ou Veronica Roth. Mais derrière les murs du Labyrinthe, il y a un auteur au parcours plus riche qu’il n’y paraît, entre récits de science-fiction, thriller technologique et controverses discrètes.
Une enfance dans l’Utah et un début de carrière discret
Bien que né en Géorgie, James Dashner grandit principalement dans l’Utah, dans une famille mormone. Il étudie la comptabilité à la Brigham Young University, ce qui ne l’empêche pas de nourrir très tôt une passion pour l’écriture. Amoureux de science-fiction, de fantasy et de mystère, il se lance dans l’écriture de romans pour la jeunesse au début des années 2000, avec une première série, The Jimmy Fincher Saga. Un départ plutôt modeste, mais qui lui permet de faire ses armes dans l’édition et de comprendre les codes d’un genre qui exige autant de clarté narrative que d’imagination.
Même si cette première série ne rencontre qu’un succès relatif, elle pose les bases du style James Dashner : des héros adolescents projetés dans des mondes où les repères sont brouillés, et où chaque réponse mène à de nouvelles questions.
L’Épreuve (The Maze Runner) : le phénomène mondial
C’est en 2009 que James Dashner publie le premier tome de The Maze Runner. Le roman suit un adolescent, Thomas, qui se réveille amnésique dans un endroit inconnu, entouré d’un immense labyrinthe peuplé de créatures mortelles. Le décor est posé : huis clos, mystère, tension constante. Le tout saupoudré de science-fiction et de réflexion sur la survie, la mémoire et le contrôle social.
Le succès est immédiat. La série devient un phénomène dans la littérature young adult, surfant sur l’engouement pour les univers dystopiques post-Hunger Games. Quatre tomes principaux, deux préquelles, des traductions dans des dizaines de langues, des millions d’exemplaires vendus. Et bien sûr, l’adaptation cinématographique lancée en 2014, avec Dylan O’Brien dans le rôle principal, qui renforce encore la notoriété de la saga.
Même si les critiques ne sont pas toujours enthousiastes, James Dashner parvient à captiver un lectorat jeune avide de récits intenses, simples à suivre, mais riches en suspense. L’auteur maîtrise l’art du chapitre court et de la révélation progressive, de quoi enchaîner les pages à vitesse grand V.
Un style efficace, un imaginaire angoissé
Le style de James Dashner n’a rien de particulièrement littéraire, mais il est taillé pour le public visé : rythmé, direct, sans digressions inutiles. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas tant la beauté de la phrase que le mouvement de l’histoire. Il construit des univers oppressants, où ses personnages doivent lutter contre des systèmes qui les dépassent, et bien souvent, contre eux-mêmes.
Ses récits parlent d’identité, de manipulation, de confiance brisée, de résistance face à une autorité froide et abstraite. Autant de thématiques très en phase avec les préoccupations adolescentes, qu’il aborde avec une efficacité redoutable, sans chercher à tout expliquer ni à trop moraliser.
Autres projets et incursion dans le techno-thriller
Après le succès de The Maze Runner, James Dashner poursuit avec d’autres séries. Il publie The Mortality Doctrine, une trilogie orientée science-fiction et réalité virtuelle, où l’on sent l’influence de Matrix et d’Ernest Cline. Ici encore, il questionne l’identité, la conscience et les dérives du contrôle technologique, dans un monde où la frontière entre réel et virtuel s’effondre.
Malgré un accueil plus discret, cette trilogie confirme que James Dashner ne se contente pas de décliner la même recette. Il tente d’explorer d’autres formes de tension narrative, tout en conservant son style direct et accessible.
Une carrière freinée par des accusations
En 2018, alors qu’il est au sommet de sa carrière, James Dashner est cité anonymement dans le cadre du mouvement #MeToo dans le monde de l’édition. Des accusations de comportement inapproprié émergent sur internet, et bien qu’aucune plainte officielle ne soit déposée publiquement, son éditeur met fin à leur collaboration. L’auteur, de son côté, s’excuse dans un communiqué, tout en reconnaissant la nécessité d’écouter et de changer.
Depuis cet épisode, James Dashner a publié de manière plus indépendante, avec un retour plus discret. S’il reste une figure incontournable du young adult pour une génération de lecteurs, sa présence médiatique est depuis beaucoup plus mesurée.
Filmographie
3 sur 3 films