Jacob Ulrik Lohmann
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Jacob Ulrik Lohmann, né le 4 janvier 1974 à Copenhague, au Danemark, est un acteur danois dont le nom ne figure pas forcément en haut des affiches, mais dont le visage, la carrure et surtout la présence imposante sont devenus familiers à tous ceux qui suivent le cinéma scandinave de près.
À la fois physiquement massif et émotionnellement nuancé, Jacob Ulrik Lohmann incarne à merveille ces rôles d’hommes ordinaires pris dans des situations extraordinaires, avec une capacité rare à mêler tension, fragilité et crédibilité absolue.
Il est de ces comédiens qu’on reconnaît immédiatement sans forcément pouvoir les nommer, mais dont la sincérité à l’écran ne laisse jamais indifférent.
Un acteur de théâtre devenu valeur sûre à l’écran
Comme beaucoup d’acteurs danois, Jacob Ulrik Lohmann a d’abord été formé au théâtre, un passage presque incontournable dans le paysage artistique local. Il y développe un jeu ancré dans le travail du corps, de la voix et du silence, des éléments qu’il transporte aujourd’hui dans ses rôles au cinéma et à la télévision avec une grande efficacité.
Il commence à apparaître à l’écran au début des années 2010, souvent dans des rôles secondaires mais toujours marquants, où son physique trapu, sa mâchoire serrée et son regard dur mais vif lui permettent de camper des hommes rugueux mais jamais caricaturaux.
Avec le temps, Jacob Ulrik Lohmann s’impose comme un second rôle solide, voire indispensable, capable de transformer une scène banale en moment tendu ou troublant, simplement par sa seule présence.
Shorta : la percée, les tensions, l’intensité
Le film qui propulse réellement Jacob Ulrik Lohmann dans la lumière est Shorta (2020), un thriller danois percutant qui suit deux policiers pris au piège dans une banlieue en ébullition après une bavure. Il y incarne Mike Andersen, un flic bourru, sur la défensive, autoritaire, mais plus complexe qu’il n’y paraît.
Le film, tendu comme un fil, permet à Lohmann de déployer toute la densité de son jeu : on y sent la violence rentrée, la culpabilité sourde, la peur mal dissimulée sous la carapace de la brutalité. Une performance remarquable, à la fois nerveuse et intérieure, qui révèle l’étendue de son registre. Il ne joue jamais pour excuser ni pour accuser : il donne à son personnage une épaisseur humaine, dérangeante et crédible.
Et Shorta devient, grâce à lui et à son partenaire Simon Sears, bien plus qu’un simple film policier : un drame social et moral à fleur de peau.
Un style de jeu direct, jamais démonstratif
Ce qui frappe chez Jacob Ulrik Lohmann, c’est la sobriété. Même dans les scènes de confrontation, il ne cherche jamais le spectaculaire. Il mise sur l’énergie brute, le regard, la tension contenue. Il n’a pas besoin d’en faire trop : son jeu repose sur l’impact de ce qui n’est pas dit, sur l’effet du non-verbal.
Son physique, certes imposant, n’enferme jamais ses personnages dans une seule dimension. Il peut être policier, voyou, père dépassé ou fonctionnaire à la dérive — et dans chaque cas, il apporte cette dose de vérité rugueuse, un réalisme qui colle à la peau.
On retrouve ce même style dans des séries comme The Investigation ou DNA, où il incarne des figures d’autorité ou de suspicion avec une gravité naturelle, jamais exagérée, toujours au plus près du réel.
Un acteur de caractère, au cœur du cinéma danois
Sans faire de bruit, Jacob Ulrik Lohmann s’est imposé comme un pilier discret du cinéma danois, régulièrement appelé par des cinéastes exigeants pour donner de la chair et de la tension à des récits souvent sombres. Il ne cherche pas la lumière médiatique, ni les rôles glamour. Son univers est celui des ambiances troubles, des trajectoires cassées, des hommes à la croisée des chemins.
Il incarne parfaitement ce que le cinéma scandinave aime explorer : l’ambiguïté morale, les silences chargés, les existences ordinaires sous pression. Et il le fait avec un talent qui ne crie jamais, mais qui laisse des traces.