Jack Nicholson

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 15 films
Récompenses 21 nominations et 8 victoires

Biographie

Jack Nicholson, né le 22 avril 1937 à Neptune City, New Jersey (États-Unis), est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain. Avec sa voix reconnaissable entre mille, ses sourcils diaboliques et son sourire à faire frémir n’importe quel psy, Jack Nicholson est une légende vivante d’Hollywood. Il incarne à lui seul une certaine idée du cinéma américain : provocant, magnétique, toujours à la lisière entre charme et chaos. Avec trois Oscars, une douzaine de nominations et des dizaines de rôles mythiques, il n’a pas seulement marqué le 7e art : il en est devenu une partie intégrante.

Les débuts de Jack Nicholson : de l’ombre au grand écran

Avant d’être le roi des écrans, John Joseph Nicholson commence comme employé dans les studios d’animation de la MGM. Il rêve de cinéma, suit des cours de comédie, et fait ses premiers pas dans des séries B des années 1950, notamment avec Roger Corman. Le succès n’est pas immédiat, mais son jeu intense et imprévisible attire peu à peu l’attention.

Le véritable coup d’éclat arrive avec Easy Rider (1969), dans lequel il incarne George Hanson, un avocat allumé qui accompagne deux motards en quête de liberté. Ce petit rôle, totalement habité, lui vaut sa première nomination aux Oscars... et le début d’une ascension vertigineuse.

Années 1970 : l’ère Nicholson commence

Pendant les années 70, Jack Nicholson devient l’un des piliers du Nouvel Hollywood. Il enchaîne les rôles complexes, souvent ambigus, avec un mélange de désinvolture et de tension explosive. Dans Five Easy Pieces (1970), The Last Detail (1973), ou Chinatown (1974), il incarne des hommes cabossés, lucides, en marge du rêve américain.

En 1975, il décroche l’Oscar du meilleur acteur pour Vol au-dessus d’un nid de coucou, où il incarne Randle McMurphy, un détenu transféré dans un hôpital psychiatrique qui défie l’autorité médicale. Le film, réalisé par Milos Forman, est un immense succès critique et public. Le regard à la fois rieur et désespéré de Nicholson y devient emblématique.

Sa capacité à incarner des personnages à la frontière de la folie devient sa signature... et Hollywood en redemande.

Jack Nicholson dans les années 1980–1990 : le roi du déséquilibre

Les années 80 confirment son statut d’icône. Il incarne Jack Torrance dans The Shining (1980), chef-d'œuvre d’angoisse signé Stanley Kubrick. Son "Heeere’s Johnny!" hurlé à travers une porte défoncée reste l’une des scènes les plus mythiques (et parodiées) du cinéma.

Il continue à jouer avec les nerfs du public dans The Postman Always Rings Twice, Prizzi’s Honor (qui lui vaut un second Oscar, cette fois en second rôle) ou encore Batman (1989), où il campe un Joker flamboyant, démentiel et théâtral bien avant Heath Ledger.

Dans les années 90, il enchaîne les performances brillantes, oscillant entre cynisme et tendresse. Il brille dans A Few Good Men (1992) face à Tom Cruise et sa fameuse tirade "You can’t handle the truth!", et bouleverse dans As Good as It Gets (1997), une comédie dramatique pour laquelle il remporte son troisième Oscar. Oui, trois. Respect.

Jack Nicholson réalisateur et figure de contre-culture

Moins connu mais tout aussi intéressant : Jack Nicholson est aussi passé derrière la caméra. Il réalise Drive, He Said (1971), Goin' South (1978) et The Two Jakes (1990), suite officieuse de Chinatown. S’il ne révolutionne pas le genre, ses réalisations montrent son goût pour les personnages rugueux, les récits non conventionnels et une liberté de ton rare.

En dehors de ses rôles, il incarne aussi l'esprit rebelle et anticonformiste de Hollywood. Lunettes de soleil vissées sur le nez, cigare au coin de la bouche, sourire en coin… Jack Nicholson, c’est le cool incarné, même dans les loges des Lakers, où il est un spectateur fidèle depuis des décennies.

Les années 2000 et la retraite discrète

Dans les années 2000, Jack Nicholson réduit progressivement la voilure. Il tourne encore quelques rôles marquants, notamment dans About Schmidt (2002), Something's Gotta Give (2003) ou The Departed (2006) de Martin Scorsese, où il incarne un parrain de la pègre aussi menaçant que jubilatoire.

Son dernier rôle au cinéma remonte à How Do You Know (2010). Depuis, il a choisi de prendre sa retraite, se retirant de la vie publique avec la même liberté qu’il a toujours affichée à l’écran. Certains évoquent des problèmes de mémoire, d’autres une simple envie de repos. Mais Jack Nicholson, fidèle à lui-même, n’a jamais officiellement confirmé quoi que ce soit. Il laisse planer le mystère... ce qui lui va plutôt bien.

Jack Nicholson aujourd’hui : une légende en retrait

Aujourd’hui âgé de plus de 85 ans, Jack Nicholson vit loin des caméras, mais son empreinte reste omniprésente. De ses rôles déjantés à ses répliques cultes, en passant par son aura de bad boy malicieux, il est une figure incontournable du cinéma américain, toutes générations confondues.

Avec une carrière qui traverse six décennies, Jack Nicholson a incarné l’intensité, l’ironie, la folie, le charme vénéneux, la lucidité cruelle. Et parfois... tout ça en même temps.

Bref, Jack Nicholson, c’est plus qu’un acteur. C’est un phénomène. Un électron libre qui a redéfini ce que peut être une star. Et qui, même absent, continue de hanter nos écrans pour notre plus grand plaisir.

Filmographie

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