Jack Farthing
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Jack Farthing est né le 14 octobre 1985 à Londres, au Royaume-Uni. S’il incarne aujourd’hui certaines des figures masculines les plus troublantes du petit et grand écran britannique, Jack Farthing a d’abord suivi un parcours académique plutôt sage.
Il étudie l’histoire de l’art à Oxford, avant de se former sérieusement au métier d’acteur à la London Academy of Music and Dramatic Art (LAMDA). Ce virage n’a rien d’un coup de tête. Très tôt, le théâtre l’appelle, et la scène devient rapidement le prolongement logique de sa curiosité artistique.
Pas d’ascension fulgurante, pas de buzz médiatique ou de rôle sorti de nulle part. Jack Farthing avance à pas feutrés, mais fermes, en s’imposant progressivement comme un acteur à l’élégance rare, aussi à l’aise dans le costume d’un aristocrate que dans celui d’un homme brisé. Il appartient à cette génération d’acteurs britanniques qui ne cherchent pas à tout prix la lumière, mais qui savent l’habiter quand elle se pose sur eux.
George Warleggan et l’empreinte d’un rôle en clair-obscur
C’est dans la série Poldark, diffusée entre 2015 et 2019, que le nom de Jack Farthing devient vraiment familier du grand public. Il y incarne George Warleggan, personnage complexe, rigide, ambitieux, souvent détesté… parfois à juste titre. Mais sous la carapace, l’acteur parvient à faire affleurer quelque chose de plus fin, presque tragique. Loin d’un simple rôle d’antagoniste, Warleggan devient, grâce à lui, un homme en lutte, aussi bien contre les autres que contre lui-même.
Il y a chez Jack Farthing cette capacité à donner corps à des personnages qu’on adore détester. Une maîtrise du sous-texte, du silence, du regard prolongé juste un peu trop longtemps. Dans Poldark, il ne cherche jamais à attendrir ou séduire le spectateur. Il impose. Il trouble. Et parfois, il désarme.
Du drame historique au biopic royal, un acteur en équilibre
Après le succès de Poldark, on aurait pu s’attendre à voir Jack Farthing enchaîner les rôles similaires, les drames en perruque poudrée, les méchants raffinés. Il aurait pu s’installer confortablement dans cette image-là. Il ne l’a pas fait.
En 2021, il surprend en incarnant le prince Charles dans Spencer, un film centré sur Lady Diana, réalisé par Pablo Larraín. Pas de caricature, pas de pastiche royal. Le Charles de Jack Farthing est distant, parfois glacial, mais jamais grotesque. Encore une fois, l’acteur s’emploie à faire exister un homme derrière la fonction. Et cela, sans jamais chercher l’empathie à tout prix. Le rôle est risqué, mais l’interprétation est fine, parfaitement contenue, et surtout, elle laisse une empreinte.
Entre-temps, il apparaît dans The Riot Club, Official Secrets, The Lost Daughter ou encore la série Rain Dogs, dans un registre plus contemporain. À chaque fois, Jack Farthing reste fidèle à sa ligne : privilégier les personnages ambigus, rarement flamboyants, mais toujours nuancés. Et si l’émotion est là, elle est retenue, comme filtrée par une pudeur naturelle.