Ioan Gruffudd
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 12 films |
Biographie
Né le 6 octobre 1973 à Llwydcoed, un petit village du Pays de Galles, Ioan Gruffudd (à prononcer "Yo-an Griffith", si tu ne veux pas froisser un Gallois) grandit dans un environnement bilingue, bercé par la langue galloise et une éducation centrée sur la culture locale. Fils de deux enseignants, il développe très jeune un goût pour la musique — il joue de l’alto et de l’orgue — avant de se tourner résolument vers le théâtre. Une reconversion tout à fait honorable quand on sait que ce sera précisément cette voix formée et cette diction impeccable qui le mèneront jusqu’aux studios de Hollywood.
Ioan Gruffudd fait ses débuts dans le feuilleton gallois Pobol y Cwm, avant d'intégrer la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA) à Londres. C’est là qu’il affine son jeu, dans la pure tradition shakespearienne, tout en conservant un accent gallois qu’il revendique fièrement. Pas question de gommer son identité pour se fondre dans un moule international. Et pour ceux qui auraient encore un doute : non, il n’a jamais songé à angliciser son nom.
Ioan Gruffudd dans Hornblower, Titanic et les grandes fresques historiques
C’est dans la série Hornblower, diffusée de 1998 à 2003, que Ioan Gruffudd se fait véritablement remarquer. Il y incarne Horatio Hornblower, un officier de la Royal Navy, avec un mélange d’élégance, de rigueur et de charme tout britannique. Ce rôle devient rapidement une carte de visite qui l’amène à jouer dans des films à plus grand budget. Parmi eux, Titanic (1997), où il prête ses traits à l’officier Harold Lowe dans une apparition brève mais remarquée. Eh oui, c’est bien lui qui revient chercher des survivants, ce qui suffit à le rendre sympathique à des millions de spectateurs.
À l’aise dans les films d’époque, Ioan Gruffudd confirme sa capacité à habiter des personnages historiques avec Amazing Grace (2006), dans le rôle du réformateur William Wilberforce, fer de lance de l’abolition de l’esclavage au Royaume-Uni. Une performance sobre, engagée, saluée pour sa justesse. Là encore, on retrouve chez Ioan Gruffudd cette faculté à incarner l’intellectuel tourmenté, droit dans ses convictions, sans jamais en faire trop.
Le virage hollywoodien : Mr. Fantastic, blockbusters et science-fiction
À partir des années 2000, Ioan Gruffudd commence à explorer un autre pan de sa carrière : celui du blockbuster hollywoodien. En 2005, il devient Reed Richards, alias Mr. Fantastic, dans Les Quatre Fantastiques. Un rôle qu’il reprend en 2007 dans Les Quatre Fantastiques et le Surfer d’Argent. Face aux effets spéciaux et aux superpouvoirs élastiques, Ioan Gruffudd parvient à conserver une forme de sérieux scientifique qui sauve le personnage du ridicule (même s’avouer qu’un costume bleu moulant, ce n’est jamais simple à porter avec dignité).
Il apparaît également dans Le Roi Arthur (2004), où il incarne Lancelot, une version très « réaliste » du mythe arthurien. Bien loin des enchanteurs et des sorts, ce film privilégie les batailles boueuses et les relations tendues entre chevaliers. Encore une fois, Ioan Gruffudd y campe un héros à la fois loyal et introspectif — son créneau, visiblement.
Ioan Gruffudd à la télévision : de Forever à Harrow, un goût pour les rôles complexes
La télévision continue de jouer un rôle important dans la carrière de Ioan Gruffudd. En 2014, il tient le rôle principal dans Forever, où il incarne le Dr Henry Morgan, un médecin légiste new-yorkais immortel. Un concept à mi-chemin entre Sherlock Holmes et Highlander, qui permet à Ioan Gruffudd de déployer toute sa palette : accent raffiné, regard profond, petites touches d’humour pince-sans-rire… Malheureusement, la série ne dépasse pas la première saison, malgré un certain succès d’estime.
Il revient ensuite dans Liar, un thriller britannique où il partage l’écran avec Joanne Froggatt. Il y joue un chirurgien accusé de viol, dans un rôle bien plus ambigu que ceux auxquels il a habitué le public. Une prise de risque notable, qui montre que Ioan Gruffudd ne craint pas d’explorer des zones d’ombre.
Puis vient Harrow, série australienne dans laquelle il incarne un pathologiste non-conformiste (encore un docteur, mais cette fois avec des bagages émotionnels lourds). Cette série, plus confidentielle, lui offre une exposition constante et un rôle sur mesure.
Une identité galloise revendiquée et une vie personnelle très médiatisée
En parallèle de sa carrière, Ioan Gruffudd reste fidèle à ses racines. Il parle couramment le gallois et participe à de nombreux événements culturels liés à son pays natal. Il est même membre de la Gorsedd, un ordre honorifique lié à la culture galloise. Pour ceux qui pensaient que tout acteur britannique finit tôt ou tard par s’installer à Los Angeles et boire du matcha, Ioan Gruffudd rappelle qu’on peut réussir tout en parlant une langue celtique peu connue du grand public.
Sa vie personnelle, en revanche, a été nettement plus exposée. Marié pendant près de 14 ans à l’actrice Alice Evans, il divorce en 2021, dans un contexte public et tendu. Il retrouve ensuite une certaine stabilité avec Bianca Wallace, avec qui il s’est marié en 2025. L’annonce récente de la naissance à venir de leur premier enfant ensemble a été largement relayée par la presse people — un genre d’attention médiatique qu’il n’a jamais particulièrement recherché.