Ike Barinholtz
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Ike Barinholtz, né le 18 février 1977 à Chicago, dans l’Illinois (États-Unis), est un acteur, scénariste, producteur et humoriste américain dont la carrière navigue joyeusement entre l’absurde, la satire politique et la franche rigolade.
Reconnaissable à sa voix grave, son physique imposant et son jeu souvent très expressif, Ike Barinholtz est l’un de ces visages que l’on a l’impression de connaître depuis toujours, tant il a su s’imposer, discret mais constant, dans les comédies américaines les plus populaires de ces dernières années.
Avant de faire rire sur les plateaux de tournage, Ike Barinholtz se rêvait dans un tout autre registre. Étudiant peu assidu, il enchaîne les petits boulots à Los Angeles avant de trouver sa voie dans l’improvisation comique. Formé dans la prestigieuse troupe The Second City à Chicago, il y développe un humour à la fois physique, caustique et toujours très rythmé. Et c’est justement sur cette énergie brute qu’il va bâtir son image.
De Mad TV à The Mindy Project : un solide ancrage dans la comédie télévisée
C’est au début des années 2000 que Ike Barinholtz décroche l’un de ses premiers grands rôles à la télévision : il rejoint le casting de MADtv, émission de sketchs humoristiques à succès, pendant cinq saisons. Il y interprète une multitude de personnages loufoques, souvent grotesques, avec un enthousiasme contagieux. C’est là qu’il affine son style, entre imitation, improvisation et écriture rapide — une école de rigueur et de folie douce.
Après plusieurs années de travail acharné dans les coulisses, Ike Barinholtz rejoint en 2012 la série The Mindy Project, créée par Mindy Kaling, dans laquelle il joue Morgan Tookers, un infirmier un peu paumé mais foncièrement gentil. Ce personnage, à mi-chemin entre le boulet et le cœur tendre, devient vite l’un des favoris des fans. Il y déploie une palette comique étonnamment nuancée, alternant idiotie assumée et vrais moments de sincérité.
Mais surtout, il ne se contente pas d’y jouer : il participe également à l’écriture de nombreux épisodes, montrant que son talent dépasse largement le cadre du jeu d’acteur. Sa capacité à écrire des dialogues percutants, rythmés et toujours un peu décalés, va rapidement le placer dans la catégorie très convoitée des scénaristes-acteurs à suivre.
Du cinéma grand public aux satires politiques grinçantes
Au cinéma, Ike Barinholtz s’illustre dans des comédies à grand succès comme Neighbors (Nos pires voisins, 2014 et 2016), Suicide Squad (dans un rôle secondaire mais remarqué), Sisters, ou encore Blockers (2018), où il incarne un père poule un brin envahissant mais sincèrement touchant. Son jeu repose souvent sur une intensité comique maîtrisée, capable de faire passer une scène du burlesque au sincèrement émouvant en quelques répliques.
Mais Ike Barinholtz ne se limite pas à la comédie potache. En 2018, il passe derrière la caméra pour The Oath, une satire politique noire et audacieuse qu’il écrit, réalise et interprète. Situé dans une Amérique polarisée où le gouvernement pousse les citoyens à signer une déclaration de loyauté, le film explore, avec une ironie mordante, les tensions familiales et les dérives autoritaires. Bien que modeste dans sa sortie, The Oath témoigne d’un regard affûté sur la société américaine, et d’une volonté de ne pas se cantonner aux gags faciles.
Ce virage plus engagé révèle une autre facette de Ike Barinholtz : celle d’un créateur qui observe son époque avec inquiétude, mais sans renoncer à l’humour. Et dans le contexte politique et social des États-Unis, cette approche lui permet de se démarquer dans un paysage souvent polarisé.
Une écriture au service de la satire et des grands studios
Outre ses propres projets, Ike Barinholtz s’est également illustré comme scénariste pour des studios hollywoodiens. Il a coécrit le scénario de Central Intelligence (2016) avec Kevin Hart et Dwayne Johnson, et travaille régulièrement sur des scripts pour des comédies d’action. Sa plume est recherchée pour son efficacité comique, mais aussi pour sa capacité à insérer un second degré parfois plus critique qu’il n’y paraît.
Il fait également partie de l’équipe de création de la série animée Bless the Harts, où il prête aussi sa voix. Encore une preuve de son goût pour les formats multiples et les registres variés — toujours avec une pointe d’absurdité et de satire sociale.