Hugo Sélignac

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Filmographie 8 films

Biographie

Hugo Sélignac, né le 15 octobre 1984 à Paris, est un producteur de cinéma français devenu, en quelques années, l’un des visages incontournables du secteur. À la tête de Chi-Fou-Mi Productions, qu’il cofonde en 2010, Hugo Sélignac s’est rapidement imposé comme un passeur d’histoires capable de rassembler les talents, de flairer les bons projets, et surtout, de construire un cinéma populaire exigeant, à la croisée des genres.

Issu d’une famille du métier, son père, Arnaud Sélignac, est réalisateur, il entre très tôt dans le monde du cinéma. Pas par les bancs de l’université, qu’il quitte en première, mais par les plateaux, les productions, les stages et une forme d’apprentissage accéléré du terrain. Avant même d’avoir 25 ans, il participe au tournage de Ne le dis à personne de Guillaume Canet, une expérience fondatrice qui confirme son goût pour les films à la fois ambitieux et accessibles.

Chi-Fou-Mi Productions : un label au ton singulier

En fondant Chi-Fou-Mi, Hugo Sélignac crée plus qu’une société de production : il bâtit une identité. L’idée est simple, mais risquée : produire des films capables de toucher un large public, sans pour autant sacrifier la qualité d’écriture ou l’originalité du ton. Un équilibre fragile que peu de producteurs savent maintenir sur la durée.

Très vite, son nom est associé à des projets forts : Les Petits Mouchoirs, Le Grand Bain, Mandibules, BAC Nord, Novembre, L’Amour ouf. Chaque film porte la marque d’un cinéma ancré dans son époque, en dialogue avec des questions sociales, politiques ou simplement humaines, mais toujours porté par un souci de narration efficace.

Ce qui distingue Hugo Sélignac, c’est sa capacité à s’entourer de réalisateurs singuliers, Gilles Lellouche, Cédric Jimenez, Quentin Dupieux, entre autres, tout en les accompagnant dans des récits très différents. Un jour dans une comédie absurde avec une mouche géante, le lendemain dans un thriller sur les attentats du 13 novembre. Le grand écart, il connaît. Et il l’assume.

Le producteur à l’écoute du public (et des polémiques)

En tant que producteur, Hugo Sélignac revendique une attention constante au public. Il est de ceux qui considèrent que la salle de cinéma n’est pas un sanctuaire réservé à quelques initiés, mais un lieu de partage collectif où l’émotion doit primer. Pas question, pour lui, de renoncer à l’exigence, mais il ne fuit pas le cinéma de genre, la comédie ou même le pur divertissement.

Ce positionnement ne va pas sans critiques. En 2022, Novembre, qu’il produit, suscite une controverse liée à la représentation d’un témoin réel. La polémique le pousse à faire ajouter un avertissement au générique. Plutôt que de fuir la critique, Hugo Sélignac la prend de face, et renforce ainsi sa posture de producteur responsable, conscient des enjeux narratifs comme éthiques.

Il défend également une vision souple de la diffusion : pour lui, chaque film doit trouver le bon support, salle, télé ou plateforme, selon son essence. Une approche pragmatique, qui tranche avec certaines positions figées du cinéma français.

Une filmographie marquée par l’éclectisme assumé

Il suffit de regarder quelques titres produits par Hugo Sélignac pour saisir l’amplitude de son spectre. BAC Nord (2021) propose un polar tendu sur fond de violences urbaines, Mandibules (2021) bascule dans l’absurde total, Le Grand Bain (2018) flirte avec la comédie chorale dramatique, tandis que L’Amour ouf (2024) explore l’amour fou sur une décennie. À chaque fois, le même pari : prendre un risque narratif tout en assurant une forme d’accessibilité.

Il ne produit pas “à la chaîne”, mais cherche à créer des objets de cinéma vivants, parfois imparfaits, mais toujours incarnés. Et dans un système souvent frileux, cette prise de risque calculée lui permet d’attirer les acteurs, les auteurs et les techniciens qui veulent justement s’extraire des cases.

Il ne cherche pas à signer un style, mais plutôt à orchestrer une dynamique créative autour de chaque projet, quitte à bousculer certaines habitudes du métier. Une manière d’exister qui le rapproche des producteurs anglo-saxons, à la fois stratèges, créateurs d’opportunités et têtes pensantes.

Une figure centrale du cinéma français contemporain

Aujourd’hui, Hugo Sélignac fait partie des producteurs les plus sollicités et récompensés en France. Avec plus de 25 nominations aux César pour des films qu’il a produits, et plusieurs millions d’entrées cumulées, il prouve qu’il est possible de faire du cinéma qui marche, sans vendre son âme.

En coulisses, il reste discret, mais ne recule pas devant les prises de parole, notamment lorsqu’il s’agit de défendre ses films, ses équipes ou sa vision du métier. Il continue de faire le lien entre les artistes, les institutions et le public, dans un écosystème où ce rôle est plus que jamais essentiel.

Hugo Sélignac, c’est ce genre de producteur qu’on n’entend pas toujours, mais dont on reconnaît vite la signature : une envie de cinéma, une curiosité narrative et une grande confiance dans le potentiel du public. Bref, un moteur discret mais déterminant d’un cinéma français vivant, mouvant, et encore capable de surprendre.

Filmographie

8 sur 8 films

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