Hugh Grant
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 15 films |
| Récompenses | 5 nominations et 2 victoires |
Biographie
Hugh Grant, de son nom complet Hugh John Mungo Grant, est né le 9 septembre 1960 à Hammersmith, un quartier de Londres (Royaume-Uni). Acteur emblématique du cinéma britannique, il a longtemps incarné le charme maladroit et la répartie piquante dans les comédies romantiques les plus populaires des années 1990 et 2000. Mais sous son air de dandy à la moue ironique, Hugh Grant a construit une carrière bien plus riche que ce que son image publique pourrait laisser croire.
Hugh Grant, des débuts discrets au triomphe inattendu
Hugh Grant fait ses premières armes au théâtre et dans quelques films confidentiels dans les années 1980. Il est diplômé d’Oxford, où il étudie la littérature, ce qui ne surprend pas vraiment lorsqu’on connaît son goût pour les dialogues raffinés et les personnages cérébraux. Son élégance naturelle et son accent très "British" attirent rapidement les caméras, mais sa carrière tarde à vraiment décoller.
C’est en 1994 que tout bascule avec Quatre mariages et un enterrement (Four Weddings and a Funeral), une comédie romantique scénarisée par Richard Curtis. Hugh Grant y campe Charles, éternel célibataire gaffeur et attendrissant, dans un rôle qui le propulse instantanément au rang de star internationale. Le film cartonne dans le monde entier et révèle le prototype du Hugh Grant des années 90 : un mélange de nervosité charmante, de romantisme désabusé et d’humour à froid.
Le roi (involontaire) de la comédie romantique
Dès lors, Hugh Grant enchaîne les comédies romantiques avec une régularité presque suspecte. Il devient l’acteur fétiche de toute une génération qui se demande si le prince charmant ne porte pas, finalement, un costume froissé, un sourire en coin et une certaine propension à bredouiller dans les moments cruciaux.
On le retrouve dans Notting Hill (1999) aux côtés de Julia Roberts, où il incarne un libraire timide tombant amoureux d’une star hollywoodienne. Puis dans Le Journal de Bridget Jones (2001), où il joue Daniel Cleaver, séducteur cynique et délicieusement antipathique. Ou encore dans Love Actually (2003), où il devient un Premier ministre dansant sur du Pointer Sisters – une scène restée dans toutes les mémoires.
Ces films définissent un style à part entière : la comédie romantique à l’anglaise, où le cœur bat vite mais où l’ironie n’est jamais très loin.
Un tournant vers des rôles plus sombres et plus audacieux
Si Hugh Grant a longtemps été prisonnier de son image de séducteur maladroit, il a su, avec les années, s’en affranchir. À partir des années 2010, il amorce un virage vers des rôles plus ambigus, plus grinçants, parfois même inquiétants.
Dans Cloud Atlas (2012), il surprend en changeant de visage et d’époque dans un film choral déroutant. Dans Florence Foster Jenkins (2016), il incarne un mari à la fois protecteur et opportuniste face à Meryl Streep. Et surtout, dans la mini-série The Undoing (2020), il campe un homme au double visage, père de famille aimant ou suspect glaçant, selon le point de vue. Une performance saluée qui prouve qu’il ne s’est jamais contenté de son image lisse.
En 2019, il brille également dans The Gentlemen de Guy Ritchie, dans un rôle de détective fouineur, cynique et ouvertement manipulateur. Hugh Grant y démontre un goût très assumé pour l’auto-dérision et les personnages borderlines.
Une carrière marquée par une certaine élégance... et quelques scandales
Impossible d’évoquer Hugh Grant sans mentionner l’épisode de 1995, où il est arrêté à Los Angeles pour comportement inapproprié dans sa voiture avec une prostituée. Un scandale ultra médiatisé, qu’il affronte avec un flegme britannique presque comique lors de son passage dans l’émission de Jay Leno, devenant presque plus populaire après qu’avant.
Loin de l’écraser, cette affaire devient un étrange tournant : elle humanise son image publique, déjà teintée d’autodérision, et ne freine en rien sa carrière. Un paradoxe tout à fait à l’anglaise.
Hugh Grant, acteur engagé et citoyen critique
Avec le temps, Hugh Grant est aussi devenu un militant engagé, notamment dans la lutte contre les abus de la presse à scandale. Après avoir été victime de plusieurs intrusions médiatiques illégales, il s’engage auprès du mouvement Hacked Off, qui milite pour la régulation des médias au Royaume-Uni.
Sans jamais sombrer dans l’outrance, il utilise sa notoriété pour dénoncer les dérives de certaines pratiques journalistiques et plaider pour une meilleure protection de la vie privée.
Hugh Grant, une filmographie à son image : élégante, ironique, imprévisible
Difficile de cerner Hugh Grant en une seule phrase, tant il oscille entre l’acteur de comédie romantique qui a défini un genre, et le comédien à contre-emploi capable de jouer avec son image. Ce qui est sûr, c’est qu’il a toujours gardé une certaine distance, une manière bien à lui de ne jamais tout à fait se prendre au sérieux, même quand il excelle.
Et c’est peut-être là son plus grand rôle : celui d’un acteur libre, qui aura réussi à transformer les clichés qu’on lui collait en véritable signature personnelle.
Un gentleman, certes. Mais un gentleman avec une pointe de venin dans le sourire.