Henry Thomas
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Henry Jackson Thomas Jr., né le 9 septembre 1971 à San Antonio (Texas, États-Unis), est un acteur et musicien américain. Propulsé sous les projecteurs très jeune grâce à son rôle dans E.T., l’extra-terrestre, il a depuis tracé un chemin étonnamment solide dans l’industrie du cinéma et des séries, souvent à contre-courant du star system hollywoodien.
S’il n’a jamais vraiment cherché les feux de la rampe, Henry Thomas est devenu une figure familière du petit et du grand écran, parfois là où on ne l’attend pas. Entre cinéma indépendant, séries d’horreur raffinées et ballades musicales texanes, son nom est discrètement mais durablement inscrit dans la culture pop américaine.
Le miracle E.T. et le poids d’un début tonitruant
Il a tout juste dix ans lorsqu’il est choisi par Steven Spielberg pour incarner Elliott, l’enfant qui se lie d’amitié avec un extraterrestre dans E.T., l’extra-terrestre (1982). La scène de son audition, où il improvise en pleurant pour empêcher un agent fictif de lui prendre son "ami", reste aujourd’hui encore un modèle du genre pour les castings d’enfants. Spielberg, conquis, aurait simplement déclaré : “You got the job, kid”. Et le reste appartient à l’histoire du cinéma.
Ce rôle emblématique lui vaut une reconnaissance immédiate : nomination au Golden Globe, nomination aux BAFTA Awards, et une pluie d’éloges. Pour un enfant acteur, difficile de faire mieux... ou plus écrasant. Car si ce succès ouvre toutes les portes, il devient aussi un fardeau silencieux. Henry Thomas passe les années suivantes à tenter d’échapper à l’étiquette du "gamin de E.T.", refusant les rôles trop commerciaux, préférant suivre une trajectoire moins attendue.
Un acteur en marge des projecteurs, mais jamais inactif
Au fil des années 90, Henry Thomas se glisse dans des rôles très variés, parfois dans des films qui passent sous le radar, parfois au cœur de grosses productions. Il joue dans Legends of the Fall aux côtés de Brad Pitt, dans Valmont de Miloš Forman, puis dans des thrillers comme Suicide Kings ou All the Pretty Horses.
Mais c’est surtout à la télévision qu’il développe une seconde carrière, plus discrète, mais tout aussi constante. Et c’est dans les années 2010 qu’un nouveau tournant s’opère, grâce à une collaboration inattendue avec Mike Flanagan, cinéaste passionné de récits gothiques et d’horreur psychologique.
Le virage Flanagan : quand l’horreur devient une seconde maison
Avec The Haunting of Hill House (2018), Henry Thomas retrouve un public plus jeune qui l’ignorait peut-être complètement. Il y incarne le père tourmenté de la fratrie Crain, dans une série acclamée autant pour son ambiance que pour son casting subtil. Cette performance lui vaut un Saturn Award du meilleur acteur dans une série de streaming.
Depuis, il est devenu l’un des visages familiers de l’univers Flanagan : The Haunting of Bly Manor, Midnight Mass, The Fall of the House of Usher… à chaque fois, il change de rôle, de ton, de visage même, jouant tour à tour des personnages fragiles, autoritaires, hallucinés ou résignés. Ce partenariat créatif, inattendu et fructueux, a redonné à sa carrière une visibilité presque aussi forte que celle de ses débuts – avec une barbe en plus, et moins d’extraterrestres.
Un musicien dans l’ombre des écrans
Ce que beaucoup ignorent, c’est que Henry Thomas est aussi musicien. Il a joué dans un groupe texan appelé The Blue Heelers, avec lequel il a écrit plusieurs chansons. Certaines ont même été utilisées dans des films où il apparaît, comme Honey Baby ou Niagara, Niagara.
Pas question ici de rock de stade ou de carrière parallèle à la Jared Leto : Thomas reste fidèle à un style folk intimiste, très “backyard music”, qu’on imagine parfaitement enregistré dans un garage texan, entre deux siestes d’un chien paresseux.
Vie privée et discrétion, toujours
Côté personnel, Henry Thomas a connu plusieurs relations, dont un mariage avec l’actrice allemande Marie Zielcke, avec qui il a eu une fille. Il a ensuite fondé une famille avec Annalee Fery, avec qui il a eu deux enfants supplémentaires. Il vit aujourd’hui dans l’Oregon, loin des studios californiens, et continue de travailler régulièrement, sans tumulte.
Il a connu, comme beaucoup d’anciens enfants stars, quelques moments plus sombres (notamment un incident lié à l’alcool en 2019), mais s’en est relevé sans grand fracas médiatique. À son image, discrètement.
Un nom qui persiste sans faire de bruit
Henry Thomas, c’est un peu comme une mélodie qu’on reconnaît sans toujours pouvoir la nommer. Il ne cherche pas les grands rôles, ni les gros titres, mais il incarne à merveille l’idée d’une carrière à long terme, loin du glamour et des projecteurs, mais proche de l’authenticité.
Enfant emblématique d’un film culte, il aurait pu rester figé dans cette image. Au lieu de cela, il a préféré avancer, un rôle à la fois, souvent là où on ne l’attend pas. Et quelque part, c’est peut-être ce qui fait de lui un acteur à part.