Hannah Ware
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Hannah Ware, née le 8 décembre 1982 à Hammersmith, dans le Grand Londres, est une actrice britannique connue pour ses rôles dans des drames psychologiques et des thrillers aussi élégants que tendus. Avec son regard pénétrant, son jeu sobre et une diction soignée qui trahit ses origines londoniennes, Hannah Ware a su s’imposer discrètement dans des productions américaines et internationales, en incarnant souvent des personnages à la fois sophistiqués et tourmentés. Peu encline à chercher les projecteurs pour autre chose que son travail d’actrice, elle cultive une forme de mystère élégant qui, avouons-le, fonctionne plutôt bien à l’écran.
Un parcours classique, entre théâtre et caméra
Formée à la Lee Strasberg Theatre and Film Institute à New York, Hannah Ware s’inscrit dans une tradition d’acteurs britanniques venus chercher leur place sur les écrans américains. Cette formation à la méthode de l’Actors Studio affine un jeu déjà empreint de retenue et de tension intérieure. Elle commence sa carrière dans la publicité et les courts-métrages, avant de percer à la télévision.
Son visage devient familier aux spectateurs grâce à son rôle dans la série Boss (2011–2012), un drame politique porté par Kelsey Grammer, où elle joue Emma Kane, fille du maire de Chicago. Un rôle complexe, à la fois intime et politique, qui lui permet de se démarquer par son intensité émotionnelle maîtrisée. Elle n’est pas là pour crier ou surjouer, au contraire, c’est dans les silences et les regards qu’elle excelle.
Du thriller à la science-fiction : un goût pour les récits tendus
Après Boss, Hannah Ware poursuit sa carrière dans des rôles souvent marqués par le doute, le danger ou les dilemmes moraux. Elle tient l’un des premiers rôles dans Betrayal (2013), un drame romantico-judiciaire où elle incarne une photographe engagée dans une liaison interdite. Une série au ton feutré, à l’esthétique léchée, qui s’inscrit dans la lignée des thrillers psychologiques américains à mi-chemin entre passion et manipulation.
Elle poursuit ensuite avec des apparitions au cinéma, notamment dans Oldboy (2013), remake du film coréen de Park Chan-wook, réalisé par Spike Lee, dans lequel elle partage l’écran avec Josh Brolin. Si le film n’a pas fait l’unanimité critique, la présence de Hannah Ware y est remarquée, avec ce mélange de douceur troublante et de tension latente qui devient un peu sa signature.
Puis vient Hitman: Agent 47 (2015), adaptation musclée du jeu vidéo, où elle incarne Katia, figure centrale du récit. Un rôle plus physique, qui lui permet de montrer une autre facette, plus combative, sans renier la subtilité de son jeu. Dans cet univers froid et chorégraphié, elle apporte une touche d’humanité bienvenue.
The One : ADN, destin et solitude numérique
En 2021, Hannah Ware revient sur le devant de la scène dans la série The One sur Netflix. Elle y tient le rôle principal, Rebecca Webb, fondatrice d’une entreprise capable d’identifier le partenaire amoureux idéal grâce à l’analyse génétique. Le pitch est audacieux, presque dystopique, et la série navigue entre romance, thriller et satire technologique.
Le personnage qu’elle incarne est à la fois charismatique, déterminé et… profondément opaque. Hannah Ware joue cette ambivalence avec brio, donnant à Rebecca une aura insaisissable. C’est d’ailleurs l’une de ses grandes forces : elle peut incarner des femmes intelligentes, puissantes, mais toujours sur le fil, jamais complètement fiables, jamais totalement lisibles.
Une trajectoire discrète mais solide
Hannah Ware ne court pas les plateaux ni les tapis rouges. Elle semble privilégier la qualité des projets à leur visibilité, et choisit des rôles qui lui permettent d’explorer des émotions complexes, souvent dans des univers élégants, tendus, presque cliniques. Pas de comédie romantique flashy ou de blockbuster ultra-commercial à son actif, son terrain de jeu, ce sont les dilemmes moraux, les relations ambiguës, et les vérités cachées sous la surface.
On sent chez elle une volonté de construire une carrière cohérente, à l’image de son jeu : sobre, maîtrisé, mais jamais froid. Son élégance naturelle et son regard un peu mélancolique font d’elle une actrice que l’on écoute autant qu’on observe, ce qui n’est pas si fréquent à l’ère des performances démonstratives.