Hajime Tanimoto
- Casting
Détails
| Autre nom | 谷本 一 |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Hajime Tanimoto est né le 24 novembre 1947 à Osaka, au Japon. Acteur de formation classique, dont le nom ne circule pas nécessairement au-delà des cercles spécialisés, Hajime Tanimoto n’en reste pas moins un visage familier du cinéma nippon, notamment dans ses marges les plus sombres, étranges ou codifiées. Sa carrière, débutée dans les années 1970, reflète bien l’éclectisme du cinéma japonais de l’époque : un mélange de productions indépendantes, d’expérimentations visuelles et de séries télévisées populaires aux codes rigides.
Un parcours façonné par le cinéma de genre japonais
Dès ses premiers rôles, Hajime Tanimoto se fait une place dans ce que l’on appelle parfois, sans jugement, le cinéma d’exploitation japonais, ce vaste territoire qui englobe le pinku eiga, les films de yakuza, les thrillers psychologiques et bien sûr les sagas télévisées de super-héros colorés. On le retrouve notamment dans Ecstasy of the Black Rose (1975), un film sulfureux typique de cette époque où le corps et la transgression étaient au cœur de l’esthétique. Ce rôle ancre Hajime Tanimoto dans une tradition d’acteurs au service du récit plus que de leur image, capables d’embrasser des rôles exigeants, parfois dérangeants, toujours précis.
Avec le temps, il s’impose comme un second rôle solide, convoqué pour des rôles de figures d’autorité ou de personnages secondaires ambigus. Ce positionnement lui permet de traverser les décennies sans se démoder. Il devient cette présence familière que le spectateur ne nomme pas toujours, mais qu’il reconnaît aussitôt.
Le thriller psychologique Cure et une incursion dans l’univers de Kiyoshi Kurosawa
En 1997, Hajime Tanimoto apparaît dans le film Cure du réalisateur Kiyoshi Kurosawa, l’un des grands noms du thriller psychologique japonais. Dans cet univers lent, mental, presque suffocant, il se fond dans une narration où les non-dits et les regards comptent plus que les gestes. Ce film marque une étape dans la reconnaissance critique du cinéma de genre japonais à l’international, et même si son rôle y est modeste, la présence de Hajime Tanimoto dans cette œuvre souligne son affinité avec des récits plus cérébraux, où la tension repose sur l’atmosphère autant que sur l’action.
Cure reste aujourd’hui une référence dans le cinéma d’horreur psychologique, et les amateurs attentifs n’auront pas manqué de repérer Hajime Tanimoto dans cette plongée troublante dans les profondeurs de la manipulation mentale et de l’angoisse sociale.
Une fidélité durable au petit écran japonais
À côté de ses incursions dans le cinéma d’auteur ou d’exploitation, Hajime Tanimoto s’illustre aussi dans l’univers bien codifié des séries sentai, ces séries télévisées japonaises où des héros costumés luttent contre le mal dans des affrontements aussi spectaculaires que ritualisés. Il incarne notamment un propriétaire de boutique dans Kaizoku Sentai Gokaiger (épisode 17), et un samouraï d’opérette dans Samurai Sentai Shinkenger: Special Act. Des rôles courts, parfois même anecdotiques, mais révélateurs d’un acteur capable de naviguer entre différents registres avec une grande souplesse.
Loin des grands rôles dramatiques, ces apparitions témoignent de sa capacité à s’intégrer dans des univers de fiction très stylisés sans jamais surjouer. Ce n’est pas rien, dans des séries où l’exubérance est parfois la norme, de savoir rester crédible.
Une figure secondaire, mais bien ancrée
Il faut bien l’admettre, Hajime Tanimoto n’a jamais été une star. Son nom ne figure pas en haut des affiches, et il est rare de le voir en tête d’un casting. Pourtant, il incarne une certaine idée de l’acteur de complément au Japon : disponible, rigoureux, toujours prêt à se glisser dans une production sans en perturber l’équilibre. Son jeu sobre, parfois effacé, fait de lui un acteur idéal pour les atmosphères denses et les récits collectifs.
Sa longévité est aussi le signe d’une constance rare. Du cinéma des années 70 aux formats télévisuels des années 2000, Hajime Tanimoto a su rester actif, visible, et pertinent, même dans un secteur qui privilégie souvent la jeunesse et les visages nouveaux. Il n’a jamais cherché la lumière, mais il a su y exister discrètement, film après film, scène après scène.