Guy Ritchie

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 11 films
Récompense 1 nomination et 0 victoire

Biographie

Guy Ritchie, de son nom complet Guy Stuart Ritchie, est né le 10 septembre 1968 à Hatfield, dans le Hertfordshire, en Angleterre. Réalisateur, scénariste et producteur, il s’est imposé dès la fin des années 1990 comme l’un des visages emblématiques du cinéma britannique post-Tarantino, avec une patte visuelle affirmée, un goût prononcé pour les dialogues vifs, les gangsters bavards, et une mise en scène aussi vive qu’un uppercut bien placé.

Connu pour des films cultes comme Snatch, Lock, Stock and Two Smoking Barrels, The Gentlemen ou encore les Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr., Guy Ritchie est un cinéaste qui divise parfois, mais qui n’a jamais cessé de cultiver un style reconnaissable entre mille, quelque part entre théâtre de rue cockney, western urbain et comédie d’action chorégraphiée.

Des débuts dans le clip et la publicité

Avant de se faire un nom au cinéma, Guy Ritchie se forme sur le tas, sans passer par une école de cinéma classique. Il débute dans le monde de la publicité et du clip vidéo, où il développe un sens aigu du rythme et de la narration condensée. Cette phase expérimentale forge les bases de son futur style : caméras mobiles, montage rapide, effets de ralenti-accéléré et un goût certain pour le cool un peu sale.

Mais c’est en 1998 qu’il change la donne avec son premier long-métrage.

Lock, Stock and Two Smoking Barrels : le coup d’éclat initial

En 1998, Guy Ritchie fait irruption sur la scène cinématographique avec Lock, Stock and Two Smoking Barrels, un polar de quartier aussi frénétique que drôle. Il y dépeint la petite criminalité londonienne avec une énergie punk, un amour évident pour la langue vernaculaire cockney, et un montage stylisé qui dynamite les codes du film de gangsters.

Le succès est immédiat. Le film révèle au passage plusieurs futurs visages du cinéma britannique, dont Jason Statham, Vinnie Jones, et bien sûr Guy Ritchie lui-même, salué comme un "Tarantino de l’East End", même s’il préfère souvent les magouilles de bas étage aux grands récits existentiels.

Il enchaîne deux ans plus tard avec Snatch (2000), qui reprend la formule mais avec plus de moyens et un casting international (Brad Pitt, Benicio del Toro, Dennis Farina). Résultat : une comédie criminelle délirante, à la fois ultra-violente et ultra-rythmée, où les répliques fusent aussi vite que les poings.

Une carrière marquée par des virages (et quelques détours)

Après ce début tonitruant, Guy Ritchie tente de diversifier sa filmographie… avec plus ou moins de bonheur. Swept Away (2002), remake d’un film italien avec Madonna, alors sa compagne, est un échec critique et commercial retentissant. Ce faux pas met un temps sa carrière entre parenthèses.

Mais il rebondit, d’abord avec Revolver (2005) puis RocknRolla (2008), qui marque un retour à ses premières amours : gangsters, trahisons, argent sale et humour noir. Même si ces films n’ont pas l’impact de ses débuts, ils confirment que son univers reste intact : vif, bavard, stylisé jusqu’à l’excès.

Le véritable second souffle vient en 2009 avec Sherlock Holmes, un blockbuster spectaculaire avec Robert Downey Jr. et Jude Law. Il transforme le célèbre détective en action hero victorien, sans sacrifier les dialogues mordants ni les énigmes retorses. Le succès est tel qu’il enchaîne avec Sherlock Holmes: A Game of Shadows (2011), tout aussi bien accueilli.

Il se permet aussi quelques incursions surprenantes, comme Aladdin (2019), adaptation en prises de vues réelles du classique Disney, qui devient l’un de ses plus gros succès au box-office, même si son style y est partiellement lissé.

The Gentlemen, Wrath of Man et retour à ses fondamentaux

En 2020, Guy Ritchie revient à son ADN de cinéaste british, avec The Gentlemen. Casting cinq étoiles (Matthew McConaughey, Hugh Grant, Colin Farrell), complots fumeux, langage fleuri : tout y est. Le film est acclamé comme un retour aux sources, mais avec une maturité narrative et visuelle qu’on ne lui connaissait pas toujours.

Il poursuit dans cette veine avec Wrath of Man (2021), thriller vengeur plus sombre, toujours avec Jason Statham, acteur fétiche de son univers. Puis Operation Fortune: Ruse de Guerre, qui mêle espionnage et second degré avec le même sens du rythme.

Il semble aujourd’hui avoir trouvé un équilibre entre ses débuts stylisés et un cinéma d’action plus international, sans renier ce qui fait son identité : des histoires de margoulins, des dialogues ciselés comme des lames, et un montage nerveux qui fait office de signature visuelle.

Un style identifiable entre mille

Guy Ritchie, c’est un peu le cockney du cinéma de genre. Il ne cherche pas à faire passer de grands messages, mais à raconter des histoires avec style, panache et humour noir. Il a ses obsessions : les arnaques, les petits malins, les trahisons en cascade, les plans qui tournent mal… Il a aussi ses motifs visuels : ralentis stylisés, chapitres, flashbacks dynamiques, personnages hauts en couleur qui parlent plus vite que leur ombre.

Mais ce qui rend son cinéma si reconnaissable, c’est la fusion entre l’élégance de la narration et la brutalité de ses personnages, le tout porté par une mise en scène nerveuse mais toujours lisible.

Guy Ritchie : un artisan du chaos orchestré

Ce qui fait la force de Guy Ritchie, c’est sa capacité à mettre de l’ordre dans le désordre, à transformer une bande de voleurs en antihéros sympathiques, à filmer des échanges d’insultes comme des ballets chorégraphiés. Il ne cherche pas la subtilité psychologique, mais il excelle dans la construction narrative, les retournements savoureux, et l’art de faire exister chaque personnage, même les plus secondaires.

En somme, Guy Ritchie, c’est un cinéaste fidèle à ses racines, qui a su évoluer sans se trahir. Un raconteur d’histoires stylé, qui préfère les malfrats aux héros, le rythme au bavardage pompeux, et le cool à l’académisme. Et même quand il revient aux mêmes ruelles, c’est toujours avec une nouvelle surprise dans la poche.

Filmographie

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