Guy Busick
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Guy Busick, né le 1er novembre 1979, est un scénariste et producteur américain, connu principalement pour son travail dans le cinéma d’horreur contemporain.
Son nom ne figure pas encore parmi les poids lourds les plus exposés d’Hollywood, mais il est de ceux qu’on retrouve derrière les franchises qui savent renouveler un genre tout en respectant ses codes. Et dans ce registre, Guy Busick a su se tailler une place en injectant un savant dosage d’ironie, de tension et de respect du public. Si vous avez récemment sursauté devant Scream ou frissonné avec Ready or Not, vous avez déjà croisé sa plume... même si vous ne le saviez pas encore.
Une ascension discrète mais percutante dans l’horreur moderne
Avant d’émerger dans le radar des fans de genre, Guy Busick fait ses armes dans la télévision et des projets à petit budget. Son ton ? Déjà là : un mélange d’humour noir, de dialogues acérés, et une façon bien à lui de détourner les tropes horrifiques avec malice.
C’est en 2019 que sa carrière prend un tournant décisif avec la sortie de Ready or Not (Wedding Nightmare, pour les amateurs de titres français inspirés). Co-écrit avec R. Christopher Murphy et réalisé par Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (du collectif Radio Silence), le film est un succès critique et public. Il raconte l’histoire d’une jeune mariée piégée dans une chasse à l’homme sanglante orchestrée par sa belle-famille richissime et psychotique. La recette est simple : un concept fort, une héroïne badass, et un ton aussi sanglant que sarcastique. Et derrière tout ça, la plume de Guy Busick, bien affûtée.
Le film ne révolutionne pas le genre, mais il le secoue joyeusement, avec un regard acide sur les élites, les traditions, et l’institution du mariage. Tout un programme.
L’univers de Scream, terrain de jeu et de références
Forts de cette réussite, Guy Busick et l’équipe de Radio Silence sont ensuite sollicités pour reprendre la franchise Scream, alors orpheline de Wes Craven. Mission délicate : comment renouveler une saga culte, méta dès ses débuts, sans sombrer dans le recyclage ?
Résultat : Scream (2022) et Scream VI (2023) reprennent les ingrédients classiques de la série (meurtres en série, autodérision, clins d’œil au genre, suspects à la pelle), tout en les adaptant aux codes modernes, réseaux sociaux, fans toxiques, trauma générationnel. Le ton de Guy Busick y est palpable : respectueux de l’héritage, mais jamais figé dans la nostalgie. Les dialogues claquent, les personnages sont plus grinçants que caricaturaux, et les morts toujours inventives.
Pour les fans, ces deux volets marquent un retour en forme et confirment la capacité de Guy Busick à écrire de l’horreur consciente d’elle-même, mais pas prisonnière de son propre clin d’œil. Une gymnastique délicate, mais qu’il manie avec précision.
Un style identifiable : tension, satire et auto-dérision
Ce qui caractérise l’écriture de Guy Busick, c’est cette capacité à conjuguer la peur et le rire sans annuler l’un par l’autre. Il ne cherche pas le pur jump scare ni la comédie gratuite. Son horreur est souvent politique, satirique, et mordante, parfois au premier degré, souvent en sous-texte.
Il maîtrise aussi l’art de construire des personnages qui sortent un peu des archétypes habituels du genre. Même dans les films les plus référentiels, ses protagonistes ont un grain d’humanité, un passé, une faille, un second souffle inattendu. Cela permet aux histoires de fonctionner au-delà de leurs clins d’œil aux classiques.
Un scénariste à suivre dans l’ombre des futures franchises
Guy Busick est encore dans une phase ascendante de sa carrière. Il collabore étroitement avec Radio Silence, désormais l’un des collectifs les plus prometteurs du cinéma de genre américain, et s’impose peu à peu comme une voix stable et malicieuse de l’horreur mainstream. Il n’est pas là pour révolutionner le genre à coups de concept arty, mais pour le faire vibrer avec style, intelligence et efficacité.
Son nom circule pour d’autres projets liés à des franchises connues ou à des créations originales. À ce rythme, il ne serait pas étonnant qu’il devienne dans les prochaines années l’un des piliers du thriller-horreur à grand public, dans la lignée des Kevin Williamson ou Leigh Whannell.
Filmographie
4 sur 4 films