Greg Goossen
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Greg Goossen, né le 14 décembre 1945 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), et décédé le 26 février 2011 à l’âge de 65 ans, est d’abord connu comme joueur professionnel de baseball dans les années 1960 et 1970, avant de se reconvertir avec une certaine originalité dans le milieu du cinéma, où il a travaillé comme assistant personnel, figurant et homme de confiance du réalisateur Gene Hackman. Un parcours singulier, qui mêle sport de haut niveau, coulisses hollywoodiennes et loyauté durable. Son nom n’est peut-être pas immédiatement familier au grand public, mais Greg Goossen a laissé une trace dans deux mondes très différents, avec une énergie constante et une présence rassurante, toujours dans l’ombre mais jamais effacée.
Une carrière dans la Major League Baseball
Dans les années 1960, Greg Goossen fait partie de ces jeunes talents américains promis à une belle carrière sportive. Recruté par les New York Mets à tout juste 18 ans, il joue ensuite pour plusieurs équipes de la MLB (Major League Baseball), notamment les Seattle Pilots, les Milwaukee Brewers et les Washington Senators.
Il évolue au poste de receveur et de première base, et bien qu’il ne soit pas une grande star du championnat, il se distingue par une bonne moyenne au bâton et une présence solide sur le terrain. Sa carrière dans le baseball professionnel dure environ six saisons, entre 1965 et 1970, avec 193 matchs joués, et une moyenne au bâton qui tourne autour de .241. Une trajectoire respectable dans un univers très compétitif, même si elle reste relativement courte.
Une reconversion peu banale : d’athlète à confident de star
Après sa carrière sportive, Greg Goossen entame un chemin inattendu. Par un concours de circonstances typiquement hollywoodien, il se retrouve à travailler dans le monde du cinéma, au service de Gene Hackman, à partir des années 1980. D’abord employé comme entraîneur de boxe et assistant personnel, il devient rapidement un compagnon de plateau fidèle de l’acteur, qui apprécie sa fiabilité, sa discrétion et son humour.
Pendant plus de deux décennies, Greg Goossen accompagne Hackman sur ses tournages, l’aide à se préparer, le soutient dans les moments de tension, et fait même quelques apparitions discrètes dans les films. Il apparaît ainsi dans des productions comme Unforgiven ou The Quick and the Dead, parfois en arrière-plan, parfois dans de petits rôles, toujours dans la lignée d’une fidélité sans faille.
Une figure appréciée des plateaux
Ce qui distingue Greg Goossen dans ce second acte de vie, c’est sans doute son rôle informel mais essentiel : celui de présence bienveillante dans un univers d’ego surdimensionnés. Il n’était ni acteur vedette, ni technicien spécialisé, mais un homme de confiance, un ancien sportif reconverti en pilier invisible des tournages.
Sa relation avec Gene Hackman était particulièrement forte : l’acteur tenait à ce qu’il apparaisse dans chacun de ses films, comme un clin d’œil ou une marque de respect. Ce genre de lien durable est rare à Hollywood, et témoigne de la personnalité chaleureuse et fiable de Goossen.
Une disparition le jour même de son intronisation
Greg Goossen meurt subitement le 26 février 2011, à seulement 65 ans, le jour même où il devait être honoré par son ancienne école secondaire de Los Angeles pour son parcours exceptionnel. Ce hasard tragique n’a pas manqué de marquer ceux qui le connaissaient, que ce soit dans le monde du sport ou dans celui du cinéma.
Sa vie, marquée par deux carrières distinctes, n’a jamais été tapageuse, mais toujours riche en rencontres et en fidélité. Il laisse le souvenir d’un homme solide, drôle, modeste, qui a su traverser deux univers exigeants avec une forme de grâce tranquille.
Un homme de l’ombre devenu inoubliable
Greg Goossen ne faisait pas la une des journaux, ni sur les terrains, ni à l’écran. Et pourtant, il a su gagner l’estime durable de ceux qui l’ont côtoyé, par sa simplicité, son sérieux et sa loyauté. Il fait partie de ces figures dont on découvre le parcours avec surprise, en se demandant comment autant de vie, de rôles et de présence ont pu tenir dans un nom qu’on connaissait à peine.
Son héritage, à sa manière, n’a rien de spectaculaire, mais il est profond, humain et fidèle. Un vrai rôle de fond, comme il les a toujours préférés.